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: baume consolateur.
N'a-t-il pas fermé l'oreille à tous les enseignements de la vérité ? Ne s'est-il pas moqué de tous les avertissements de l'Eglise ? N’a-t-il pas foulé aux pieds tous les préceptes du décalogue ? N'est-il pas maintenant obligé, comme Sisyphe, à rouler sans cesse le rocher qui l’écrase, sans jamais pouvoir le fixer un instant ? N'est-il pas condamné comme Œdipe à une cécité volontaire et à un aveuglement perpétuel, sans avoir même, pour guider ses pas incertains, l'amour filial, et le dévouement héroïque d’une Antigone mo- :
derne ? :
Pardon, Messieurs, une amie encore plus dévouée que l'héroïne de Sophocle lui reste toujours; c'ect l'Église avec son dévouement maternel, avec ses doctrines divines, avec son zèle ES avec son
emontez donc, ouvriers, du fond de vos loges souterraines vous jeter de nouveau dans les bras de votre mère, contempler encore les resplendissants rayons du soleil, les séduisantes aurores de la vérité. Reprenez votre travail—cette sainte action qui puri-
fie ; retournez autant que possible à vos occupations agricoles : ces salutaires exercices qui sanctifient.
Honorez de nouveau le travail ; là est la vraie félicité.
Homo nascitur ad laborem.
Car sachez que le seul but de la vie humaine est le bonheur, et que son seul moyen est le travail ; que l'unique fin de l’âme est le repos céleste et que la seule voie qui y
- mène est l'obéissance aux lois divi-
nes.
L'erreur moderne est de séparer la théologie de la science ; la morale de sa sanction ; l’âme du corps; la liberté de la foi ; Dieu de l’homme, Comme si la théologie, la morale, la science, la foi et Dieu ne concouraient pas tous à la même fin: la régénération de l’homme par le travail, la sanctification de l'âme par le repentir.
Que les gouvernements reviennent
de leurs erreurs, que l’on cesse de prêcher l’athéisme politique, que l’on rétablisse la confiance dans les sociétés, que l’on ramène la concorde, que l'on ferme les loges, que l'on reconstruise les bases de la famille, que l’on restitue les biens à l’Église, que l'on honore le travail, que l’on observe les lois de Dieu ; lo bonheur, la tranquillité, l'ordre et la paix viendront reprendre possession du DOS : mais à ces seules conditions à.
Homo nascitur ad laborem
A quoi notre cher Canada doit-il d’avoir échappé jusqu'ici aux catastrophes qui ruinent le vieux monde ?
sinon à ses travaux agricoles ? à la salutaire influence de la religion ?
à. la puissante protection de ses armes ?
Il est de notoriété universelle, Messieurs, que Dieu, dans tous les siècles, s’est choisi un peuple de prédilection, qu'il a entouré de soins
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spéciaux, qu'il a affectionné tout particulièrement.
Le grand amour de Jacob pour son Benjamin, le rejeton de sa vieillesse, le fils de ses espérances, —-quand Joseph n'est plus,—n'est-ce pas là qu'’uné image affaiblie de la tendresse de Dieu pour la nation Canadienne, ce Benjamin des peuples de l’univers ?
Aussi voyez-vous la croix, à notre originé, qui fraie notre route à travers
les forêts sauvages de l'Amérique ?
Voyez l'épée chrétienne qui nous assure unë protection efficace contre la barbarie ; voyez la charrue, bénio par la religion, défendue par \’ipée, ui trace dans notre sol vier:0 son écondant silion.
La colonie est alors essentiellement religieuse,—son but étant de convertir les âmes ; —accidentellement guerrière, —il faut se défendre ; naturellement agricole,--les premières nécessités de la vie l’exigent.
Et ces circonstances providentielles font que nous nous développons sous
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l’œil de Dieu, dans l’harmonie, &üans l'espérance «at dans l'amour.
La religion, la guerre et l’agriculture ; savoir, la croix, l'épée et la charrue correspondent aux trois grandes vertus de Foi, d'Espérance et de Charité ; car l’on s'appuie sur la foi, l'on espère en l'épée, l’on donne de notre abondance.
Partout l’on retrouve en ce pays l'image de cette trinité bienfaisante qui rappelle celle du Ciel. De fait, c'est le Dieu-Père qui nous donne la toi, c’est le Dieu-Fils qui est le seigneur des armées ; c’est le Dieu-Esprit qui nous anime de charité.
Et à cette trinité mystérieuse correspond aussi celle des trois sauveurs du pays ;—le Prêtre qui nous enseigne la religion, le Guerrier qui défend notre patrie, le Laboureur qui la rend fertile.
