‹ La Croissance du Crâne Chez le MoutonChapitre 23 sur 33 · RARES · texte numérisé non relu

RARES

te Ÿs

AM 42dns |

Dydop

FF

LR es

m7 SE

Fe

SDuugy

[Pr QT

antérieure, comblée précocement par l'extension des bords osseux qui la limitent et qui, de ce fait, a pratiquement disparu en tant que fontanelle au stade de 12 centimètres.

c) L'Occxpiraz. — Il participe à la fois à la constitution de la base, des parois latérales et de la voûte du crâne. Partout, il limite directement la cavité cranienne dans sa région postérieure. Il comprend, comme on l’a vu, une pièce basale, le basi-occipital, deux pièces latérales, les ex-occipitaux, une pièce supérieure ou dorsale, l’écaille occipitale.

Ces pièces prennent naissance par plusieurs points d’ossification dans la masse cartilagineuse du chondrocrâne, qui entoure d’une paroi continue le trou occipital et le pôle postérieur de la cavité cranienne. Il faut remarquer que l’écaille elle-même est une formation complexe comprenant deux parties: une supérieure, résultant de la fusion sur la ligne médiane de deux os, développés directement en milieu conjonctif, les interpariétaux, et une inférieure, constituée par affrontement de deux ébauches latérales, les supra-occipitaux, apparus dans le tissu cartilagineux du toit postérieur.

1° L’Interpariétal. — Il se constitue, vers le stade de 6 centimètres aux dépens d’un centre d’ossification unique, situé un peu en dehors de la ligne médiane, dans le tissu conjonctif de la voûte du crâne qui unit le bord antérieur du toit synotique cartilagineux au bord postérieur du pariétal en voie d'extension. Ce centre progresse dans les diverses directions et prend rapidement la forme d’un triangle, répondant par sa base au côté antérieur et supérieur du supra-occipital sous-jacent, par son côté médian à l’interpariétal opposé, et par son côté externe, à la partie juxta-médiane du bord postérieur du pariétal.

Dans leur ensemble, les deux interpariétaux ne tardent pas à se présenter sous la forme d’une plaque osseuse qui comble l'espace membraneux angulaire résultant de l'écartement du bord postérieur des deux pariétaux.

C’est que, en effet, la suture sagittale fibreuse qui sépare les deux interpariétaux s’ossilie précocement ; au stade de 26 centimètres, les deux os sont fusionnés sur la ligne médiane; la

suture inférieure, qui réunit horizontalement l'interpariétal au supra-occipital, persiste plus longtemps ; on l’observe encore cu les sujets à la naissance ; mais sur les individus de cinq semaines, elle a complètement disparu. L'interpariétal fait partie intégrante, dès ce moment, de l’écaille occipitale définitive (Ag. 19 (471).

Par contre, le bord externe de l’interpariétal se comporte d'une manière différente ; dans l’écaille occipitale définitive, ce

Fie. 28. — Fœtus de Mouton de 11 cent.

CEA DU Coupe sagittale para-médiane de la voûte du crâne dans la région occipitale, Dans la lame cartilagineuse du tectum posterius, on note l'existence de deux points d'ossification, l’un supérieur représente l’ébauche d'un des supra-occipitaux, l’autre inférieur, répond à l'exoccipital correspondant, près de son union avec celui du côté opposé, au-dessus du trou occipital.

. ZENKER. Hématéine-éosine.

Cr

bord entre dans la constitution du bord antérieur et supérieur de l’écaille, uni au bord postérieur du pariétal correspondant

par une suture fibreuse, qui persiste encore nettement sur les individus de plusieurs semaines.

« 2° Supra-Occipilal. — Le supra-occipital se développe aux dépens de deux points d’ossification qui naissent dans le toit

Fig. 29. — Môme provenance el même grossissement que la figure 28. La coupe est ici plus latérale que dans la figure précédente. Dans la partie supérieure de la figure, on voit le point d’ossification du supra-occipital; dans la partie inférieure existe le point d’ossification de l’ex-occipital correspondant. Ce point est déjà bien développé. Remarquer sa triple extension en haut vers le supra-occipital, en bas et à droite vers le cartilage basilaire; en bas et à gauche dans le condyle.

synotique de part et d'autre de la ligne médiane et’à une faible distance du bord supérieur libre de cette lame cartilagineuse

(fig. 26, fig. 29).

