‹ La croyance à l'immaculée conception de la Sainte Vierge ne peut devenir dogme de foiChapitre 7 sur 35 · I. Plainte de Pothon qui le prouve · texte numérisé non relu

I. Plainte de Pothon qui le prouve

I. Saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, écrivant à Rome ce que nous avons rapporté de lui , nous est témoin pour l'Angleterre et l'Italie; saint Bernard nous est témoin pour la France ; le passage que nous allons rapporter nous sera témoin pour l'Allemagne du fait que le sentiment de l'immaculée conception n'y existait pas encore au temps dont nous parlons, c'està-dire au milieu du XIP siècle. Pothon, prêtre et moine de l'abbaye de Prum, en Allemagne, écrivant, au rapport de Fleury, vers l'an 1154, un an après la mort de saint Bernard, se plaignait des nouvelles dévotions que l'on introduisait dans les monastères, et disait : « Quelle » raison nous a portés à célébrer ces fêtes : la )) fête de la sainte Trinité et la fête de la )) Transfiguration de notre Seigneur? Quel- » ques-uns même y ajoutent la fête de la Con-

» ception de sainte Marie, qui paraît plus ab- )) surde (1). )>

II. Si l'opinion de l'immaculée conception eût existé en ce temps-là dans les églises d'Allemagne, la fête eût pu paraître à Pothon hors de propos; mais voilà tout. Il ne pouvait la traiter d'absurde^ que parce qu'on n'avait pas encore entendu parler de croyance à l'immaculée conception.

(1) Fleury, liv. LXXI , n. 36.

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