ACTE III, SCÈNE vn
épom... moi! moi!.. Oh! mon Dieu! que de' venir? que faire?.. (Haut.) Juana!..
DON A JUANA
Tu hésite»?..
I>ON BAt.THAZAn.
Oui... il est lâche comme tous les séducteurs qui ue voient dans la feumiequ’ils déshonorent, qu'une victime et qu'un jouet d'un instant ! Juana , soyez satisfaite eu connaissant celui que vous aimiez!.. Juana, votre châtiment commence.
DONA JUANA
Dit-il vrai?., dit-il vrai, Léon?...
DON LÉON
Juana !.. Juana !.. il me calomnie!.. Je l'aime pins que je ne t’ai jamais aimée , peut-être !.. Mais si tu savais... si tu savais...
DONA JUANA, A mi-lois, A Léon.
Je sais que si ce comble d'opprobre était mon partage , si celte dernière fatalité m’était réservée. rien ne retarderait plus ma mort d'un instant. Ce poison, dont je l'ai parlé, je l'ai là... et si tes lèvres hésitaient encore, les miennes n’hésiteraient pas!
■®*viner... il ne pouvait sortir que des trahisons d'un tel sang... et dans ce moment, ma fille, perdue ! perdue !.. Oh ! peut-être il en est temps encore... Courons!
l'officier, paraissant au fond.
Monseigneur!., don Léon de Cabrera et votre fille sont mariés.
DON BALTHAZAR
Mariés!., trahison!., mariés!.. Ab! la vengeance me reste , du moins. La Sainte-Inquisition ne réclame que le chevalier apostat, je vais lui livrer le rénégat, l'impie... 1! faut un bûcher pour expier ce crime!., un bûcher!., dussé-je y porter moi-même la llamme... Don Léon de Cabrera . qu’on le cherche, qu'on l’amène, et qu'il soit à l'instant traîné aux cachots de l'Inquisition !.. A moi , à moi, mes gens !..