Fic. 30. — Fœtus de Mouton de 15 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr. : 8.5 D. : SA Coupe sagitlale juxta-médiane de la voûte dans la région occipitale. Dans la partie supérieure de la figure on voit l’interpariétal ; au-dessous le supra-0cCipital constitué surtout par de l'os périostique, plus bas, on aperçoil la ligne d’ossification qui progresse dans le toit synotique; sur cette coupe, très voisine de la ligne médiane, le point d’ossification de l’ex-occipital correspondant n’est pas intéressé.

Si l’on examine le toit synotique chez de jeunes sujets (fœtus de 40 millimètres), on voit qu’il présente au niveau de son bord inférieur une échancrure sagittale et médiane qui se poursuit assez haut vers le bord supérieur continu, mais sans l’atteindre toutefois. Cette fissure est comblée par du tissu conjonctif.

Plus tard, vers le stade de 12 centimètres, cette fissure se ferme dans ses parties basses; le bord inférieur du toit synotique devient continu comme le bord supérieur; mais pendant toute cette période, l’ensemble s’est accru, et il en résulte un allongement absolu de la fissure médiane.

Après que la coalescence du cartilage s’est ainsi rétablie,

Fic. 31. — Foœtus de Mouton de 15 centimètres. Zewxer. Hématéine-éosine. Gr..:19,5 D.

Coupe frontale et légèrement oblique en avant de la voûte du crâne dans la région occipitale. Les deux supra-occipitaux son£ fusionnés sur la ligne médiane par une synostose d’os périostique, au niveau de la fissure sagittale du toit synotique. Remarquer l'extension latérale de chacun des points d’ossification dans le cartilage.

celui-ci continue à s’accroiître par son bord inférieur. C’est dans cette lame cartilagineuse, dont il était nécessaire de préciser l'évolution, que les deux points d’ossification vont s'étendre excentriquement. En raison de leur situation même, on comprend que leurs progrès atteindront rapidement le bord supérieur

du cartilage; de ce côté, la croissance ne se fera plus que par apposition d'os périoslique (fig. 30).

Vers le bas, chaque point s'étend dans le cartilage par une ligne d’ossification et il se forme ainsi deux plaques osseuses, correspondant aux deux supra-occipitaux. Les deux ébauches ne restent pas séparées ; à mesure qu’elles s’accroissent dans les sens que nous avons indiqués, elles progressent vers la ligne médiane, au niveau de laquelle elles se fondent peu à peu en une

pièce unique. Celte fusion ne se fait pas partout en même

Fic. 32. — Foœtus de Mouton de 15 centimètres. Zexker. Hématéine-éosine. Gr. : 9,5 D: Cette coupe qui provient du mème objet que celui représenté dans la figure précédente à intéressé la région occipitale un peu plus en arrière. On voit ici que les deux supra-occipitaux ne sont pas encore fusionnés sur la ligne médiane, mais unis par une suture fibreuse. Noter mème à ce faible grossissement l'importance de l'os périostique et la faiblesse de l’os enchondral; cette disposition est d’ailleurs bien visible aussi sur la figure 31.

temps ; elle apparait dans les parties supérieures, pour gagner peu à peu vers le bas; elle présente des caractères différents suivant les régions envisagées.

Dans les parties les plus élevées, là où le toit synotique est continu, la coalescence se fait par la fusion sur la ligne médiane

des deux points enchondraux et de leurs croûtes osseuses périchondrales. Plus bas, nous nous trouvons dans la région correspondant à la suture médiane fibreuse; l’union des deux ébauches se réalisera par le procédé de la synostose des deux coques d'os périostique entourant les bords sagittaux de chacune des lames d'os enchondral (fig. 31, fig. 32).

