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suffrages du clergé et considéré mûrement la dévotion du peuple, il se faisait une joie et un honneur d'attester ii Sa Sainteté que sa vénération et celle de son troupeau envers l'ineffable privilège de la Mère de Dieu avaient toujours été sans bornes, cl qu’il désirait ardemment que le culte qu’ils lui rendaient comme Immaculée lût décerné h cette Reine des cieux par un jugement Apostolique. Chaque année, dans son diocèse, les prédicateurs s’attachaient à démontrer la vérité de cette prérogative, le jour de la fêle de la Conception, à la grande satisfaction des auditeurs. Elle était autrefois un litre d’invocation dans les prières privées, et lorsqu'elle le devint également dans la Liturgie et la prière publique, en vertu d’une concession du Saint-Siège, ce fut le sujet d'une grande joie et d’une vive reconnaissance pour le clergé et pour le peuple. Et telle avait toujours été la persuasion, la croyance de l’I-glise de Yerceil. Ses anciens Bréviaires. antérieurs au seizième siècle, contenaient un Office complet de l'immaculée Conception Quant à son sentiment personnel, M. d'Angennes déclarait qu’il n'avait jamais eu le plus léger doute relativement à ce privilège de la Vierge ; qu il en avait propagé le culte, selou ses forces, parmi les populations, et qu’il venait d’éditer le nouvel Office de celte fêle pour son diocèse et pour tous ceux de sa province. Il indiquait ensuite quelques-uns des motifs de celte pieuse croyance, auxquels il s’arrêtait comme étant bien suffisants. El enfin, unissant scs vœux à ceux des Évêques et des diocèses qui avaient humblement sollicité auprès du Siège Apostolique une définition solennelle, il assurait à Sa Sainteté que cet oracle du Pasteur suprême serait reçu avec bonheur par tous les peuples chrétiens (1).
En 1844, M. d’Angennes avait exprimé à Grégoire XVI les mêmes sentiments et les mêmes vœux, dans une lettre où se trouvent réunis l’accent du zèle épiscopal, une conviction profonde et des considérations pressantes, et qui avait pour
(1) Vcrcellis. die 3 decombris ann 1849 : Paref!., etc., vol II, pag. 408.
but d'obtenir tout à la fois la faculté, pour toute l’Église, d’insérer le mot lmmaculata dans la Liturgie, et la délinition dogmatique de l'immaculée Conception, par un jugement infaillible de celui qui a reçu la charge de paître tout le troupeau de Jésus-Christ il).
DCXXXV.— VERDUN (frakce).
M. Rossât, Évêque de Verdun, répondit h l’Encyclique du 2 février par une lettre au Souverain Pontife, en date du 26 octobre 1851. Ce Prélat ayant prescrit des prières publiques, selon les intentions de Sa Sainteté, les fidèles s 'étaient empressés d'y prendre part. Leur dévotion envers l’immaculée Conception était fort ancienne. Dès le quinzième siècle, ils en célébraient la fête, ex prsecepto, de concert avec le clergé, comme on le voit par les livres liturgiques de la Lorraine imprimés k cette époque. Vers la lin du siècle suivant, des confréries de l'immaculée Conception s’étaient établies dans presque toutes les paroisses, par suite de l’initiative du Bienheureux Pierre Fourier. et avec l'approbation du Saint- Siège. I)e leur côté, les Evêques de Verdun, pour répondre k cette piété des peuples et k la tradition séculaire, avaient réuni dans l'Office qui portait ce même titre tous les monuments qui attestent ce privilège de Marie, et le prédécesseur immédiat de M. Rossât avait sollicité et obtenu de Gré-goire XVI la faculté d’ajouter k la Préface de la Messe le mot lmmaculata. Après avoir assuré k Sa Sainteté que son clergé et son peuple fidèle désiraient vivement voir celte prérogative de Marie définie par un jugement solennel, l’Évêque exposait son propre sentiment. Enfant de l’Église de Lyon, la première qui ait proclamé dans les Gaules l’immaculée Conception de la Sainte Vierge, il y avait toujours cru comme k une doctrine digne de la piété chrétienne et de la foi catholique. « Je pense et déclare, di-
(1) Vercellia, 25 jan. 1844 : Parf.ri, etc., vol. IX, pag. 33.