Si ces trois faits ressortent de nos traditions ; trois symboles s'imposent à notre histoire :——la croix étend ses bras dans l'air, au-dessus de la tête de l'homme, pour lui indiquer le Ciel ;
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l'épée, aussi faite en croix, se tient à côté du cœur du guerrier pour lui rendre le courage ; le soc de la charrue, aussi façonné en croix, déchire la terre, sous les pas du laboureur, pour lui assurer son existence.
Le sang du juste, en coulant sur la croix, a sauvé le monde moralement ; le sang justement répandu par l'6pée a sauvé notre peuple—socialement ; la rosée descendue sur le sillon du laboureur nourrit l’homme, individuellement. L'on peut dire de notre cher Canada ce que Turquety disait de sa belle Bretagne : |
Terre glorieuse et féconde
Où la liberté règne, où dans les temps d'erreur La vertu, transfuge du monde,
Se retire d’abord comme Je sang au cœur !
Non, dans les plus beuux jours que l'orgueii
[humain vante,
Quel que soit le siècle ou le lieu,
Non, jamais sol mortel n’a gardé plus vivante L'’empreinte de la main de Dieu.
Oui, nous sommes vraiment un euple de prédilection ; nous semous avoir été choisis pour de grandes choses. Et un jour l'on pourra
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dire des Canadiens-français, en Amérique, ce qu'un grand Pape, autrefois, disait de leurs pères en Europe :— Gesta Dei per Francos. L'arche d’Alliance nous a été transmise :—à nous de conserver ce précieux dépôt. Et comment y parviendrons-nous ? Par J'inion intime avec notre clergé, et en conservant la simplicité de nos m'ours, la naïveté de notre foi, la . Édélité à nos principes ;—trois bases ivligieuses et sociales qui ne se consolident, chez nous aussi, que par nos familles agricoles, et que nos populations civiques ont déjà laissé considérablement altérées.
L'agriculture fait naître l’aisance ; son travail libre ennoblit l’homme ; il n’en est pas ainsi du travail mercenaire de l'atelier. — La culture du sol est une prière qui est portée à. l'Éternel sur les ailes des vents, .
par la voix des tempêt:3, par le chant des oiseaux, par les harmonies de la nature, par l'écho des grands bois, par les voix mystérieuses de la nuit.
À la campagne -tout est riant, tout est verdoyant, tout est gracieux ; le
soleil a plus de rayons, les astres plus de beautés, la nature plus de sourires, et au milieu même des orages, quand partout ailleurs l'horizon est sombre, quand le ciel est couvert d'épais nuages, il reste toujours, quelque part au-dessus de la campagne, une petite échancrure par où le soleil frs comme d’une fenêtre du parais.
Et où est la liberté, Messieurs, si ce n’est chez l'agriculteur ? Où est le contentement ? où est le vrai bonheur ? où la morale est-elle plus pure ?
la foi plus consolante ? l'espérance plus douce ? la religion plus suave ?
le respect plus profond ? l'amitié plus
sincère ? la charité plus compatissante, si ce n’est dans nos campagnes canadiennes et dans nos familles d'habitants ?
Regardez nos villes, Messieurs, avec leurs princières demeures, leurs monuments grandioses, leurs immenses édifices, leurs lar avenues, leurs bruits, leurs discordes, leur agitation, leurs misères, leurs richesses, leur commerce, leurs incertitudes, leur agiotage, leurs catastrophes financiè-
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res, leur fièvre de spéculation, leurs eux de bourse, croyez-yous que le bon-
eur les habite ? que la sécurité y Ste ? que la police nous y met à ’a
ri de tout danger ?
Jétrompez-vous ; derrière les - rideaux de soie coulent plus de larmes en un jour, que vous n’en compteriez dans toute une année ! les sourires de
l’homme d’affaires cachent parfois son anxiété ; le miel sur les lèvres d’un citadin cèle trop souvent l’amertume
de son cœur.
C'est là, au centre des grandes cités qu'habitent les sombres désespoirs, les cuisants remords, les troubles, les agitations, les insomnies, que l'homme des champs ne connaît pas encore, heureusement, en ce pays.
Le suicide, cette faiblesse maladive
des cœurs lâches et des détraqués, est le produit tation fébrile des villes.
Là règne, songez-y, l'orgueil et la bassesse :
en compléter le désespérant tableau :
cerveaux de l’exci- Delille va
Les maux de la misère et ceux de la richesse ; Là, sans cesse atiirés des bouts de l’univers,
Fermentent à la fois tous les vices divers ;
Là, sombre et dédaignant les plaisirs légitimes, . Le dégoût mène au vice, et l'ennui veut des
crimes ; Là, des fripons gagés surveillent leurs complices, Et le repos public est fondé sur des vices ; Là, le pâle joueur, dans son antre infernal D'un bras désespéré lance le dé fatal.