Dans les portions du toit où la continuité cartilagineuse s’est rélablie, la soudure des deux ébauches se fait par la confluence des deux points d'os enchondral, envahissant de part et d’autre les portions cartilagineuses de la région médiane.

La progression de l’ossification vers le bas, se faisant plus rapidement que la fusion médianc des ébauches, il en résulte que le bord inférieur du supra-occipital réste pendant longtemps échancré légèrement en sou milieu. Ce n’est guère que vers le stade de 30 centimètres qu'il devient rectiligne.

30 Basi-occipital et ex-occipitaux. — Dans le cartilage basal se forme le basi-occipital, grâce à l’évolution et à la croissance d'un point d'ossification médian et unique, qui s'étend dans la plaque basilaire, en avant, sur les côtés et en arrière (fig. 22, fig. 26, fig. 27, fig. 33). Ge point est d'apparition précoce; on peut déjà le mettre en évidence sur des fœtus de 50 millimètres.

En même temps, à la partie moyenne de la lame cartilagineuse, qui limite latéralement la cavité cranienne, dans la région occipitale, et qui joint la plaque basilaire au toit supérieur, il se forme un point d’ossilication représentant l'origine de l'exoccipital (Ag. 28); il y a un point pour l'ex-occipital droit et un point pour l’ex-occipital gauche.

Pendant que le centre d’ossification du basi-occipital gagne vers l'arrière, chacun des centres ex-occipilaux s'étend en bas vers la plaque basilaire, et en haut vers le Loit supérieur, où le supra-occipilal est en lrain de se former (fig. 28). Par une extension locale postéro-externe, chaque centre de l’ex-occipital préside à l’ossilication du condyle cartilagineux correspondant (fig. 29).

La progression du basi-occipital en arrière et latéralement, celle des ex-occipitaux vers la plaque basilaire, d'une part et

vers le toit postérieur d'autre part, vont avoir pour résultat de tendre à la fusion de ces différentes ébauches osseuses.

Cette union ne s'opère cependant que d’une façon secondaire et tardive. En effet, on voit persister localement les cartilages de conjugaison entre ces diverses pièces (/g. 75). Chaque exoccipital est uni au basi-occipilal par un cartilage de conjugaison (fig. 75) ; par son extrémité opposée, il s'affronte par le même moyen avec la moitié correspondante du bord inférieur du supra-occipital ({g. 75); enfin un dernier cartilage de conjugaison sagittal, branché sur le précédent, assure la liaison des deux ex-occipitaux au-dessus du trou occipital, sur la ligne médiane (/g. 69).

Ces cartilages de conjugaison sont fertiles par leurs deux faces et fournissent à chacun des os qu'ils unissent et séparent. A la naissance, et chez les sujets de cinq semaines, ils sont encore parfaitement marqués et en pleine activité.

On conçoit que ce dispositif joue un rôle essentiel dans l'accroissement des différents diamètres de la cavité cranienne dans cette région.

J'ajoute que, ni par la méthode des coupes, ni par la méthode de SPALTEHOLZ, je n'ai jamais pu déceler au niveau du crâne du Mouton d'ébauche correspondant à l’osselet de KERCKRINGIUS.

d) SpnéNoïpe. — L'ossification du sphénoïde est également fort complexe. 11 y a lieu de distinguer, à cet égard, la formaion du basi-sphénoïde et de l’ali-sphénoïde qui le prolonge latéralement, et celle du pré-sphénoïde avec l'orbito-sphénoïde qui en dépend.

Je néglige l'étude de l'ossification des apophyses ptérygoïdes, car elles ne participent pas à la limitation de la cavité cranienne.

1° Basi-sphénoïde. — 11 faut s'adresser à des sujets jeunes, pour retrouver dans l'ossification du complexe postérieur les dispositions classiquement décrites. Dès le stade de 10 centimètres, en effet, beaucoup de points primitivement isolés sont plus ou moins complètement fusionnés. L'observation à cet égard de fœtus de 50, 60, 70, 75, S0, 90, 100 et 415 millimètres m'a permis de constater les faits suivants :

it

Le basi-sphénoïde se développe aux dépens d’un point d'ossification qui naît dans le fond de la fosse hypophysaire. On dit classiquement que ce point est primitivement double et latéral. Je crois qu'il en est ainsi, en effet; mais, chez le Mouton, cette duplicité initiale est difficile à saisir. Absent au stade de 60 millimètres, le point en question est bien visible à 70 millimètres et il m'a paru, dès cette époque, fusionné, au moins en partie, avec celui du côté opposé.