sail-il encore, qu'il peut être défini, comme dogme de l’Église, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été entièrement Immaculée, et parfaitement exempte de toute tache originelle. Qu'il soit donc permis a l’Evêque de Verdun , Très-Saint Père, de conjurer humblement Votre Sainteté en son propre nom, et au nom du clergé et du peuple fidèle, de rendre solennellement, et avec la sagesse que vous faites éclater aux yeux du monde chrétien, celte définition qui a pour elle le sentiment nnanime des Docteurs, que réclament les vœux de la piété, le culte de la Bienheureuse Marie, l’honneur dû a Jésus-Christ, l’ornement et la sécurité de notre Mère la sainte Eglise, et enfin la splendeur et la gloire de votre pontificat (1). »
Déjà en 1845, Augustin-Jean Le Tocrneüb, Evêque de Verdun, avait écrit au Pape Grégoire XVI pour lui exprimer le vœu que la croyance généralement reçue dans l’Eglise touchant l’immaculée Conception de la Vierge Marie fût définie par le Saint-Siège comme dogme de la foi catholique. Il ajoutait que tous applaudiraient a cette définition en s’écriant : Pierre a parlé par Grégoire, Petrus per Gregorium locutus est (2).
Nous ajouterons : Le Bréviaire imprimé en 1779, par l’autorité de Henri-Louis-René Desnos, Evêque de Verdun, contient un Olfice propre dont les quatrième, cinquième et sixième leçons sont consacrées à prouver la pieuse croyance de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, de Beat se Marix Viryinis lmmaculata Conceplime, par l’enseignement des Saints Pères, par le décret du Concile de Bâle et par celui du Concile d’Avignon de l’an 1457, qui en prescrit l’observation ; par le Concile de Trente et les constitutions des Souverains Pontifes, notamment de Sixte IV, de
(1) Vinl uni, die 26 oclobris 1851 : Pareri, etc., vol. VH, supplément, pag. CXXXVI.
(2) Voyez Arras.
Paul V, de Pie V. de Grégoire XV et d’Alexandre Vil; par le statut de l'Université de Paris, qui exigeait de ceux qui se présentaient pour les grades académiques qu’ils prissent l’engagement, sous la foi du serment, d’enseigner et de défendre le privilège de la Conception sans tache de l'auguste Mère de Dieu. On y établit aussi celte vérité par l'institution de la fêle de la Conception (U. Si cet Office avait eu pour lui une autre autorité que celle de l’Evêque et de son vénérable Chapitre, on pourrait le regarder comme un des plus beaux monuments de la croyance de l'immaculée Conception.
I,e même Prélat nous donne une nouvelle preuve non moins frappante de sa croyance et de la croyance de son Église touchant la glorieuse prérogative de la Vierge Marie dans le Rituel qu’il a publié en 1787, h l’usage de son diocèse. On lit dans ce Rituel, à l'article des annonces, que les curés devaient faire au Prône la formule suivante pour ce qui concerne la Tête de la Conception : « Nous célébrerons (tel jour) la fêle de la Conception de la Très-Sainte Vierge Marie. Celte fête, M. F., doit être pour tous les chrétiens le snjet d’une grande joie, puisque la Conception de Marie est comme l’aurore qui nous annonce le soleil de justice, Jésus-Christ notre Sauveur. Admirons les prodiges que le Seigneur a opérés dans celte auguste Vierge. Elle a été enrichie des trésors de la grâce, et ornée de tous les dons de l’Esprit-Saint, au moment où les autres hommes sont enveloppés dans la masse corrompue du péché. Destinée à mettre au monde le Saint des saints, ne devait-elle pas être la plus pure de toutes les créatures? El votre piété ne vous porte-t-elle pas à penser qu’il eût été indigne de Jésus-Christ que l’arche vivante, dans laquelle il devait reposer, eût été infectée par le péché? Marie, dit saint Ambroise, est une plante mystérieuse qui n’a ni le nœud du péché originel, ni l'écorce du péché actuel. Saint Augustin veut qu’on ne parle en aucune façon de la Sainte Vierge quand il s’agit du péché, à cause de l’honneur que
(1) BrovUrwn Virduneme, etc.; Vintuni, 1779.
l'on doit à son Fils Notrc-Seigncur Jésus-Christ, et le saint Concile de Trente déclare que son intention n’est point de comprendre la Bienheureuse et Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, dans son décret sur le péché originel il).»
DCXXXVI. — VEROLI (états pontificaux).
