‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 66 sur 101 · LES CHOATBS EN FACE DE LA MAISON DE HAPSBOURG-LORRAINE · texte numérisé non relu

LES CHOATBS EN FACE DE LA MAISON DE HAPSBOURG-LORRAINE

■ Die Bewohner von Croatien und Slavonien haben... un te rem Throne die Angestammte Trece bfwarbt... sie haben. .. mit begeisterter Hingebdkg in den Provin zial- nnd Gnenzgebieien die "Wàffen ergriffen um... die Rechte Ukserrs Kaiserhacses gegen jeusserb und innere Feinde und Gefahren zc yertheidigen und zo 8CHIRMEN. Wir erfùllen eine...

Regentenpflickt indem wir diesen Vœlkern for ibre so GUBNZENO bewshrte Treut, Anhmnglichkeit... MUTHVOLLE Ausdacer und fur

die AUSSERORDENTLICHEN... OPFER nnd LEI-

stungen unseren kaiserlichen Dank... und gerechte Anerkenncng anssprechen... »

Franz Joseph, m. p.

Nous avons surabondamment prouvé, dans le chapitre précédent, que la nation croate était restée seule fidèle à la dynastie des Hapsbourg, tandis que tout était infidélité , rébellion ou révolution autour d'elle, parmi les autres nationalités soumises au gouvernement de cette dynastie, et que l'ennemi extérieur lui faisait courir les plus graves dangers. Voyons maintenant si, après avoir accepté la Pragmatique Sanctioti, qui lui imposait de nouveaux devoirs, cette même nation sut conserver, en face de la ligne féminine de la même race, la vieille loyauté qu'elle garda toujours en face de la ligne masculine.

l'inviolabilité des traités. 459

Nous faisions reposer tout à l'heure nos assertions historiques et nos principes juridiques sur les actes et les diplômes des rois de la maison d'Autriche ; à présent nous allons leur donner pour base les assertions des historiens les plus accrédités de l'Allemagne. Un pareil témoignage sera non moins décisif que tous ceux que nous avons empruntés aux chancelleries de notre propre dynastie. Mais, hâtons-nous de le dire, autant la ligne masculine de Ha ps bourg avait été noble, digne, honnête, libérale et reconnaissante envers la nation croate, autant la ligne féminine des Hapsbourg-Lorraine devait être déloyale, dèshonnête, despotique et pleine d'ingratitude envers cette généreuse nation, quoiqu'elle prodiguât sans cesse pour elle ses trésors et même son sang.

Nul ne l'ignore : l'avènement au trône du roi Marie-Thérèse donna le signal des grandes guerres de la Pragmatique Sanction. Cette femme grand homme sut vaillamment tenir tête à tous les orages. Obligée de quitter Vienne et de promener sa grossesse parmi ses peuples, elle se plaignait de n'avoir pas une ville où accoucher, parce qu'elle n'osait -pas se fixer parmi ses fidèles Croates, à Agram, d'où elle n'aurait pu surveiller d'assez près les mouvements de ses ennemis. C'est pour cela, sans doute, qu'elle se réfugia en Hongrie, après ses relevailles, convoqua la diète, lui présenta son fils au berceau , et intéressa si vivement les magnats, les représentants de la Hongrie et les nonces de la nation croate, qu'Us s'écrièrent d'une commune voix : « Moriamur pro rege nostro Maria-Theresa. »

Cette circonstance, bien solennelle assurément, détermina un changement complet dans les relations des archiducs d'Autriche avec la nation croate d'une part, et avec la nation hongroise d'autre part. Les vieilles alliances furent dissoutes, et de nouvelles contractées. La ligne féminine de la maison de Hapsbourg oublia tous les services rendus à la ligne masculine, et ne se souvint plus des agressions commises contre elle-même. Les flatteries furent dès lors pour les Magyares, et les mauvais

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procédés pour les Croates, en attendant que l'on confondit les uns et les autres sous une commune oppression.

Lorsque Marie-Thérèse eut triomphé de tous ses ennemis, au lieu de reconnaître, à l'instar de Léopold I er , de Joseph I er et de Charles I er , par un acte diplomatique quelconque, les nouveaux services que la nation croate venait de rendre à sa dynastie, elle se contenta d'en dire quelques mots flatteurs à Pàllffy, palatin de la Hongrie, comme s'il eût été revêtu d'un caractère officiel au nom de la CrOcitie. Et pourtant, sans prétendre diminuer en rien l'importance des services que la nation magyare rendit elle-même à la maison de Hapsbourg-Lorraine, pendant les crises de cette époque , la nation croate lui en avait rendu le double, quoiqu'elle eût pu bien moins crier à la diète, où elle ne comptait que deux nonces, tandis qu'on y comptait des centaines d'ablégats hongrois.

En effet, il résulte des documents militaires publiés par les historiens allemands, que, durant les seules guerres de la Pragmatique Sanction, la Croatie perdit, sur les divers champs de bataille, infiniment plus de monde que la Hongrie. Cela devait être : car la nation croate était obligée, par ses propres lois, de se lever « en masse ' » à l'appel du chef suprême de l'État, pendant que la nation hongroise pouvait limiter ses levées d'hommes, suivant le caprice de sa volonté. Nous pourrions mentionner aussi, d'après les irrécusables témoignages de Fessier 2 et de Rotteck, historiens renommés, toutes les actions desCroates, agissant sur les champs de bataille à la manière des zouaves français, qui n'aiment pas à se laisser longtemps décimer par le canon et attaquent résolument l'ennemi à la

1. Selon nos lois et coutumes nationales, un individu sur cinq dut s'insurger; il y eut en outre l'insurrection de la noblesse croate, qui dut se lever en masse. Pour assurer son existence nationale contre les éternelles invasions des Turcs, il avait fallu constituer un tel ensemble de lois militaires.

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