Dans le cartilage de l'aile temporale, il se forme un point

os em es

Fic. 33. — Fœtus de Mouton de 11 centimètres. 5 Zevker. Hématéine-éosine. Gr 0739 D:

Coupe sagiltale juxta-médiane de la base du crâne. On reconnait dans la région moyenne de celle-ci : la fosse hypophysaire avec la glande pituilaire, à l’extrémité droite de la figure, la capsule nasale, à l’extrémité gauche, le bord libre postérieur du cartilage basilaire. Dans la base du crâne, on reconnait, en allant de gauche à droite, le point d’ossification du basi-occipital, le point d’ossification du basi-sphénoïde, le point d’ossification du pré-sphénoïde et celui de l‘orbito-sphénoïde; ces deux points sont en voie de fusion, dans le fond de la gouttière optique.

d’ossification, dont le développement aboutira à la formation de l'ali-sphénoïde {/ig. #4). Ce point, apparu précocement, est destiné à se réunir avec le côté correspondant du point basisphénoïdal.

La façon dont se fait cette coalescence varie probablement suivant les espèces. On décrit chez l'Homme la présence d'un point d'ossification isolé dans le point de la gouttière caverneuse ; c'est par lui que se fait la liaison entre l’ébauche du basi-sphénoïde et celle de l'ali-sphénoïde. En est-il de même chez le Mouton ? Je ne saurais, faute d’avoir observé un assez grand nombre de sujets, me prononcer d’une façon certaine. Mais, en tous cas, si ce point existe dans cette espèce, il doit être très fagace. Certainement absent chez les fœtus de 7 centimètres et

Fic. 3%, — Fœtus de Mouton de 7 cent. 5. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr.: 11 D.

Coupe frontale un peu oblique, de la base du crâne passant en avant du trou ovale.

Au-dessous de lhypophyse, on reconnait le cartilage de la base se prolongeant latéralement et vers la droite par l'aile temporale cartilagineuse. On peut voir deux points d'ossification encore très jeunes et reconnaissables sous forme de deux plages claires au niveau desquelles le cartilage est en train de subir les modifications pré-ossificatrices. L'un des points est situé en pleine aile temporale carlilagineuse (point de l’ali-sphénoïde), l’autre règne dans le cartilage basal, c'est le point du basi-sphénoïde, du côté considéré,

de 8 centimètres, où l’ali-sphénoïde est encore bien séparé du basi-sphénoïde, il n'existe pas davantage au stade de 11 cent. 5, où ces deux parties osseuses sont nettement fusionnées (Ag. 35).

Dans la région de l’ali-sphénoïde, le modèle cartilagineux est de bonne heure complètement transformé en os enchondral qui disparait rapidement; celui-ci n’occupe donc jamais qu’un volume très réduit par rapport aux dimensions de l'os définitif; dans cette région, l'extension et l'accroissement se font de bonne heure par simple apposition d'os périostique (Ag. 35).

Vers l'arrière, l'os enchondral s'étend dans le cartilage basal du chondrocrâne et progresse vers l'extrémité antérieure du

Fic. 35. — Fœtus de Mouton de 11 cent. 5. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr.: 11 D.

Coupe vertico-frontale de la base du crâne passant par la partie moyenne de la fosse hypophysaire et par les deux trous ovales. On voit, par comparaison avec la figure précédente, que les points des ali-sphénoïdes sont fusionnés avec chacun des points correspondants du basi-sphénoïde. Ces derniers sont eux-mêmes en voie de fusion sur la ligne médiane, à la face profonde du cartilage basal.

basi-occipital qui pousse en sens inverse. Entre les deux ébauches osseuses, le cartilage s'organise en cartilage de conjugaison à croissance bipolaire. Cette disposition persiste longtemps après la naissance et intervient puissamment dans l'accroissement des deux os en question et dans l'allongement du diamètre antéropostérieur du crâne (fig. #06).

