THÉRÈSE, GUILLAUME, FRANCIS
GUILLAUME. Ah ça! qu’cst-cc que ça signifie ? comment diable le capitaine at-ilpu savoir tout ça?
THÉRÈSE , entrant et la regardant s’en aller. Qu’cst-ce qu’elle a donc la petite sœur? elle a l’air toute renversée.
Guillaume. Je parie quec’esl ma femme qui a fait ce cancan-là !... Ah ! te voilà, toi...
Thérèse. Oui, me v’ià.
Guillaume. Eli bien! tu as fait de jolies choses , je parie que c’est toi qui es la cause de tout ça !
Thérèse. De quoi ?
Guillaume. Tu ne peux pas retenir ta langue... tu bavardes comme une pie.
THÉRÈSE. Est-ce que tu es malade, Gui) laume ?
Guillaume. Tu as été faire confidence au capitaine de l'homme à la croix., et lui, qui est amoureux , comme un bon militaire... a bâti là-dessus une foule d’historiettes. . .
THÉRÈSE. Mais du tout... du tout...
Francis. Comment , Guillaume , vous aussi , vous croiriez ?
Guillaume. Mais enfin , si vous ne l’avez pas, quelqu’un l’a, celle croix... il faut la ravoir.
FRANCIS. Va donc la demander à la lame des Cosaques ou aux glaces de la Russie...
( Panant au milieu d'eux. ) Il 11e me reste plus qu’un parti à prendre... Thérèse..
Guillaume, je ne vous oublierai jamais , ni elle uou plus... mais je quitte à l’instant cette maison. Je n’y resterai pas un jour de plus.
(Il tort.)
GUILLAUME. Eli bien ! moi je dis que vous y resterez, que vous n’en partirez
C as... quand je devrais le faire arrêter par 1 gendarmerie.
THcnÈSK. Eli bien! Guillaume...
GUILLAUME. Soi s donc tranquille... il n’y en a pas ici de gendarmerie.
(11 rentre.)