Que d'enfants au berceau délaissés par leur mère ! Combien n'ont jamais vu le sourire d’un père !
Que de crimes cachés! que d'obscures douleurs!
Combien coule de sang ! combien coulent de [pleurs !
La nature en frémit 000000000000 0200000000 0000000080 00000000
Hätons-nous, Messieurs, de dé-
tourner les yeux de ces tristes scènes
pour les reporter sur celles si douces et si paisibles de nos campagnes.
Ah ! puissiez-vous, ô honnêtes }abitants, y couler des jours toujours aussi calmes et aussi heureux que ceux dont vous avez joui depuis la reconnaissance complète de la plénitude de vos droits.
Je suis partisan de Ia théorie de la mission providentielle des peuples :
«“ Aux grands cœurs donnez quelque faiblesse.”?
Car, pour parvenir à sa fin, il faut rester dans les voies tracées par le
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* ciel, dans les limites du devoir, dans
les bornes assigniées à notre mission.
L'âme obéissant aux lois de l’attraction est attirée vers son centre qui est Dieu ; le corps, subissant celles de la pesanteur, s'enfonce dans la terre : pour les retenir à la hauteur où tous deux doivent se rencontrer, il faut la loi de l'équilibre, or, cette
* loi est celle du travail.
. Mais il y a travail et travail ; l’un qui fortifie, l’autre qui énerve ; l’un qui sanctifie, l’autre qui corrompt ; l’un qui élève, l’autre qui rabaisse ; l’un qui enr:oblit, l’autre qui rend esclave. Celui du laboureur est plus sain, plus naturel, plus serein, mieux équilibré que tout autre,
C’est à celui-là que l’homme avait été d’abord condamné. Tant qu'il y resta fidèle, le bonheur accompagna ses pas. Du moment qu'il s'insurgea contre sa sentence, qu'il se créa des besoins nouveaux, qu'il voulut vivre de la vie plus agitée, plus incertaine, plus spasmodique, plus enfiévrée du commerce, de l'industrie, de la spéculation, il dut dire adieu à son bon-
LA CHARRUE. g1
heur primitif, à son paisible repos, aux charmes de sa vie: il fut déroyé, et comme en dehors de sa nn.
Voyez l'antiquité : aussi longtemps qu les peuples vivent de l: culture
e leurs terres, de la garde ‘e leurs troupeaux, de la vie paisibl ; pasteurs, leur existence est douce et riante ; mais aussitôt qu'ils se sont concentrés dans les grandes cités, ils s’y créent des besoins factices qui les dévorent : Thèbes, Memphis, Babylone, Tyr, Sidon, Carthage, en sont des exemples désastreux ; je n’ose pas encore nommer Londres, Paris, Berlin, Chicago et New-York, Aux orateurs de l'avenir de proclamer
‘sur leurs ruines les vérités que j'é-
nonce.
Hélas ! la terre n'a pas voulu comprendre les enseignements d’en Haut !
Aussi est-elle sans cesse travaillée en deux sens diamétralement opposés, par deux forces qui se repoussent, par deux puissances qui s’entrechoquent, par deux énergies qui s’entreheurtent, par deux principes qui s'entredétruisent, par deux drapeaux
qui luttent pour sa possession : celui de tour et celui de la haine ; celui du bien et celui du mal; celui de
l’obéissance et celui de la révolte : :
celui de la satisfaction dès peuples
catholiques et celui des revendica-
tions sociales des nations révolution-
nairés. ; celui de l'affirmation divine êt celui de la négation satanique.
Pour le chrétien, le travail est un châtiment et une récompense ; pour l'impie, le travail est une peine sans mélange de joie, sans compensation, sans bienfaits Pour celui-là, l'homme est né pour le travail ‘ pour celuici, pour-les jouissances. :
L'Amérique du Nord échappe à ces bouleversements sociaux ; il y a chez elle une sève, une vie, une activité qui la sauve encore des cataclysmes qui menacent l'Europe, qui ont perdu l'Afrique, qui ont englouti l'Asie,
Le peuple canadien se forme dans des circonstances exceptionnelles, ‘dans des.conditions heureuses. Tout est grand dans son origine, tout est sublime, tout est légendaire, tout est mystérieux ; les nécessités mêmes de
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se vie l'attachent à la culture de la
terre ; son système seigneurial lui en fait une obligation rigoureuse.
