‹ La croyance à l'immaculée conception de la Sainte Vierge ne peut devenir dogme de foiChapitre 23 sur 35 · LA DERNIÈRE PARTIE DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LA DERNIÈRE PARTIE DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

I. Esprit de l'Eglise à l'égard des légendes fausses ou superstitieuses. — II, Faits et canons à ce sujet. — III. Discipline fondée sur la raison et l'Ecriture. — IV. Deux passages de l'Apôtre contre les fables dévotes. — V. Doctrine et exemple de Jésus-Christ. — VI. Conséquences funestes de l'abus dont nous parlons. —VII. Quelles sont les fausses légendes qu'on a ici en vue. — VIII, Elles ne sont point dans l'Ecriture : ce qui s'ensuit. — IX. Elles ne sont point dans la tradition. — X. D'une prétendue tradition orale. — XI. C'est un point de la tradition des Pères , que ce qui doit être cru de la Passion est tout dans les Ecritures. — XII. Il est contraire à l'Ecriture et à la tradition de dire que Simon ne fit qu'aider Jésus à porter sa croix : [il la prit et la porta tout entière : témoignages. — XIII. Les chutes de Jésus-Christ sous le poids de la croix, après la scène du Cyrénéen , sont contraires à la sainte Ecriture et au sens commun. — XIV. Le fait de la dévote Véronique est contraire à l'Ecriture et à la tradition. — XV. C'est une légende décriée par

tous les savants et une fable forge'e dans le moyen-âge : preuves.

— XVI. C'est une superstition par cinq endroits différents : preuves.

— XVII. La rencontre de la sainte Vierge sur le chemin du Calvaire est une pure invention mal en rapport avec l'Ecriture. — XVIII. Il en est de même de la contemplation qu'on lui attribue après la descente de la croix. — XIX. Des autorités qu'on peut proposer en faveur de ces fausses légendes. — XX. Réponse à deux faux préjugés. — Conclusion.

I. Ce ne fut jamais l'esprit de l'Eglise qu'on mêlât au culte et à la doctrine, sous prétexte d'édification, des superstitions ou des faussetés d'aucune espèce. C'est là, au contraire, un abus qu'elle condamne; dans toutes les occasions qui se sont présentées, elle l'a expressément défendu. L'Eglise n'entend donner à ses enfants d'autre nourriture que celle de la vérité solide ; tout mensonge mêlé à ces pratiques lui fait .horreur ; tellement que , peu satisfaite de proscrire de son enseignement ce qui serait d'une fausseté manifeste , elle en exclut encore ce qui est incertain et a seulement l'air d'être faux. Qusdirai.je, enfin? Pour couper court à labus dont nous parlons , l'Eglise a voulu par ses canons, soit dans les temps anciens , soit dans les temps nouveaux, qu'on ne lût dans les assemblées des fidèles que la sainte Ecriture.

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