Vers l'avant, le modèle enchondral du basi-sphénoïde se

comporte d’une façon analogue vis-à-vis du corps du présphénoïde.

2 Pré-sphénoïide. — Le complexe antérieur se constitue aux dépens de deux centres d’ossification qui apparaissent presque simultanément et qu’on voit avec la plus grande netteté dès les stades de 6 à 7 centimètres.

Le premier et le plus ancien naît dans la région de la racine de l’aile orbitaire cartilagineuse, en avant et en dehors du trou

&, he. 7 po Set 2e Ne Sell "ture

: Basi-sphénoïd Os periostique’ Qs enchondral,

Ligne d:évosian :

Muqueuse nasale --

Fic. 36. —- Fœtus de Mouton de 11 cent. 5. Zexxer. Hématéine-éosine. Gr. : 411,2 D. Coupe sagiltale juxta-médiane de la base du crâne dans la région de la fosse hypophysaire. On voit le basi-sphénoïde représenté par une tige d'os enchondral, renforcé sur ses deux faces par une enveloppe d'os périostique, parliculièrement bien développée du côté de la cavité cranienne. Remarquer aussi l'extension du basi-sphénoïde par une double ligne d'érosion, vers le présphénoïde d’une part, vers le basi-occipital d'autre part. Getle figure représente à un plus fort grossissement un fragment de là coupe reproduite à la figure 33.

optique (/g. #3). Ce point d'ossification s'étend et il préside à la formation de l’orbito-sphénoïde et à son extension progressive vers les parties latérales de la paroi cranienne. C'est ainsi que se développe la petite aile du sphénoïde dont l'extrémité libre cartilagineuse s'appuie d'abord sur la face interne du frontal en

arrière de l’apophyse orbitaire interne, puis s'engage dans la morlaise creusée par l'érosion à ce niveau (fig. 37, fig. 38).

L'ossification de l’extrémité libre de l’orbito-sphénoïde n’est pas encore terminée à la cinquième semaine après la naissance (Ag. 16 (3).

Je ferai remarquer, encore une fois, le faible développement de l'os enchondral dans l'ossification de l’orbito-sphénoïde. A peine indiqué, disparaissant précocement, presque au fur et à mesure de sa formation, il semble n’avoir d'autre but que

Fic. 37. — Fœtus de Mouton de 20 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr. : 9,5 D.

Coupe vertico-frontale de la base du crâne suivant un plan passant par la ‘partie moyenne de l'orbite. L’os frontal (à gauche) à été intéressé dans la région de l’apophyse orbitaire externe ; à sa face endocranienne, il présente une dépression dans laquelle vient s'appuyer l'extrémité cartilagineuse libre de l’orbito-sphénoïde. 4

d'assurer la disparition du cartilage. Ici, encore, c’est surtout par ossification périostique que se constitue la pièce définitive (fig. 38, fig. 39).

L'autre centre d’ossification, apparu un peu plus tardivement, mais qui est net sur les embryons de 75 millimètres, se place

‘JeJuoiy np

OUIOJUI 998] EI 9P 2SN9$80 9S1PJIOU aUN SUP Juvoseuo,s aprlouvyds-0J1{10,1 9p oSnou1Fe[1}189 910909 9JWY1)X9,[ J91JUOU ER UT} -S9p JS8 JuotuSe1 979 ‘9J1qA0,[ ep ouuolouwu oraed ej ed quussed uejd un juvains ou np 9$8q EI 9P 2]B)U04J-091719A 94007 °( OF : 19 ‘OUISO9-OUHJCM9 O0) A0 @ % JOUHOJ ‘S91)UH1/U99 (jG 2p UOMMO 9P SNJOA -— RE OL

en arrière et en dehors du trou optique (fig. 33). Ge point d'ossification progresse en dehors et ne larde pas à se fondre avec celui de l’orbilto-sphénoïde. Dès le stade de 9 centimètres, cette fusion est réalisée. Par extension vers la ligne médiane, les deux points du pré-sphénoïde se fusionnent à leur tour; cette confluence se fait de l'avant vers l'arrière (/ig. 41); incomplète sur les fœtus de 17 et 18 centimètres, elle est entièrement réalisée sur ceux de 20 centimètres.

