RARES
aspect fusiforme, perdent leur noyau, tandis que le protoplasma se transforme en une substance fibrillaire qui n’est autre chose que de l’osséine.
En dehors de l'interprétation de figures histologiques, ces auteurs s'appuient sur le fait que les cellules osseuses que l’on trouve dans les travées complètement édifiées sont incontestablement beaucoup plus rares que les ostéoblastes présents à la surface des travées en voie de développement.
Mes observations ne m'ont pas permis de rencontrer des images permettant de conclure à la transformation directe de certains ostéoblastes en osséine.
Par contre, il m'a été donné de constater des dispositions qui permettent peut-être d'expliquer autrement la disproportion entre le nombre des ostéoblastes et celui des cellules osseuses.
Lorsqu'on examine, en effet, des travées osseuses en voie de croissance, on est surpris de voir au niveau de beaucoup d’entre elles des ostéoblastes en voie de dégénérescence.
La cellule perd ses prolongements et prend un aspect très régulièrement sphérique ou ovalaire ; le protoplasma, normalement et légèrement granuleux, devient homogène et très nettement acidophile; le noyau, habituellement excentré, est en pycnose ; sa taille est considérablement réduite et il se présente sous la forme d’une masse homogène très fortement colorée où tous les détails de structure ont disparu.
Le nombre des ostéoblastes atteints par ce processus est variable suivant les points. Parfois, ils sont très discrètement répartis au milieu de formes parfaitement régulières et normales ; ailleurs, ils sont aussi nombreux que les éléments bien vivants ; d’autres fois enfin, tous les ostéoblastes de la surface d’une travée sont altérés.
Enfin, on peut voir des régions où les ostéoblastes ont complètement disparu, et où la surface de l'os est simplement parsemée de loin en loin par des cellules fixes banales du tissu conjonctif voisin.
Ces aspects nous paraissent correspondre à des étapes successives d’un seul et même processus. J'ajoute que dans les régions