CLX. — CÉSENE iétats pontificaux
Henri Orfei, Évêque de Césènc, écrivant au Pape, en 184'.‘, exprime d’abord h Sa Sainteté la grande joie qu'il avait éprouvée lorsqu’il apprit, par l’Encyclique du 2 février de la même année, qu’elle se proposait d’exaucer un jour les vœux des Évêques et des pieux fidèles, en définissant par un décret solennel comme doctrine de l'Église catholique l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Il rendit ensuite témoignage de la piété et de la ferveur avec lesquelles le clergé et les fidèles de son diocèse honoraient et invoquaient publiquement, en vertu d’un Induit apostolique, la Mère de
ritum, Deo danlc, profil eor. Cervix, Jdilvs oct. (1849 : Pareri, etc., vol. H, pag. 219.
(1) Vienne, le 8 septembre 1854 : Pareri, cic., vol. IX, app. II, pag. 15.
Dieu comme Immaculée dans sa Conception, comme ayant été conçue sans tache. Et il lit lui-même sa profession de foi en déclarant que, depuis son enfance, il avait constamment vénéré la Très-Sainte Vierge Marie comme ayant été entièrement exempte du péché originel. Il ajoutait que les preuves de cette croyance, tirées de l’Écriture sainte, des témoignages des saints Pères, des constitutions des Souverains Pontifes et du sentiment général des fidèles, étaient si fortes qu’il était persuadé que rien ne s'opposait h ce que cette même croyance fût enfin définie par un decret solennel (1).