En arrière, l’'ébauche du pré-sphénoïde progresse par extension

y D 7 we LT a es. ie Di es : ER ne : ps “à PR AE PS ait rss 5 + : PR KE S# Orbito - sphénoïde PT NES

105$ periostique ‘i

15 ip Le FES ’ = ôm0

Ph 72 < FU ne 5 À à EN Orbtte. 7 Fic. 39. — Fœtus de Mouton de 11 cent. 5. Zewxer. Hématéine-éosine. Gr. : 11,2 D. Coupe sagiliale*et latérale de la base du crâne, intéressant l’orbilo-sphénoïde en dehors de sa racine. On voit l'importance de l'os périostique et la réduction très marquée de l’os enchondral.

La

de l’os enchondral dans le cartilage, vers l’extrémité antérieure du basi-sphénoïde. Entre les deux pièces, le cartilage se différencie en cartilage dé conjugaison à croissance bipolaire, encore aclif longtemps après la naissance (fig. 22, fig. 26, fig. 27, lig. 33).

En avant, le pré-sphénoïde se prolonge sous forme d’une lame osseuse sagittale, résultant de l'extension du processus d’ossilication dans le septum nasal cartilagineux, pour donner naissance

Lacoste 8

à l'apophyse crista galli et à la lame perpendiculaire de l'ethmoïde,

e) Capsuze NAsALE. — L'ossification de la capsule nasale n’a été envisagée qu’en ce qui concerne la lame criblée de l’ethmoïde. Cette ossificalion est des plus tardives. Elle est à peine indiquée au moment de la naissance et chez les sujets de cinq semaines, eile ne s'étend pas au delà d’une plage de quelques millimètres de large, de part et d'autre de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde. Sa destinée ullérieure dépasse le cadre de notre étude.

f) CaPsuLE AUDITIVE. — Nous nous sommes abstenu volontairement de traiter de l’ossification de la capsule auditive. Cette formation, en effet, évolue et s'accroît pour son propre compte par un processus d’ailleurs fort complexe: elle ne contracte avec les os qui nous intéressent que des liaisons très faibles et ne parait jouer qu’un rôle passif, pour ainsi dire, dans les phénomènes d’accroissement de la cavité cranienne.

g) MARCHE GÉNÉRALE DES PHÉNOMÈNES D'OSSIFICATION DES OS DU CRANE :

1° Os précédés d'un modèle cartilagineux. — I résulte de ce que nous venons de voir que les os du crâne précédés d'un modèle cartilagineux utilisent, dans leur formation et dans leur croissance, les mêmes processus histologiques que les os longs des membres ou les os plats des ceintures; l'accroissement se fait par un mécanisme rigoureusement appositionnel.

Cependant il faut signaler ici, bien qu'elles ne soient pas de nature à modilier cette loi générale, quelques particularités.

Deux faits principaux doivent être retenus :

Les différentes pièces osseuses du crâne, développées dans le cartilage, ne peuvent pas être décomposées en diaphyses et en épiphyses, aussi les cartilages de conjugaison qui les unissent et les séparent n'ont pas la signification de cartilages diaphysoépiphysaires. Ils se comportent, quant à leur structure et quant à leur rôle, d’une façon spéciale.

Dans les os longs les cartilages de conjugaison dépendent de la diaphyse; ils sont fertiles par leur face diaphysaire seulement; la face opposée est stérile, et se trouve séparée, par une semelle

“iD =

osseuse, du modèle épiphysaire qui s'accroît et se développe pour son propre compte et par ses propres moyens.

Au niveau des os du crâne, les cartilages de conjugaison sont fertiles sur leurs deux faces et fournissent par chaque bout à l'un des deux segments osseux entre lesquels ils sont interposés.

