‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 177 sur 279 · CCLIV. — FH ASC ATI (états i'o.ntificaix · texte numérisé non relu

CCLIV. — FH ASC ATI (états i'o.ntificaix

Le Cardinal Mattéi, Evêque de Frascati, écrivait au Saint- Père, en 18W, que rien n’était plus conforme à ses vœux et aux désirs de son diocèse que la définition dogmatique qui proclamerait, comme article de loi, que la Bienheureuse Vierge Marie a été conçue sans la tache du péché originel (1).

Nous avons une autre lettre de cet Eminent Cardinal ; écrivant à Sa Sainteté, comme Archiprêtre de l'Eglise patriarcale de saint Pierre, il s’exprimait ainsi : « Bienheureux Père, tandis que les fidèles des différentes parties du monde désirent ardemment et demandent avec instance que ce qu’ils se glorifient d'avoir cru pieusement jusqu’ici, touchant l’immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie, soit mis au nombre des dogmes de notre très-sainte foi par un décret suprême de la Chaire de Pierre, l’Archiprètre de la Basilique vaticane et patriarcale, le Chapitre et le clergé de cette Basilique, ne le cédant à personne en dévotion et en piété envers la Mère de Dieu, ne peuvent se dispenser d’unir leurs vœux et leurs très-humbles prières aux vœux des fidèles, pour la plus grande gloire du Dieu tout-puissant et de sa Très-Sainte Mère.

« Ainsi le Chapitre de Saint-Pierre désire fortement et demande avec les plus vives instances h Votre Sainteté que le Siège Apostolique sauclionne enfin, par un jugement solennel et propose comme dogme de foi ce frès-insigne privilège qui exemple de la tache originelle cette femme, bénie entre toutes les femmes, qui a été choisie de toute éternité pour être la coopératrice du salut du monde ; qui a été annoncée par Dieu lui-même h nos premiers parents, immédiatement après leur chute, comme devant briser la tète du serpent; qui devait enlin être honorée de la dignité de Mère de Dieu.

(I) Neapoli, die 31 maii 1S49 : Pau»i, etc., vol. 1. |>.’K. 251.

en concevant et en menant au monde le Sauveur des hommes, le Fils du Père Éternel.

« Ce sera certainement une très-grande joie pour le peuple chrétien de voir confirmer par un oracle définitif du Siège Apostolique la croyance louchant l’immaculée Conception de la Très-Sainte Vierge; croyance qui, étant fondée sur les preuves les plus solides, s’est pieusement répandue partout et a retenti de plus en plus dans le monde catholique ; qui a pour elle le suffrage des Évêques, des I’ères, des Conciles, des Docteurs, des Théologiens, des Ordres Religieux, des Universités, le consentement commun des peuples, et, ce qui est beaucoup plus, le Saint-Siège lui-même, qui l'a constamment favorisée (1). »

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