XIX. — ALBEN'GA (états sardes
L’Église d’Albenga professait aussi , comme les autres Églises, l'immaculée Conception de la Vierge Marie. Au rapport de M. Biaee, Evêque de cette ville, les lidèlcs de ce diocèse avaient une dévotion particulière pour la Conception sans tache de la Bienheureuse Mère de Dieu; déjà depuis
(1) Voyez Baltimore.
(2) Albæ Régie, die lOoct. 1854 : I’areri, etc., vol. IX, «pp. II, pag 03.
longtemps elle était vénérée sous ce titre, comme Patronne principale de toute la Ligurie. 11 ajoute que la doctrine de l’immaculée Conception de la Sainte Vierge est proposée comme devant être enseignée au peuple, dans le Catéchisme à l'usage du diocèse, publié par son prédécesseur, Vincent Dania, de l’ordre de Saint-Dominique.
Quant au clergé, il ne pouvait pas avoir une autre croyance que celle du peuple, puisque la croyance des simples lidèles dépend de l’instruction qu’ils reçoivent du clergé. Cependant, quoique tous les ecclésiastiques fussent persuadés que la Vierge Marie a été, par un privilège particulier, préservée de toute tache originelle, quelques-uns pensaient que l’Écriture et la Tradition laissaient quelque chose a désirer sur la question de savoir si ce privilège pouvait être proposé aux lidèles comme dogme de foi. C'est pourquoi, tout en se montrant favorable a une décision solennelle touchant l’immaculée Conception de la Vierge Mère de Dieu, l’Évéque d’Albenga pensait que cette définition devait se borner a infliger l’anathème à celui qui aurait la témérité de dire que l’Église catholique se trompe, lorsque, selon le sentiment commun des fidèles et la doctrine des Pères, Elle enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie a été entièrement exempte de la tache originelle, même dans le premier instant de sa Conception. Mais ce Prélat, se défiant de sa prudence et de son sentiment, déclarait en même temps qu'il s’en rapportait a la sagesse et au jugement infaillible de Sa Sainteté : Cujus intérim sapientiæ ac infallibili jiulicio me hnmililer submitto (1).