LAC
La méthode de l'alimentation garancée avait permis à Du Hamgc de conclure que l’épaississement des os se fait par adjonction de couches osseuses successives déposées par le périoste, et par conséquent par un processus d’apposition; mais la migration dans le canal médullaire de repères annulaires placés autour des diaphyses avait conduit cet auteur à admettre une croissance interstitielle en relation avec l'extension progressive du canal médulaire.
FLourens contirma par la méthode de la garance les conclusions générales de pu Hamez sur le rôle du périoste, et surveillant les repères métalliques annulaires placés sous le périoste des diaphyses, il constata leur recouvrement progressif par des couches osseuses fraichement apposées par cette membrane (1). Il montra enfin que l'interprétation donnée par pu Hamez sur la migration dans le canal médullaire de repères métalliques est erronée.
L'extension du canal médullaire résulte d'une érosion de sa surface interne, comme le pensait Huxrer; elle n’est pas le fait d’une croissance passive de cause indéfinie et impliquant l'extension par intususception des lames osseuses périmédullaires. Le canal médullaire s’accroit grâce à un phénomène de résorption osseuse de sa paroi. Ce qui le prouve, c’est que si l'on soumet un animal à un régime normal et qu'on attende assez longtemps, on constate que le canal médullaire, au lieu d'être limité par de l'os blanc, se trouve au contact de la couche d'os coloré par suite de la résorption progressive de la couche interne d'os blanc qui limitait le canal médullaire au moment de l’installation du régime garancé (2). Ce fait donne à cette expérience, incomplètement réalisée par pu Hamez et inexactement interprétée par lui, sa véritable signilication.
Il'est inexact de croire avec pu HaueL que la migration du fil métallique dans le canal médullaire résulte d'une section des couches osseuses qui séparaientinitialement le repère de la cavité centrale de l'Os.
(1) Frourens (P.), Théorie expérimentale de la formation des os, p. 13 et 14. (2) Frourexs (P.), Théorie expérimentale de la formation des os, p. 85 à 89.
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FLourexs (1) a montré, en effet, que des plaques métalliques placées sous le périoste tangentiellement à la surface de la diaphyse, se retrouvent dans le canal médallaire sans qu'on puisse invoquer ici le mécanisme du sectionnement des lames osseuses périmédullaires.
De ses expériences FLourens put tirer légitimement les conclusions fondamentales suivantes :
L'os se forme dans le périoste.
Il croît en grosseur par couches superposées.
Le canal médullaire s'agrandit par la résorption des couches internes de l'os (2).
Les recherches de FLourexs ont contribué d'autre part à élucider le mode d’allongement des pièces osseuses que pu HameL expliquait par une croissance de l’os dans toutes ses parties.
FLourexs se mit à l’abri des causes d’erreur qui entachaient les expériences de son prédécesseur. Pour cela, il utilisa des repères restant comparables à eux-mêmes, sous la forme de fiches métalliques enchassées dans l’os à diverses hauteurs dans la diaphyse et dans les épiphyses. Dans ces conditions. il observa. contrairement à pu Hamez, que les repères diaphysaires ne s’écartent jamais les uns des autres ; les seuls allongements constatés portent sur les distances qui séparent les repères diaphysaires supérieur et inférieur des repères épiphysaires correspondants.
L’allongement de l’os ne se fait donc pas par la croissance de toutes ses parties, mais seulement au niveau d’une région parfaitement limitée située entre l'épiphyse et la diaphyse. L'os, une fois édifié, et si jeune soit-il, semble être fixé et incapable de s’accroitre autrement que par apposition en surface de substance osseuse nouvelle.
Il existe donc dans la région diaphyso-épiphysaire une zone fertile où l'os nouveau s'édifie et s’ajoutant aux parties déjà formées détermine l'allongement total de la pièce. FLourexs localisa cette région fertile dans ce qu’on appelait de son temps
(4) Frourens (P.), Théorie expérimentaie de la formation des os, p. 22 à 26. (2) Fzourens (P.), Théorie expérimentale de la formation des os, p. 33.
