CCLXX. — GOYAZ( Brésil
François Ferrera de Azevedo, Évêque de Goya/., répondit à l’Encyclique du 2 février, par sa lettre du 10 août 1849, adressée au Saint-Père. Comme Curé, comme Prélat, comme Évêque, il avait toujours prêché que Marie a été conçue sans
(I) Yiennæ ad Danubium, 12 niaii 184!) : Pareri, etc., vol. I, pag. 177.
péché, et il voulait le répéter jusqu’à la fin de ses jours. Cette doctrine lui paraissait une conséquence rigoureuse des desseins de Dieu sur Marie. 11 l’appuyait aussi sur l'enseignement des Universités, sur la croyance des Ordres Religieux et les actes des Souverains Pontifes. Il la représentait comme enracinée dans son diocèse, et il concluait en disant à Sa Sainteté que, par l’élévation de l’immaculée Conception au degré sublime de foi catholique, elle glorifierait la Sainte Trinité, qui voyait en Marie une Fille, une Mère, une Épouse. Enfin il hâtait par ses vœux le jour heureux de celte proclamation, dans la crainte que son âge de quatre-vingl-ciuq ans ne lui permit pas d’en être le témoin (1).