‹ La croix de Marie opéra comique en trois actes parole de mm. Lockroy et DenneryChapitre 55 sur 60 · scène vin · texte numérisé non relu

scène vin

JEAN, LE MARQUIS

lb MAROC!?, à Jean.

Ecoutez- moi, de grâce !

jiah, dans le plus grand trouble.

Pas en ce moment, monsieur!

lr marquis.

Ecnutez-moi... c’est pour vous parler, que fne dérobant aui soins qu'exigeait ma blessure, j’ai quitté Vannes ce matin.

JEAN

Pour rno parier ?... et que pouvez-vous avoir à me dire, monsieur?... Après l’honneur qi.e vous m'avez tait do vous battre avec mo', j'ai cru que tout était fini entre nous. Mais votre seule présence Va r veiller les soupçons; mais son père petit venir, et s'il vous rencontrait...

LE SlARQt 19.

C'est lui que je cherche...

songer à une autre... dont !o cœur saigne aussi.. . à vous, son frère.. . à vous qui êtes digne d’elle, à vous delà sauver 1 fuit.

La sauver ! et le puis-je ?

lb marqcis.

Elle s’est dirigée vers co village, on l’a vue. .. empôchezla d’y rentrer... une chaise do poste vous attend près d’ici.. . qu’elle y monte avec voue... partez, emmenez-la. .. fuyez la colère de son pore. .. son premier mouvement du moins. .. moi, jo reste pour l'affronter, et peut-être pour le désarmer par mon repentir. . . moi, monsieur, ce devoir rempli, je m’éloigne à jamais de ces lieux. [Au moment où le Marquis remonte la scène, on entend la voix de Aérouan.)

seins xz.

Les Mûbes, KÉROUAN.

ré rouan, à ta cantonade, en entrant par U fond.

C’eét bon : jo vous rejoins.

JEAN

Grand Dieu!

LF. MARQUIS.

Son pèro!

kérouan, à Jean.

Ah çà ! viens-tu au coûtent, toi? (Arée la plus ÿrûnie surpTiu en apercevant le Marquis.) Monsieur le marquis! (Après un silence et très-naturellement.) Pardon, monseigneur, mais je suis saisi de vous voir. Je m'attendais si peu à l'honneur de vous trouver ici, que je me demande ce qui a pu vous y amener.

jean, rinmeRf.

Lo désir de me rassurer encore do vive voix sur les suites ds notre rencontre. C'est pour cela que monsieur le marquis a quitté Vannes.

RÉAOUAN.

Tout blessé que vous êtes, monseigneur?

LE MARQUIS

Oh ! co n’est pas do ma blessure que je souffre.

RÊROUAN.

Et de quoi donc ?

jban, à pari.

Je tremble.

rbrouan, après un silence.

Tenez, monsieur lo marquis, si coque fous dites là a quelque rapport avec l’aventura que vous savez ; si vous éprouvez quelque regret de vous être joué do la crédulité d’une pauvre Hué... que je rie défends pas, mais qu’a près tout, je ne puis m'empécher de plaindre, eh bien! là, franchement , la main sur le cœur, ça mo fait plaisir. Damu ! je vous parle do tout ça en père.

lb marquis, tomhatil presque à fis genoux.

Oh ! pardonne X-moi.

rErouan, arre empressement.

Volts pardonner, monseigneur ? mais c'est bon s’il s’agissait de moi, de ma f... {A port cl lentement comme s'il était frappé d'une idée suèffe.) U’ofi vient que tout à coup j'ai le cœur serré?... d'où vient que sa présence, son troul-le, ot jusqu'au souvenir de cequecct homme me disait tantôt, tout moglac de crainte ? jeah, bas au Marquis

Oh ! qu’avoz-vous fait?

i hou an.

C’est comme un rêve qui se dissipe,,, une douleur qui me mord là,,, Lui pardonner!... et Jean s’est bai lu pour celte femme... et l’ardeur qu'il «mise à la venger... (Avec explosion.) Ah!... si c'étaii !. si c’était... (Se reprenant et avec une sorte de calme.) Rien, monseigneur: je ne sais co quo jo dis... je vous retiens là.,.

LE IIARQUIÊ.

Je vous reverrai, Kérouan , an monastère. [Bas A Jean.) Je vais i’.ittcndte : là, je lui dirai tout.

JÊA.V.

Par pitié !...

kkp.ola.n, impérativement à Jran qui fait irn m ouïr rural.

Reste... j’ai h te parler, (Le Marquis s'éloigne.)

Q îe dites- vous?

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