Aussi voyez ses premières familles
s’y livrer, comme les derniers de ses
paysans. L'exemple, aussi contagieux ur le bien que pour le mal, part de aut. C'est Mgr de Laval qui, de ses propres deniers, fonde une’ ferme
‘modèle à St-Joachim et le premier
collége agricole de notre pays ; c'est Char plain, le fondateur de Québec,
c'est de Maisonneuve, le père de Mon-
tréal, c'est Boucher, le gouverneur des
. Trois-Rivières, c'est Talon, l'intendant Le puni de la nouvelle France, c'est
uchereau, le fondateur de Natchitochés, c'est Aubert de la Chonaiïe, de Chambly, de Varennes, de Sorel, Vin-
… cent de Hautmeyil Legardeur, Leber,
Robert de la salle Langlade, de Lamotte Saint-Paul, Dugué de Bois Brillant. et tant d'autres valeureux
- officiers qe partout s'étaient multir
pliés sur les champs de bataille ; qui
répandirent leur sang à flots pour
conserver à la France un empire
dont elle n’était plus digne; qui vont - maintenant se faire défricheurs, colo-
nisateurs, cultivateurs, fondateurs de
“gé ra onorx L'ÉPÉR ET |
seigneuries, À organisateurs de parois- d
ses, en ur mot habitants téls que nous
. l'entendons en ce pays. Continuons cette grande œuvre en aïdant les
sociétés de colonisations di vonime
celle de St-Saüveur de
uébec, entretient chaque année à ses propres
frais, dix à douze colons au Lac
St-Jedn. Archimède ne demanilait vu levier pour soulever le monde. otre obole donnée à l’œuvre de la
colonisation consolidera la nationalité dans la Province de Québec, C'est
la culture du sol qui nous valut notre énergie, notre force, nos mœurs
simples, nôtre foi vive ; qui nous firent
résister à tous les obstacles, soutenir toutes nos luttes, affronter tous les périls, remporter tant de victoires.
Nous 6tions là où la Providence nous
voulait. | |
Eh bien ! Oui. © cher Canada !
Eh bien ! dans l'avenir cs qui fera ta gloire … Ce n'est pas ce progrès que l'on a peine à croire
Nites Chemins de fer, ni leurs réseaux de fou. Ce sera la légende immortelle et bénie
De ces cœurs pleins de foi qui donnèrent leur vie
Pour le droit et pour Dieu. : | Le La colonie pon lentement mais sûrement après la cession :—car nous ne fûmes jamais conquis.
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laires et solidement assises, ni de nom
LE” LE » Ÿ CN 24 L " ” à + C7 PL er ee QUE REY Fé M Hi ? a: PEN: sb à dits Der :4 # Ÿ £ 05 x k }
… Mais bientôt deux causes néfastes
devaient ralentir nos succès ; ces causes s'aggravèrent surtout . depuis notre révolution.
Ce furent 1o l'éducation et partant:
le trop grand nombre d'hommes de
professions libérales, 20 le refus de travailler la terre et conséquemment - notre agglomération dans les villes,
et notre émigration dans la Républi-
‘que voisine.
Jo. Notre système de haute éduoation importé du vieux monde, pou-
vait être très-bien adapté à notre Canada, il y a cinquante ans et plus; il ne répondit pas absolument dans
“la suite aux exigences de notre société.
Son effet immédiat fut de jeter chaque année, dans nos grandes villes, des centaines de jeunes gens qui auraient
. dû employer leur énergie aux travaux des champs, de déclasser nombre dé familles ; c'était presque renouveler la faute de Louis XIV ; c'était enlever, ‘à la culture, des bras utiles et créer
une classe oïsive de consommateurs
. improduotifs. IL’on oublie trop qu'il
n'y a pas ici de grandes fortunes sécu-
96 LA OROIx, L'ÉPÉE ET.
breuses carrières ouvertes, comme en Europe, à la jeunesse. Que l'on relève
le niveau des hautes études, tant que
l'on voudra, mais que l’on fasse un triage judicieux ; que l'on enseigne à ceux qui doivent retourner à la charrue les sciences agricoles, les connaissances pratiques de la vie des campagnes ; à ceux qui doivent se
livrer à l’industrie et an commerce que l'on inculque les notions néces.
saires à ces fins.
Le plupart de nos couvents ne répondent pas, comme ils devraient le faire, aux besoins de notre pays ; voilà comment on fausse notre vocation.
Diogène armé d'une lanterne, en plein midi, cherchait un homme! Avec la vue de notre mission agricole, cherchez une véritable femme de cultiva-
teur sortie de nos couvents et vous éprouverez la surprise de l’interro-
gateur du philosophe grec. Il est
indéniable que nos colléges ont puissamment contribué à sauver notre
nation, aussi gardez leur caractère de piété, de foi, de science, maïs corrigez et ajoutez selon les besoins des temps et des circonstances. N'oubliez pas que les pratiques Bretonnes vivent
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LA GHARRUE 9 à côté de nous. Faites en sorte, que le laïcisme n'ait jamais raison contre vous. (Grâce au- clergé canadien, la
réaction s'opère déjà de toutes parts— dans l'éducation.