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le « fibro-cartilage » séparant l’épiphyse de la diaphyse (1).
Nous verrons comment, dans la suite, fut confirmé expérimentalement et histologiquement le rôle majeur dans l’allongement des os, de cette formation dénommée de nos jours «le cartilage de conjugaison ».
FLourens ignorait la nature des agents de l'érosion ; il attribua le phénomène à la membrane médullaire ; il eut la notion que cette membrane peut, suivant le moment de l’évolution, édifier de l'os ou le résorber; et il remarqua aussi que le périoste, agent habituel de l’apposition osseuse, peut à certains moments acquérir des propriétés destructives utilisées dans le modelage de la surface extérieure de l'os (2).
Au cours de consciencieuses recherches, un peu postérieures à celles de FLourenxs, BruzLé et HuGenyx (3) ont développé plus spécialement ce point particulier.
Ces auteurs, utilisant la méthode de l'alimentation garancée, aboutirent aux conclusions générales suivantes :
Il se fait de l'os, soit à la surface externe de la pièce, soit à la face interne du canal médullaire, mais point sur les deux faces à la fois; lorsqu'il y a résorption sur une face, il y a ordinairement apposition sur la face opposée.
Ces notions n'étaient pas négligeables; elles contenaient en germe des faits que Küzuixer devait préciser dans la suite et dont il devait montrer toute l’importance.
D} Recherches d'Ollier. —— Les recherches d'OzLrer sur la croissance des os ont eu en chirurgie une importance considérable. Mais on oublie peut-être trop que ses belles découvertes furent étayées par des études expérimentales dont les résultats dépassent singulièrement le cadre de la chirurgie osseuse et apportent à la théorie de la croissance apposilionnelle un notable contingent de preuves objectives.
(1) Fcourens (P.), Théorie expérimentale de la formation des os, p. 26 à 30 et p. 117 à 122.
(2) Frourens (P.), Loc, cit., p. 34 à 54.
(3) Bruzzé et Huceny, Expériences sur le développement des os dans les Mammifères et les Oiseaux faites au moyen de l'alimentation par la garance. Mém. de l'Acad. des Sc., p. 1061 à 1065, 1845.
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FLourens (1) avait montré que le périoste est capable de régénérer des segments étendus de diaphyse enlevés par résection sous-périostée. OLLIER (2) confirma le fait par de nombreuses expériences, et prouva que cette propriété pouvait être utilisée avec succès dans le traitement de certaines affections chirurgicales des os. Il étendit d’ailleurs ses expériences et montra que des greffes libres ou pédiculées de lambeaux périostiques pouvaient devenir le point de départ de la formation de tissu osseux parfaitement authentique.
Ozuier eut le grand mérite de préciser les conditions de l’activité ostéogénique du périoste; il montra que ce pouvoir, bien marqué sur les sujets jeunes, diminue avec l'âge pour s’épuiser d'une façon complète, mais qu'il peut être récupéré à la suite d'irritations traumatiques ou inflammatoires. Ses expériences lui permirent de localiser dans la couche profonde du périoste, dénommée « couche ostéogène d'OLLrer », les propriétés édificatrices de cette membrane.
Les recherches d’Ozzrer furent âprement combattues par SEDILLOT (3); ce chirurgien opposait à l’aphorisme bien connu de FLourens (4) repris par Ozzter : « Donnez-moi du périoste et »je ferai de l'os », l'affirmation non moins catégorique de Rogin (5): « Pour faire de l'os, il faut de l’os ».
L'avenir, et particulièrement la pratique chirurgicale de la
(4) Fourens (P.), Théorie expérimentale de la formation des os, p. #4 à 9.
(2) Ozuer (L.), a) Recherches expérimentales sur la production artificielle des os, au moyen de la transplantation du périoste et sur la régénération des os après les résections et les ablations complètes. Journ. de la physiol. de l'Homme et des Animaux, t. 2, p. 4 à 27 et 169 à 186, 1859.
