Première édition, in-S», t. lU
4. VioUet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier, t. Il, Orfèvrerie, p. 2210, donne une excellente chromolithographie de la plaque d'émail qui recouvre le tombeau des enfants de saint Louis à Saint>Denis. Vopus lemoviticum y est très caractéristique.
im
de composition que nous retrouvons dans la décoration de la chasse Soltykoff, pièce d'émaîllerie rhénane, dont les Annales archéologiques ont donné plusieurs reproductions, entre autres t. XXI, p. 105.
Dans la fleur, aucune trace de rouge : le fond du triangle est d*émail vert; le jaune, le bleu et le blanc, voilà les trois seules couleurs que nous retrouvions dans le feuillage. On ne peut pas nous objecter que siur une crosse ces rinceaux n'auraient pas leur raison d'être : nous les rencontrons en effet sur toutes celles des siècles suivants, celle par exemple du Cabinet des Médailles (s. n*"), venue du Trésor de Notre-Dame de Paris (reproduite dans Bastard, p. 413); celle de Sainte-Colombe à Sens*, pour n'en citer que deux, dans lesquelles Yopvs Lemoviticum est bien évident. Les inscriptions enfin sont creusées au burin et remplies d'émail noir.
Pour notre part, au point de vue des origines, nous serons moins afïïrmatifs que M. Darcel. Que Cologne, que Verdun soient deux centres, et les plus importants de Técole rhénane, cela est hors de discussion : mais peut-être, faudrait-il simplement se borner à faire une distinction très nette entre une école qu'on pourrait appeler du Nord et l'école limousine. C'est là vraisemblablement la véritable subdivision en Occident de l'école byzantine, qui lègue à toutes les deux les mêmes procédés, que chacune développe suivant son inclination artistique. Elles se distinguent bientôt l'une de l'autre par des caractères spéciaux, ceux que nous résumions tout à l'heure, d'après MM. Darcel et l'abbé Texier. Mais, certainement, si Cologne et Verdun furent les deux centres d'inspiration de l'école du Nord, il n'est pas douteux qu'un certain nombre de monastères durent abriter, ainsi que nous le constatons par l'école limousine, les artistes qui se rattachaient à cette école. Dans beaucoup de monastères, il y eut des moines orfèvres