‹ La Croissance du Crâne Chez le MoutonChapitre 24 sur 33 · TOPOGRAPHIE DES PHÉNOMÈNES D'ÉROSION · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE DES PHÉNOMÈNES D'ÉROSION

Les faits que nous allons exposer résultent de l'observation de

coupes en série qui ont porté plus particulièrement sur des sujets de 45, 75, 100, 200, 300, 450 et 500 millimètres. Cette dernière dimension correspondant à des individus à terme ou très près du terme.

a) Frontal (fig. 43). — L'écaille du frontal, qui participe directement, avec sa volumineuse apophyse orbitaire interne, à la limitation de la cavité cranienne, présente, à sa face interne, une vaste surface d’érosion. Cette surface s'étend, dans le sens antéro-postérieur, depuis le bord antérieur de l’écaille qui surplombe le toit de la capsule nasale jusqu’à une ligne transversale irrégulière répondant à peu près à l’union du tiers antérieur de l'os avec ses deux tiers postérieurs. Dans le sens transversal, cette zone part du voisinage de la suture interfrontale, se poursuit sur toute la portion horizontale de l’os et se prolonge même, par une digitation irrégulière, sur la partie antérieure de la face interne de l’apophyse orbitaire interne (1).

Rapportée à l’encéphale, cette zone de résorption répond à la saillie convexe, surtout en avant, du pôle antérieur des hémisphères cérébraux.

Elle est d'apparition précoce et, dès le stade de 10 centimètres, elle se révèle avec sa topographie générale définitive. L'activité de l'érosion est maxima de part et d'autre de la ligne médiane dans la portion antérieure et inférieure de l’écaille; à mesure qu'on s'éloigne de cette région, pour se porter soit en arrière, soit latéralement, on observe une diminution progressive du nombre des ostéoclastes responsables du phénomène.

Avec les progrès du développement, cette plage s’accroit absolument; elle occupe une surface plus vaste au stade de 30 centimètres par exemple qu'au stade de 10 centimètres ; mais relativement à l'augmentation de la surface de l'os, sa topographie et son étendue demeurent sensiblement constantes. L'apposition osseuse se fait surtout au niveau de la face externe de

(1) Je me borne à rappeler, qu'au niveau de la face interne du frontal, en arrière de cette apophyse, il existe une surface logale d’érosion, grâce à laquelle se creuse progressivement la mortaise osseuse où s'engage l’extrémité externe cartilagineuse de l’orbito-sphénoïde {/ig. 37 et fig. 38).

l’écaille ; cependant en certains endroits, par exemple dans la région de la racine de l’apophyse orbitaire interne, l’épaississement se fait aussi par adjonction de travées osseuses nouvelles

à la face endocranienne de l'os.

Une pareille zone d’apposition interne s’observe également un

peu en arrière de la région où l'écaille, d’horizontale qu’elle était, tend à devenir verticale et où l'os va décrire sa courbure la plus accentuée. En regard de cette zone d’apposition interne, répond, sur la face externe, une plage où l'os présente des traces indiscutables d'une érosion modérée et peu étendue.

En somme, au niveau de l'écaille frontale, on observe de l'érosion interne combinée avec de l’apposition externe dans la région antérieure; et au sommet de la courbe décrite par l’os, une plage d’apposition interne combinée avec de l'érosion externe.

De ces dispositions topographiques, qui nous ont paru constantes aux divers stades examinés, résultent des conséquences mécaniques qui seront développées plus tard. Mais, d'ores et déjà, on peut concevoir : 1° que l'érosion interne interviendra, pour une part no-

Fi. 43, — Fœtus de Mouton de 11 cent.5.

Hématéine-éosine. Gr. : 5 D.

Coupe sagittale para-médiare de la voüle du crâne dans la région frontale. Remarquer la topographie des phénomènes d’érosion indiqués par des flèches correspondant à l’emplacement réel des ostéoclastes. Il existe une zone d’érosion interne dans la partie antérieure et inférieure du frontal (18 ostéoclastes sur une longueur de 3 millim. 3 environ) et une zone d’érosion externe à la partie moyenne de l’écaille (5 ostéoclastes sur une longueur de moins de 1 millimètre.)

table, dans l'accroissement de ja cavité cranienne, au niveau de son pôle antérieur; 2° que l'existence d'une zone d’érosion

externe aura pour effet de contribuer à la décourbure harmonique de l'écaille frontale, en abattant lentement les parties d'os ancien de convexité trop grande pour la nouvelle courbure de la face exocranienne de la pièce osseuse; 3° que dans l’ensemble se réalise un processus de décourbure avec économie de substance, l'os nouveau utilisant dans sa constitution tout ce qui peut être conservé de l’os précédent.

b) Pariétal (fig. 44, 45, fig. 46, fig. 47). — Le même processus est réalisé au niveau du pariétal, au moins à certaines périodes du développement. Au stade de 15 centimètres, le pariétal, apparu sur les faces latérales du crâne, est une lame osseuse encore mince, doublée sur une partie notable de sa face interne par les cartilages de la lame pariétale et de la commissure orbito-pariétale. Jusqu'à ce moment, l'os ne présente guère que des phénomènes d'apposition osseuse, grâce auxquels il s'étend en surface par ses différents bords, en même temps qu'il s'épaissit par ses deux faces.