— b) Les transpiantations osseuses et périostiques sur l'Homme. Journ. de la physiol. de l'Homme et des Animaux, t. 5, p. 59 à 67, 1862.
— c) Traité expérimental el clinique de la régénération des os et de la production artificielle du lissu osseux, t. 1 partie expérimentale, p. 63 à 434. Paris 1867.
(3) Senizcor (Ch.), Traité de l’évidement des os, p. 317. Paris 1867.
(4) Fzourens (P.), Loc. cit., p. 66 à 72.
(5) Rosin (Ch.), Sur les conditions de l’ostéogénie avec ou sans cartilage préexistant. Journal de l'Anatomie et de la Physiologie normales et pathologiques de l'Homme et des Animaux, t. 1, p. 593 à 598, 1864.
dernière guerre devaient dans ce débat donner raison à OLLIER.
Il est établi d’une façon formelle que lorsqu'on se place dans les condilions opératoires précisées par lui, on assiste à la régénération, par le périoste, de segments étendus d'os.
Ouuer (1) fut amené à s'occuper à plusieurs reprises de la question de l'allongement des os. Il appliqua, avec une technique rigoureuse, la méthode des repères métalliques étagés tout le long de l'os et il confirma entièrement la manière de voir de FLourexs. Son attention de chirurgien fut spécialement attirée sur l'importance du cartilage de conjugaison ; à peu près en même temps que Humpury (2), et indépendamment de lui, il donna du rôle de cette formation des preuves très convaincantes.
L'ablation expérimentale du cartilage de conjugaison, sa destruction pathologique entraînent l'arrêt de la croissance de l'os en longueur, tandis que les altérations spontanées ou provoquées des autres parties n'ont sur l'allongement qu'une influence négligeable (3).
Malgré la qualité des preuves qu’elle invoquait et malgré l'autorité de ceux qui l’avaient établie, la doctrine de la croissance de l'os par apposition et résorption n’entraina pas l'adhésion universelle ; elle fut mème très précocement combattue avec beaucoup d'énergie et même de violence, spécialement en Allemagne.
Æ) Travaux de Wolff — À peu près simultanément J. Wozrr et R. Wozkmanx altaquèrent les expériences de Flourens et d'Ollier et se rattachèrent à la théorie de la croissance interstitielle qui avait pu sembler entièrement périmée.
(4) Ozuer (L.), Recherches sur le mode d'accroissement des os. Archives de Physiologie normale et pathologique, &. 5, p. 4 à 42, 1873.
(2) Humpury (G. M.) «) Observations on the growth of the long bones and of stumps. Wedic. Surgic. Transact., Vol. XLIV, 1862 (cité d’après Ouuter, in Recherches sur le mode d’accroissement des os, p. 10).
b) Growth of bone from articular cartilages. Journ. Anat. and Physiol., t. 43, p. 86 à 90, 1879.
(3) Ouuier (L.) 4) Traité expérimental et clinique, ete., p. 162 à 170, 276, 277, 377 à 408.
(b) Recherches sur le mode d’accroissement, etc, p. 38 à 40.
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Les recherches de Wozrr (1) ont eu pour point de départ un travail de H. Meyer (2) qui avait constaté que les travées osseuses du tissu spongieux ont une disposition déterminée et spéciale dans chaque os, quel que soit l’âge auquel on l’examine. Sur l'extrémité supérieure du fémur, plus particulièrement, Wozrr vérifia ce fait dont la réalité est incontestable, A son avis, on ne peut expliquer la constance de la disposition architecturale d’un tissu spongieux dans un os déterminé qu’à la condition d’admettre que chaque particule osseuse prend part à l'accroissement du tout.
Wozrr ignorait, en effet, les processus histologiques complexes qui président à l'édification et au remaniement des pièces osseuses ; les recherches histologiques devaient démontrer dans la suite qu’il existe un processus d’édification très différent de celui qu'il admettait comme une nécessité. Cet auteur tenta d'autre part, en faisant la critique des expériences de FLourENs et d'Ozzrer, de démontrer la réalité de l'accroissement interstitiel.