Mariano Ventubi, Évêque de Veroli, répondit h l’Encyclique du 2 février par une lettre qu'il adressa au Souverain Pontife, le jour des Noues de décembre 184!t. Pénétré du sentiment des douleurs et des maux de l'Église, il se réjouissait par la perspective de voir renaître pat tout la paix cl refleurir la Religion à la faveur du décret qui définirait l’immaculée Conception de Marie. Jamais cette prérogative de la Mère de Dieu n'avait été pour lui l'objet d’aucun doute. Sa conviction reposait principalement sur la croyance perpétuelle des Églises orientale et occidentale, et sur le culte qu’elles avaient rendu, dès l’origine, h la Vierge conçue sans péché. Après avoir montré sur ce point la chaine de la tradition partant du premier siècle et s'étendant jusqu’il nous, dans les témoignages liturgiques, dans les oracles des Pères et des Docteurs, dans la doctrine des Conciles, dans l’établissement général de la fêle du 8 décembre, dans l'assentiment universel des Evêques et les concessions faites par les Souverains Pontifes, il félicitait Sa Sainteté de ce qu'il lui était réservé de faire briller sans nuages celle étoile qui rendrait la tranquillité h l’Eglise et la paix au monde. « C’est là mon vœu, ajoutait il ; c’est celui de cette Eglise de Veroli, où il n’y a ni hameau, ni bourg, ni cité qui ne possède quelque congrégation, quelque autel ou image en l'honneur de l’immaculée Conception, et qui ne l'honore par des neuvaines, par des messes solennelles et des têtes publiques. Oui, c’est là le vœu de mon cœur et le vœu de mon diocèse, que je soumets toutefois au jugement du Saint-Siège Romain (2). »
(1) Rituel du Diocèse de Verlun, etc. ; Verdun, 1787, tom. II, pag. 371.
(2) Vendis, N unis decembris 1849 : Paiieui, etc., vol. Il, pag. 412.
DCXXXVII. — VÉRONE (hoï.ume eombard-vémtien).
Jean-Picrre-Aurèlc Mctti, Évêque de Vérone, répondant à l’Encyclique du 2 fé.rier 1849, croyait pouvoir affirmer sans craindre de se tromper que le clergé et le peuple de son diocèse avaient la plus graudc dévotion envers la Bienheureuse Vierge Marie, et que c'était pour satisfaire h leurs vœux et à leurs demandes réitérées qu’il avait sollicité, en 1843, la faculté d'insérer le mot Immaculata dans la Préface de la Messe de Ccmceiitione et l’invocation Reine conçue sans tache dans les Litanies de Loretle; ce qui lui a été accordé par le Pape Grégoire XVI. « Si donc, ajoutait-il, il plaît à Sa Sainteté d’honorer la Très-Sainte Vierge en définissant son Immaculée Conception, nul doute que tous, sans en excepter un seul, ne reçoivent cette définition apostolique avec la plus grande joie. » L’Évéque ne pensait pas autrement que ses diocésains : il désirait souverainement que ce sentiment que notre Mère la sainte Église a toujours favorisé fût décrété comme article de la doctrine catholique (1).
DCXXXVI11. — VERSAILLES (fiunce).
M. Gnos, Evêque de Versailles, a répondu h l’Encyclique du 2 février 1849. par une lettre du 12 septembre de la même année. Voici quelques extraits de cette lettre : « Très- Saint Père, nous pouvons assurer, et c’est pour nous au milieu de nos labeurs une bien douce consolation, que le clergé et les ûdè'es de notre diocèse vénèrent sans hésitation la Conception Immaculée de Marie, et sont disposés à recevoir, avec une soumission mêlée d’une joie vive et sincère, le décret par lequel Votre Sainteté la proposerait h leur foi. Le culte de la Sainte Vierge a poussé, même aux environs de la
(1) Opto vehemenlissime ut sententia h»c, cui semper farit Sancta Mater Ecclcsia, lanquam calholicæ doclrinæ articulas decernatur. Yeronx , die 14 aprilù 1849 : Paueri, etc., vol. I, pag. 89.
capitale (Paris), de trop profondes racines, il y a produit de lmp heureux fruits de salut, pour que les chrétiens fidèles qui placent en Marie, après Dieu, toute leur espérance, ne voient pas avec bonheur la gloire de Marie prendre de l’accroissement par la reconnaissance solennelle d'un de ses plus beaux privilèges...