Sur les fœtus de 18 centimètres et de 20 centimètres on conslate la disparition de la lame pariétale et de la commissure orbito-pariélale cartilagineuses et on note l'existence d’importants phénomènes de remaniement, qui persistent sans modifications notables jusqu’au stade de 50 centimètres au moins.

Pendant toute cette période, on voit, à la face interne de la portion verticale du pariétal, une vaste surface d’érosion {Ag.45). Dans la portion horizontale située dans la région de la voûte proprement dite, la face interne ne présente pas de phénomènes très spéciaux; ce qui domine, c’est l’épaississement simple des travées osseuses déjà existantes.

A la face externe, la portion verticale est le siège d’une apposilion osseuse importante. tandis que dans la partie horizontale on ne remarque guère que des phénomènes d’épaississement des travées et de condensation de l'os déjà formé.

De plus, durant tout ce temps, il existe à la face externe du pariélal, dans la région qui correspond sensiblement à l’union de ses deux portions, une plage d’érosion osseuse, limitée, mais parfaitement appréciable, à laquelle répond, sur la face interne, une petite plage d'apposition d'os nouveau (fig. 47).

Eic. 44. — Foœtus de Mouton de 18 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr.: 6,8 D.

Coupe vertico-frontale du crâne passant par le Liers antérieur de l’écaille pariétale. (Voir fig. 45 pour l'explication.)

K Frontal - - K

rioste Ÿ!.

Rriost E

Muscle temporal” 7

F6. 45, — Môme objet que dans la figure #4. Gr.: 10,5 D.

Les ostéoclasles employés à la résorplion de la face interne du pariétal ont élé repérés; leur place est indiquée par des cercles, les flèches sont destinées à faciliter l'examen de la répartition topographique de ces cellules. On compte 87 ostéoclastes sur une longueur de À centimètre environ.

Fe. 46. — Foœtus de Mouton de 30 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéine-éosine. Gr.: 7 D.

Voir pour les indications la figure 47 qui concerne le même objel dessiné à un grossissement plus fort.

Rariétal- Al

Dure- mère

; | Rrioste

| Les ETS

Fig. 47. — Mème objet que dans la figure 46. Gr. : 10,5 D.

Coupe vertico-frontale du pariétal intéressant le crâne suivant un plan passant par là racine de l’arcade zygomatique. Les deux parties de la figure s'ajoutent bout à bout suivant la ligne «a. Zone de résorption interne dans la partie latérale el inférieure du pariétal. Les ostéoclastes sont indiqués, à leur place, par de pelits cercles el désignés par des flèches. On en compte 56 sur une longueur de 8 millimètres environ. Dans la partie gauche de la figure on a représenté de la mème façon uñe zone d’érosion externe, répondant à la partie moyenne de l'écaille à peu près (11 ostéoclastes sur une longueur de 2 millim. 5 environ). En regard de cette zone d'érosion externe, remarquer une plage d’apposition interne, reconnaissable à ses travées fines et délicates, au-dessous de l'os ancien, très dense. '

L'identité de cette topographie de l'érosion et de l’apposition osseuse, avec celle que nous avons décrite pour le frontal, permet une interprétation semblable; nous y voyons encore, ici, la manifestation d'un processus économique de décourbure de l'os.

Dans la suite, aux stades de 45, 50 centimètres, l'aspect se modifie quelque peu. La portion verticale reste dans son ensemble le théâtre d’une apposition externe, combinée à l'érosion interne; mais, dans la portion horizontale, les dispositions ont varié. Dans toute cette région on rencontre, à la face interne, des plages limitées d’érosion osseuse séparées par des zones où l'os s’épaissit sur sa face endocranienne par le dépôt de travées osseuses nouvelles. Ces plages d’érosion répondent à n’en point douter aux saillies des circonvolutions cérébrales; leur rôle

Fic. 48. — Même provenance que les figures 46 eb 47. Gr. : 11,5 D.

C'est un fragment de l’objet représenté à un plus fort grossissement dans les figures 46 el 47. Cette région répond à la partie moyenne de l'os et la préparation est destinée à montrer l'aspect microphotographique de l’apposition d'os nouveau à la face interne de l'os ancien reconnaissable à sa densité.

dans l’accroissement de la cavité cranienne est évident; mais il s’agit ici d’un phénomène purement local, tout à fait différent, par ses résultats, de l'érosion étendue et persistante observée sur la même face, dans la portion verticale de l'os.