Selon lui, l'activité ostéogénique du périoste n’est pas démontrée, et en tous cas l'accroissement médullaire par érosion progressive de sa paroi interne est en contradiction avec le fait suivant qu'il a observé à plusieurs reprises : Quand on introduit dans la cavité médullaire un fil métallique, on retrouve fréquemment, au bout de quelque temps, ce fil, non point libre dans l’intérieur de la cavité médullaire, mais très adhérent à la surface interne de l’os, ce qui ne pourrait avoir lieu si l'agrandissement de cette cavilé résultait d’un processus d'érosion osseuse, comme l’ont soutenu FLourens et OLLier. C’est pourquoi Wozrr (3) admet l'interprétation de pu Hamez pour expliquer l’accroissement du canal médullaire et la pénétration à son intérieur de fils métalliques placés autour de la diaphyse.
(4) Worr (J.), Ueber die innere Architectur der Knochen und ihre Bedeutung für die Frage vom Knochen wachsthum. Archiv. f. pathol. Anat. und Physiol. und [. Klin. Med., Bd 50, $. 389-449, 1870.
(2) Meyer (H.), Die Architectur der Spongiosa. Archiv. {. Anat.u. Physiol. u. Wissensch. Med., S. 625, u. s. w., 1867.
(3) Wozrr (J.), Ueber die innere Architectur….. S. 433-434,
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L'erreur la plus grave de Wozrr est d’avoir systématiquement nié deux faits bien démontrés expérimentalement: l’action ostéogénique du périoste et la résorption osseuse. Comme l'ont fait remarquer Parzippeaux et Vuzpran (1), les faits avancés par Worr s'expliquent très bien, si on admet qu'une cavité irrégulière comme le canal médullaire peut s’agrandir en conservant la même configuration, soit que ses parois s'étendent, soit qu'elles subissent, d'un côté, une érosion, en même temps qu'elles sont renforcées sur la face opposée par l'addition de substance osseuse nouvelle.
Nous verrons d’ailleurs que l'étude histologique de l'extension du canal médullaire permet d'expliquer parfaitement les constatations de Wozrr sans qu'il soit nécessaire d'admettre l’accroissement interstitiel des lames osseuses que rien ne démontre objectivement.
Wozrr (2) se basait pour combattre les idées de FLourens sur la croissance de l'os en longueur sur l'expérience suivante qu'il est nécessaire de rapporter en détail. Sur le tibia d'un jeune Lapin, on enchâssa trois petites chevilles métalliques : la première dans l’épiphyse inférieure ; la deuxième à 3 millimètres de distance de la précédente, dans la diaphyse, et la troisième enfin à 3 millimètres plus haut. Au bout de treize jours, on constata que la distance entre la deuxième et la troisième cheville était de 5 "" 1/2 et que cette même longueur séparait la deuxième cheville de la première. Wozrr concluait qu'il n'y à pas d’apposition localisée au niveau de la ligne diaphyso-épiphysaire, comme l'avait soutenu FLourens : l’allongement ne résulterait donc pas de l’activité du cartilage de conjugaison, mais se produirait par expansion dans toute une zone assez étendue, correspondant à ce que nous appelons aujourd'hui le bulbe de la diaphyse.
F) Critique des travaux de Wolff. — Paizippeaux et VuLpran (3),
(#) Paicippeaux (J.-M) et Vuzpian (A.), Note sur le mode d’accroissement des os longs. Archives de Physiologie normale el pathologique, t. 3, p. 343, 1870.
(2) Wozrr (J.), Ueber die innere Architectur..., p. 435-436.
(3) Puisippeaux (J.-M.) et Vurpian (A.), Note sur le mode d’accroissement., p. 539, 540, 541.
Outer (1) ont fait de cette expérience une critique magistrale à laquelle on ne peut rien ajouter. Nous ne saurions mieux faire que de la résumer ici.