En second lieu, dans les pièces craniennes, l'os enchondral est très discret et n’alteint jamais le beau développement qu’on lui voit dans les diaphyses. Cette réduction est particulièrement appréciable au niveau des parties aplaties en lames, telles que l’'ali-sphénoïde, l’orbito-sphénoïde {#g. 39 et fig. 40), le supra-

Fig. 40. — Même provenance que la figure 39. Gr. : 40 D. Vue à plus fort grossissement et dans un autre point de l’orbito-sphénoïde, la puissance de l'os périostique et Le faible développement de l'os enchondral.

occipital (/g. 20, fig. 81, fig. 32). Dans certains endroits, comme dans l'orbito-sphénoïde {/ig. #9), par exemple, l'os enchondral est non seulement très peu développé, mais encore il n'arrive à sa structure typique que par endroits. Presque partout, le cartilage ne se calcifie que pour disparaître sans passer par le stade d'os enchondral et évolue, en somme, comme dans les points où apparait le point primaire d’ossification dans une diaphyse. Le cartilage calcifié fond et disparait sous les couches d'os

périostique qui se développent vigoureusement autour du modèle cartilagineux. Il y a là un processus qui, sans se confondre avec lui, se rapproche de celui qu’on observe dans la formation des os juxta-cartilagineux dont le type est le maxillaire inférieur.

Frontal mer. w à Ethmoïde et

capsule nasale

\Pé- sphénoîde

Trou optique 2.2: KA Lame orbitaire

AU-sphen. Æ KE F3 L: = Basi-sphénoïde

Rürictal . Commissure inter.

orbito- pariétale Gps. aud. d-occipital Lame pariétale Ex-accipital rou Gccipital SP Tectuin posterius Supra-cccipita s HE | fe ù Fic. 41. — Fœtus de Mouton de 10 centimètres. Formol à à pour 100.

Hématéine-éosine. Gr. : 10 D.

Reconstruction graphique de la base du crâne par projection plane à l'appareil d'Enncer de coupes sériées. — La calotte cranienne a été détachée par une section horizontale passant au-dessus du bord supérieur de la commissure interorbilo-pariélale. — Pointillé : cartilages. — Hachures verlicales : os enchondral. — Hachures horizontales : os périostique ou de membrane. — Dans la moitié droite, l'os périostique est représenté par ses contours sans hachures.

2° Os développés directement dans le tissu conjonctif. — Quand nous avons étudié les phénomènes généraux du développement du tissu osseux dans la voûte membraneuse du crâne, nous avons vu que l’accroissement en surface des pièces, ainsi constituées, se fait par apposition osseuse au niveau des bords dans le tissu fibreux des sutures et des fontanelles.

L'observation histologique ne permet aucun doute sur ce point

et elle ne nous a révélé, au niveau des diverses sutures, aucun phénomène spécial qui ne soit parfaitement connu.

On se rend compte, en effet, avec la plus grande facilité, de la formation, à ce niveau, d’aiguilles osseuses nouvelles, d'abord isolées et indépendantes, raccordées ensuite en travées anastomotiques plus épaisses qui prolongent les bords osseux séparés par le tissu fibreux de la suture. Il n’y a là, en somme, rien autre chose que la persistance de l’extension circonférentielle des points d’ossification dans les parties de la voûte demeurées fibreuses.

Quel que soit le degré de rapprochement des os au niveau des sutures, celles-ci persistent pendant toute la période de la croissance, sous forme d’une lame de tissu conjonctif condensé où le processus d’ossification continue. Les bords osseux, dentelés plus ou moins profondément, s’entre-croisent et se pénètrent réciproquement el il en résulle, suivant la comparaison classique, un entrelacement analogue à celui qu'on obtiendrait en faisant pénétrer les doigts d’une main dans les espaces interdigitaux de l’autre.