À la face éxterne, on ne voit plus trace d’érosion, même limitée ; si elle existe, elle doit être faible et par conséquent des plus difficiles à mettre en évidence. Mais il est intéressant de noter que dans la région où se fait la courbure la plus accen-

tuée de l'os et au niveau de laquelle on trouvait, dans la période précédente, une surface limitée d’érosion, il existe maintenant une plage silencieuse où la formation d’os nouveau est arrêtée. A ce niveau la croissance en épaisseur doit être très faible sur cette face et ne résulte que de l’épaississement des travées déjà existantes.

Cet arrêt de l'accroissement ou, en tout cas, sa diminution très forte, combinée à l'érosion interne de la portion inférieure, aboutit ici encore à la décourbure générale de l'os pendant cette période du développement.

c) Interpariétal (fig. 49). — L'interpariétal, vu sur des crânes de sujets de cinq semaines, est déjà entré dans le complexe

Fic. 49. — Fœtus de Mouton de 30 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéineéosine. Gr. : 41,5 D.

Coupe vertico-frontale de la voûte (fragment) passant par la partie moyenne de l’interpariétal. L’os s’épaissil grâce à une forte apposition interne. L'examen de cette préparation à un fort grossissement indique, à la face exocranienne de l'os (face supérieure dans la figure) une forte érosion par les ostéoclastes.

occipital, par fusion avec l'interpariétal du côté opposé et avec le bord supérieur du supra-occipital. Aucune trace de soudure ne permet à l'examen macroscopique de reconnaitre la complexité de l’écaille occipitale à ce niveau.

L'interpariétal se montre rapidement dès le stade de 41 cent. 5, comme un os très épais, presque vertical. La topographie des phénomènes d'apposition et d’érosion osseuse y est très différente de ce que nous avons pu observer jusqu'ici.

Pendant les premiers stades, jusqu'à celui de 20 centimètres inclusivement, l'os s’épaissit, grâce à une intense apposition interne, tandis que la face externe reste à peu près complètement silencieuse. L'épaississement prédomine de beaucoup au niveau des parties moyennes de l’os qui sont les plus anciennes.

Plus tard, sur des fœtus de 20, 30, 45 et 50 centimètres, la face externe de l'interpariétal subit une érosion des plus marquées, tandis que l’apposition interne continue.

L'observalion de crânes de sujets adultes montre, cependant, que la face interne de la paroi cranienne est nettement excavée dans la région qui répond précisément à l'interpariétal. Cette disposition parait résuller de l'extension sur cet os de la dépression creusée à la face profonde du supra-occipital par la saillie cérébelleuse. Cette extension se fait, très probablement, par érosion de la face interne de l’interpariétal, mais elle est certainement tardive, et l’étude des stades auxquels nous nous sommes limité n’a pas permis de déceler le phénomène.

d) Le supra-occipital (fig. 50, fig. 51, fig. 52); — Jusqu'au stade de 20 centimètres, le supra-occipital ne paraît pas être le siège de phènomènes notables d’érosion osseuse. Il se présente sur les coupes sous forme d’une lame d'os enchondral mince et en voie de disparition graduelle, doublée sur ses deux faces par des travées, successivement déposées, d'os périoslique. La portion ossifiée de la pièce se continue et s'étend dans le cartilage général du toit synotique par une ligne d’ossification curviligne ouverte en dedans et en haut.

Au stade de 20 centimètres, il apparait, à la face interne du supra-occipital, une surface d’érosion limitée à la ligne d’ossification elle-même et s'étendant quelque peu sur l'os enchondral voisin. La présence de cette ligne d’érosion a des conséquences histologiques intéressantes que je crois assez rares : elle empêche la formation de la croûte osseuse périchondrale, de sorte que l'os enchondral arrive à limiter directement la cavilé cranienne à ce niveau. L’étendue de cette surface d'érosion, toujours présente, est plus grande dans les régions juxta-médianes de l'os que vers les parties latérales. Cette étendue augmente

Lacoste 9

Fi6. 50. — Fœtus de Mouton de 30 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéine-éosine. Gr.: à D.

Coupe sagittale de la région occipitale du crâne, passant par le trou cccipilal, un peu en dehors de la ligne médiane. Les flèches indiquent la position exacte des ostéoclastes employés à la résorption interne du supra-occipital, de l’ex-occipital et du basi-occipital. L'os périostique est en traits noirs épais, l'os enchondral en traits fins, le cartilage en pointillé. Au niveau du supra-occipital on compte 73 ostéoclastes sur une longueur de 10 millimètres environ: à la face endocranienne du basi-occipital il y en a 15 sur une longueur de

2 millimètres.

d’ailleurs dans la suite (stades de 30 et 50 centimètres) et a pour effet d'atteindre des parties d'os périostique et d’os enchondral déjà assez éloignées de la ligne d’érosion.