La méthode des repères métalliques étagés dans les diaphyses et dans les épiphyses est incontestablement la meilleure en principe; elle comporte cependant des causes d'erreur que Wozrr a certainement ignorées. Si les repères ne sont pas exactement enfoncés dans les os, si leur extrémité libre n’est pas soigneusement abrasée au ras de la paroi osseuse, leur saillie dans les tissus sus-jacents peut entrainer de légers déplacements. Les repères épiphysaires et ceux qui sont placés dans le bulbe de la diaphyse siègent dans un tissu spongieux ; l’irritation qu'ils provoquent peut déterminer à leur contact de l’ostéite raréliante au bénéfice de laquelle des déplacements peuvent avoir lieu. Mais en admettant même qne Wozrr se soit mis à l’abri de ces diverses causes d’erreur, son expérience est passible des critiques les plus graves.
Considérons la figure 2 ci-jointe en quoi se résume l’expérience de WoLrr.
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Fic. 2. — Schéma des expériences de Wozrr sur l'accroissement en longueur des os.
La conclusion qu'il en tire est exacte, à condition que les repères À et 2 soient vraiment l’un épiphysaire, l’autre diaphysaire, et que le cartilage de conjugaison soit en totalité compris entre les deux fiches.
Or cela n’est rien moins que démontré. Le cartilage de conjugaison à une certaine épaisseur; de plus, sa direction n’est pas exactement transversale par rapport à l'axe de l'os; c’est, au contraire, une lame gondolée qui se moule sur les irrégularités des surfaces opposées de la diaphyse et de l’épiphyse.
(4) Ozurer (L.), Recherches sur le mode d’accroissement..., p. 27 à 40,
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On ne peut pas affirmer, vu le faible écartement de 3 millimètres donné aux repères 4 et 2. que la cheville n’a pas pénétré plus ou moins profondément dans le cartilage de conjugaison, ce qui expliquerait qu’au bout de quinze jours le repère 2, soi-disant diaphysaire, s’est éloigné du repère 3, vraiment diaphysaire, comme le repère 1 s’est éloigné du repère 2.
Les mêmes critiques s'appliquent aux expériences faites postérieurement par Eccer (1) sur le radius du jeune Lapin. Cet auteur a utilisé comme repère des cheveux de femme, en raison de leur souplesse et de leur finesse ; ils sont, en effet, incapables de provoquer par leur présence des ruptures des lames osseuses au cours de l'accroissement.
Ces repères étaient enfoncés par transfixion totale de l'os par une aiguille, à 4 millimètre de part et d'autre du cartilage de conjugaison ; on les immobilisait par deux nœuds au niveau de leurs extrémités libres.
Il n’est pas besoin d’insister davantage pour montrer que cette Lechnique est comparable, au choix du repère excepté, à la méthode utilisée par Wozrr. Elle est passible des mêmes objections, car rien ne prouve que des repères si voisins aient été sûrement placés dans la diaphyse et dans l’épiphyse, de part et d'autre du cartilage de conjugaison.
G) Travaux de Wolkmann. — Wozxmanx (2) s’appuyait, pour défendre l'allongement des os par le mécanisme interstitiel, sur des considérations d'ordre chirurgical. Il déclarait que, dans les fractures juxta-articulaires de l'enfant, on ne constate pas dans la suite de la croissance d'écartement entre le col et l’articulation, ce qui devrait nécessairement se produire si le cartilage de conjugaison présidait réellement à l'allongement de l'os.
Pareille fixité s'observe pour les exostoses juxta-épiphysaires qui se produisent parfois au cours de la croissance.
(1) Eccer (G.), Experimentelle Beiträge zur Lehre Vom interstitiellen, Knochenwachsthum. Archiv. {. path. Anal. und Physiol. u. f. Klin Mediz., Bd. 99, S. 7 u 8, 1865.
(2) Wozkmann (R.), Notiz bettreffend daus interstitielle Knochenwachsthum. Centralbl. f. d. Mediz. Wissensch., S. 129, 26 Februar 1870.