‹ La croyance à l'immaculée conception de la Sainte Vierge ne peut devenir dogme de foiChapitre 13 sur 35 · Ils prouvent la nouveauté de cette opinion · texte numérisé non relu

Ils prouvent la nouveauté de cette opinion

I. Une fois que le docteur Scot eut proposé publiquement le sentiment de la conception immaculée, ainsi que nous l'avons vu , ce sentiment fit en moins de cent ans des progrès rapides. Les Dominicains l'éprouvèrent en 1388 à propos de laffaire de Jean de Montson. Ces progrès toutefois n'ont rien d "étonnant; car qui ne sait combien tout ce qui paraît pouvoir avancer rhonneur de la bienheureuse Mère de Dieu est populaire dans l'Eglise. Mais les progrès mêmes que fit ce sentiment au temps dont nous parlons sont une preuve bien claire qu'il était alors tout nouveau. En effet, ce n'est pas seulement au XIV^ siècle que les fidèles catholiques commencèrent à être dévots à la bienheureuse Vierge; au contraire, c'est de tous les temps, à partir du 1^^ siècle du christianisme , qu'une dévotion tendre et vive pour cette Vierge des vierges fut l'apanage des

vrais chrétiens. Par conséquent , ce zèle de dévotion qui au XIV® siècle accrédita , parmi les fidèles, le sentiment de la conception inomaculée n'aurait point attendu cette époque s'il eût été proposé plus tôt. Oui, n'en doutons point, si le sentiment de l'immaculée conception avait été proposé aux fidèles par les pasteurs et les docteurs des premiers siècles, dès les premiers siècles il eût été universel ^ et il n'y aurait pas eu des progrès à constater làdessus au XIV® siècle. Donc , puisque ce sentiment est resté jusqu'alors à paraître accrédité parmi les fidèles, la chose est claire et indubitable , c'est parce que ce n'est qu'alors qu'il a été proposé.

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