Fic. 51. — Fœtus de Mouton de 20 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéine-éosine. Gr. : 143 D.

Coupe sagittale de la région occipilale passant par un plan très voisin

de la ligne médiane (fragment), — La figure montre le supra-occipital qui progresse inférieurement par sa ligne d’ossificaltion dans le carlilage du toit synotique. — On voit qu'il existe à la face externe (gauche dans

la figure) une forte apposition d'os périostique. L’os enchondral est réduit à une lame cunéiforme; un fort grossissement montre qu'il est érodé à sa face interne par les ostéoclastes.

Pendant toute cette période, l'os s’épaissit fortement par apposition externe. Les nouvelles travées osseuses y revêtent

une direction oblique tout à fait spéciale, ce qui permet de distinguer, même à un faible grossissement, les territoires respectifs de l'os enchondral et de l'os périostique externe (Ag. 51 et fig. 52). On saisit avec la plus grande netteté comment, à partir d’un certain moment, l'os enchondral est réduit progressivement par l'érosion interne, tandis que la formation d'os périostique externe tend à constituer la majeure partie de la paroi osseuse.

La surface d’érosion se déplace comme la ligne d’ossification elle-même; il en résulte, dès lors, qu’elle agit comme un rabot qui ravalerait le modèle cartilagineux dans les parties où celui-ci s’accroit et qu’elle a pour effet de modifier la courbure générale de l'os sur sa face interne.

e) Basi-occipital (fig. 50). — Des phénomènes du même ordre s’observent au niveau de la face endocranienne du basioccipital. |

Ici, également, il existe une érosion limitée de la ligne d'ossification elle-même et de l’os enchondral voisin, tandis que la face exocranienne du basi-occipital s’épaissit par une forte apposition d'os périostique.

La disposition est comparable, aux divers stades étudiés, à celle que nous venons de décrire en détail pour le supra-occipital; il est légitime de penser que les conséquences sont du même ordre et que le processus aboutit à un accroissement du diamètre vertical de la cavité du crâne par creusement de la face endocranienne de l'os.

/) Les ex-occipitaux (fig. 50). — Les deux ex-occipitaux s'allongent grâce au jeu de leurs cartilages de conjugaison, dont nous avons antérieurement précisé la situation. A partir du stade de 20 centimètres, ces os subissent en même temps une décourbure qui se combine avec leur allongement et qui intervient dans l'augmentation de volume de la cavité cranienne dans celte région.

re

En effet, à la face interne de chaque occipital, on voit se consliluer, dans la région de leurs lignes d’ossification, des surfaces limitées d'érosion qui ravalent, tandis qu'elles se forment, les

parties correspondantes du modèle enchondral.

Fic. 52. — Fœtus de Mouton de 30 centimètres. Formol à 5 pour 100. Hématéine-éosine. Gr.: 9 D.

Coupe sagittale de la région occipitale, en dehors du trou occipital (fragment). — On reconnait en clair le cartilage de conjugaison, à croissance bipolaire, séparant le supra-occipital, en haut, de l’ex-occipital, en bas. La face exocranienne du squelette est à gauche, la face sndocranienne est à droite. À ce grossissement on voit qu’à la face externe du supra-occipital il existe de l’os périostique. L'os enchondral reconnaissable à la direction différente de ses travées a l'aspect d’une lame cunéiforme située à la face profonde de l’os périostique. Un fort grossissement montre qu'il est érodé à sa face interne sur une assez grande longueur, à partir du cartilage de conjugaison. Pareillement, on peut, dans les mêmes conditions, constater l'érosion interne de l’os enchondral de l’ex-occipital, au voisinage de la ligne d'ossification.

De ce fait, au fur et à mesure que l'os s'accroît, il se décourbe, suivant le procédé général que nous venons de voir employé par les autres pièces de l'os occipital, développées dans le cartilage.

La face externe est, ici encore, le siège d’une apposition vigoureuse d'os périostique. C’est par elle que l'os s’épaissit, tandis qu'il se creuse par sa face profonde.

En somme, au niveau de ces différentes pièces, il existe un processus général d'érosion interne et d'apposition externe combiné à la croissance par les cartilages de conjugaison ou par les sutures. En raison même leur situation, au niveau des régions de croissance, on peut saisir, avec la plus grande netteté, comment des surfaces de résorption, même d’étendue assez faible, peuvent entrainer des conséquences générales sur la forme et la courbure de l'os définitif.

Page 1