Il arrive un moment où l’ossification envahit la totalité de la membrane fibreuse ; les bords opposés des os sont soudés et la croissance est arrêtée à ce niveau. C’est la synostose physiologique. Il va sans dire qu’à la naissance les sutures des os du crâne du Mouton sont encore fibreuses et parfaitement fertiles ; aussi ne nous sommes-nous pas préoccupé de l'étude histologique du phénomène de la synostose,

Nous avons dit antérieurement que la croissance en épaisseur des pièces de la voûte se fait par apposition d’os nouveau, soit sur la face externe, soit sur la face interne des travées osseuses déjà formées. L’apposition externe, résultant de l’activité de la couche ostéogène du périoste cranien, est de beaucoup la plus active et la plus étendue ; c’est la véritable face d’épaississement pour la plupart des os.

Au niveau de la face interne, l’apposition est moins fréquemment observée; elle ne s’observe guère que dans des régions limitées.

L'étude de ces faits ne présente rien de spécial au point de vue histologique ; c'est surtout leur répartition topographique qui est intéressante ; et comme ils se combinent avec des processus d'érosion, très importants par leurs conséquences générales, nous avons pensé qu'il y avait avantage à réunir dans une description commune l'étude de la distribution de ces deux espèces de phénomènes au niveau des os de la voûte.

D) Les phénomènes d’érosion :

1° LEs PHÉNOMÈNES D'ÉROSION EN GÉNÉRAL. — L'importance des phénomènes d’érosion combinée à l’apposition osseuse, dans les os du crâne en voie d’accroissement, a été mise en lumière par les travaux de Vircuow et surtout par les belles recherches de KüLztkeR que nous avons résumées plus haut.

Les investigations de cet auteur ont principalement porté sur des animaux après la naissance, en voie de croissance par conséquent; mais nous avons déjà attiré l'attention sur le fait qu'elles n’ont pas été conduites d’une façon systématique aux divers stades de l’évolution; c’est exceptionnellement que KüLLiKer à été amené à comparer, à ce point de vue, des crânes de sujets d'âge différent. Nous avons pensé, personnellement, que cette lacune méritait d’être comblée. L'étude de l’évolution des phénomènes d'érosion, envisagés dans leur répartition et dans leur importance, pendant la vie fœtale, où l'accroissement est considérable et rapide, nous a paru susceptible de donner des résullats intéressants pour l'appréciation du rôle des divers facteurs qui président à l'augmentation du volume de la boîte cranienne.

Ces phénomènes doivent, à ce point de vue, être étudiés successivement au niveau des os de la voûte et au niveau des os de la base. Dans l’un et l’autre cas, nous porterons surtout notre attention sur les surfaces d’érosion qui, par la précocité de leur apparition, leur constance et leur étendue, paraissent jouer un rôle primordial dans les changements de la forme générale des os eux-mêmes ainsi que dans l'accroissement des divers diamètres de la cavité cranienne.

Nous ne parlerons donc qu'accessoirement des surfaces d'éro-

sion localisées, qui ont des effets limités, comme par exemple le creusement, à la surface interne des os de la voûte, des dépressions destinées au logement des circonvolutions cérébrales. C'est aussi par des phénomènes locaux d’érosion que s’agrandissent les trous et les canaux que l’on rencontre dans diverses régions de la paroi cranienne et particulièrement au niveau de la base.

A ütre d'exemple, nous donnons ici une figure concernant le mode d’accroissement du trou optique chez un fœtus de Mouton

Fi. 42. — Foœtlus de Mouton de 20 centimètres, Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr. : 29 D.

Coupe sagittale passant par le trou optique.

On reconnait le nerf optique coupé un peu obliquement et engagé dans le trou oplique; à gauche, la paroi postérieure et externe du trou optique; à droite, sa paroi antérieure et interne. Au niveau de la première, forte érosion par les ostéoclastes dont quelques-uns seulement sont devinés à ce grossissement ; sur l’autre paroi, apposilion osseuse.

de 20 centimètres (fiy. 42). Bien que le grossissement utilisé soit faible, on peut, néanmoins, se rendre compte, par la forme générale des travées osseuses, de l'existence d’une érosion intense sur le bord postéro-externe de cet orifice, coïncidant avec une vigoureuse apposition d’os nouveau sur le côté opposé.

Page 1