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table ennemi, ce terrible Annibal sb le serment de haine était éternel. |
Les mêmes phénomènes se reproduisent dans la France du moyen âge : tant les principes sont absolus et immuables.—Charlemagne encourage l’agriculture, de même que l'Église ordonne aux moines de se livrer, avec ardeur, au défrichement des terres incultes et aux travaux des
champs ; les successeurs du grand
empereur imitent son exemple : la France est déjà forte et puissante.
Henri IV, et son célèbre ministre Sully, continuent l’œuvre si heureusement commencée. Hélas! Louis
XIV ne comprit pas assez tous les.
grands avantages moraux et matériels du travail du sol. Il prépara les ruines à venir, le manque des moissons, les impôts qui en furent les funestes conséquences, l'agitation et le malaise qui contribuèrent à précipiter la France dans l’abime de l'anarchie. Aussi du moment que Louis XIV eut attiré à la cour,—lieu de corruption et de dangers,—tous les grands seigneurs terriens et les riches propriétaires du royaume ceux-
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ci perdirent bientôt leurs mœurs simples et le goût de la campagne et de la culture de leurs fermes. De là date le déclin de la France et son acheminement vers l'effroyable catastrophe.
Car, l’on avait enlevé les forces vives de la nation du milieu où elles opéraient avec sagesse et efficacité, en agrandissant leurs domaines, en civilisant les paysans, en dotant les églises, en aidant les pauvres, pour les transporter dans un centre malsain, délétère, pestilentiel et énervanti.
La Révolution acheva le désastre.
En morcelant la propriété elle éparpilla la richesse publique ; elle ap-
pauvrit le propriétaire. Elle jeta
en. pâture des milliers de petits champs à des milliers de familles qui restèrent sans influence aucune. Elle a peut-être activé l’agriculture, mais Napoléon, le coryphée de la révolution, et le roi des loges, en sanctionnant, dans son code, le principe du morcellement de la propriété, en
faisant même une obligation absolue
dans le partage des biens, porta un grand coup à la société telle que
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constituée depuis des siècles. L'effet en fut contestable au point de vue agricole ; mais la révolution n'en poursuivait pas moins son but : celui de Ja dissolution des grandes familles, car elle comprend que l'organisation chrétienne de celles-ci et leur solide assise dans le sol est la plus grande force de résistance qui puisse lui être opposée.
Le mal se perpétue en France ; les cultivateurs ont abandonné leurs campagnes et sont venus constituer, avec les rentiers et les petits négociants, la bourgeoisie impie des grandes villes. C’est cette bourgeoisie vaniteuse et ignorante qui alimente les loges, qui soudoie les émeutes, qui dérneratins les ouvriers. Aussi, le grand publiciste de notre siècle, le célèbre Louis Veuillot, reconnaissant la profondeur de l’abîme où se plongeaient les classes moyennes, ainsi déplacées, leur conseillait-il de retourner s=r leurs terres, d'y dépenser
Jeurs revenus, dont ils viennent dans
les cités engraisser leurs pires ennemis. “ Vendez vos diamants, ajoute- “ +-il, votre or et vos argenteries pour “fonder des écoles de Frères et des
“ couvents de Trappistes, pour rele- “ ver les églises, pour rétablir dans “ les campagnes des œuvres de reli-
LL ge et de charité. Au lieu d'être.
s derniers des bourgeois, conten-
‘“tez-vous d'être les premiers des’
‘ paysans et des hommes de bien.”
Ce sage conseil ne prévalut pas ; le mal révolutionnaire ronge la France actuelle qui est victime de fausses théories économiques, de notions perverses, de principes subversifs : une philosophie menteuse l’a égarée. L'on a déplacé le travail, l’on a méprisé la charrue, l’on s’est aggloméré dans les
rands centres, l'on s’est porté vers atelier ; la production a été excessive, les crises financières s'en suivirent, les gages baissèrent, les grèves en furent la conséquence. Comme si le travail pouvait jamais faire des lois au capital !
En face de cette situation critique, le Sphynzx de la révolution a posé un problème ; le Socialisme nous en promettait une solution prochaine.
Il commença par rejeter sur la tête du coupable tous les maux des peuples ; il appela sur lui toutes les-im-
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