HECTOR, LA BARONNE
HECTOR, à part.
Il ne reste que ce moyen, essayons... (Haut.) Pardon, madame...
LA BARONNE Ah! vous êtes encore là!
HECTOR
Mon Dieu! madame... je comprends votre colère, et je dois vous paraître bien coupable, mais j'obéissais à un ordre formel de votre mari.
LA BARONNE
Mon mari! mais il donne donc des ordres à tout le monde? ilest donc le maître ici?
HECTOR
Ah! monseigneur a bien changé, et son caractère s est profondément modifié.
Que me dites-vous là?
HECTOR
L'habitude du commandement lui a communiqué une énergie... une force de volonté que je ne lui ai jamais connue. Jadis, il était un peu chancelant dans ses résolutions, maintenant il est inébranlable, et quand une fois il a pris une décision.
LA BARONNE Mais c'est impossible! On ne change pas ainsi.
HECTOR
Si, vraiment... et tenez, tout à l'heure, lorsqu'il m’a ordonné de me rendre ici, prévoyant que j'aurais encouru votre déplaisir, j'ai voulu hasarder quelques objections. il m'a iancé un regard... ma foi! je ne sais comment cela s’est fait, mais j'ai courbé la tête, et sans ajouter un mot, j'ai obéi.
LA BARONNE
Je n'y conçois rien. (Suzanne paraît.) Eh bien, Suzanne ?