‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 223 sur 279 · CCCXLV. — LUGO (Espagne · texte numérisé non relu

CCCXLV. — LUGO (Espagne

Fr. Snnliago-Rodriquez Gil, de l’ordre des Frères Prêcheurs, Evêque de Lugo, manda au Saint-Père, en date du 10 septembre 1849, qu’il s’élail empressé de remplir ses pieux désirs exprimés dans l’Encyclique du 2 février. 11 mentionnait la propension innée des Espagnols a adopter tout ce qu’on leur proposait comme plus glorieux pour la Mère de Dieu ; les lois qui imposaient à tous ceux qui devaient recevoir des grades académiques, des bénéfices, ou quelque charge importante, de quelque nature qu’elle fût, le serment de défendre l'immaculée Conception, et enfin l’usage où était

(I) Pmrm, de., rot. IV, pag. 8.

le clergé séculier et régulier de- réciter l’Office de la Conception, tel qu’il avait été adopté du temps de Charles III (1); cependant il ne pensait pas pour cela (non plus que quelques théologiens espagnols de premier ordre) qu’il y eut nécessité ou opportunité à rendre actuellement une définition dogmatique, et il y opposait quelques difficultés : l'objet de la pieuse croyance ne lui paraissait pas suffisamment exprimé dans l'Écriture sainte ou dans la tradition constante ; mais il ajoutait que, en fils dévoué et obéissant de la sainte Eglise catholique romaine, il soumettrait son esprit et son cœur aux décisions de son Chef suprême, si Sa Sainteté en jugeait et définissait autrement (2).

Au commencement du dix-huitième siècle, le Chapitre de la cathédrale de Lugo était plus exprès.

En 1714, a l’exemple des Évêques et des Chapitres des Églises du royaume d’Espagne , il écrivait au pape Clément XI pour solliciter du Saint-Siège la définition dogmatique de l’immaculée Conception de la Vierge Marie. Il demandait que ce mystère lût défini et proclamé comme article de foi (3).

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