« Les paroles de la sainte Écriture qui nous présentent Marie comme une Vierge pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes, l'attention des Pères et des Docteurs à toujours excepter Marie lorsqu’ils parlent de la tache origiuelle, la persuasion générale, soit réfléchie, soit instinctive, du peuple chrétien, que Marie a été toute pure, toute sainte, toute belle dès sa Conception, et surtout les décrets du Saint-Siège qui ont défendu de ne rien dire qui pût préjudicier à celte si douce croyance, et qui ont autorisé plusieurs diocèses, entre autres celui de Versailles, à la consacrer dans la Liturgie; tous ces motifs nous donnent la confiance que Marie a été conçue sans péché, et que son divin Fils a confié aux Apôtres cette vérité pour qu elle fût transmise à ses enfants de tous les siècles. Nous serions dès lors heureux de pouvoir la proclamer hautement, et la prêcher en tous lieux comme toutes les autres vérités de la foi catholique, apostolique et romaine. A
a Néanmoins, et quoique nous soyons du nombre de ceux1 qui, par un sentiment de piété liliale envers Marie, ont liuitiblcmenl prié Sa Sainteté Grégoire XVI, de glorieuse irié-i1 moire, de vouloir bien, par un décret solennel. déclarer’lïbJ maculée la Conception de Marie, nous croyons devoir à tfôtrel conscience d'exposer à Votre Sainteté une pensée de craihfé' peut-être exagérée qui nous occupe. d euub
« Au sein de la France vivent encore des enfants infidèles* que l’hérésie tient éloignés du bercail. Dans leur aveugle^ ment déplorable, ils nous reprochent le culte que nous rendons h Marie. Ce n’est pas sans peine que nous pourrons’ tes amener a croire sur la Mire de Dieu ce qui est ^•joiiril 'hui de foi. Ne trouverons-nous pas plus d’obstacles â<l§»r>rélw«r
lorsque, pour les réconcilier à l’Église, nous aurons à exiger d'eux la foi explicite en l’immaculée Conception ? Peut-être y aurait lieu, pour prévenir celte difficulté, de ne pas donner encore à la vérité de l'immaculée Conception le caractère d'un dogme catholique, vu surtout que, lors même que l’immaculée Conception ne serait pas l’objet nécessaire de la foi, la glorieuse Vierge n’en serait pas moins honorée sous ce titre par tous les pieux lidèles.
« Fn soumettant notre doute a Votre Sainteté, nous ne voulons que lui donner une preuve de notre obéissance liliale; et la vénérant comme la source des sayes conseils et le principe de la saine doctrine, nous attendrons avec respect la sentence qui sera pour nous la voix du ciel (1). »
M. Cros rappelle dans celle lettre qu’il est du nombre des cinquante et un Évêques français qui, vers l’an 1843, exprimaient au Pape Grégoire XVI le voeu que la pieuse croyance reçue dans presque toute l'Église, louchant l'immaculée Conception de la Mère de Dieu, fût définie par le Saint-Siège comme dogme de la foi catholique (2).
Nous ferons remarquer que. dans le Missel et le Bréviaire publiés par l’autorité d’Élienne-Jean-François Bordcries, Evêque de Versailles, l’Office de la Conception contient une oraison qui exprime clairement le privilège de l’immaculée Conception de la Vierge Marie. Voici celte oraison en français : « Dieu qui, pour l’honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, avez préservé sa Bienheureuse Mère la Vierge Marie de toute tache du péché, nous vous prions de nous purifier par votre grâce de toute iniquité, nous qui célébrons sa très-pure Conception (3). » I.a fête de la Conception est même annoncée, dans le Missel, sous le titre De la Conception Immaculée de la bienheureuse Vierge Marie, In Conceptions Inmaculata Beatæ Maiiiæ Vircinis.
(1) Vcrsaille.*, le 12 sept. 1849 : Paueri, etc., vol. II, pog. 101.
(2) Voyez Arras.
(3) Missale Versalicnsc, etc., tlcnuo typis mamlatum ; Yertaliit, 1847; Bréviarium Versaliensc, etc. ; VertaHù, 1828.
DCXXXIX. — VESZPRIM (uoscnrel.
Jean Ranolder, Évêque de Veszprim, écrivait de cette ville au Cardinal Scitowski, Primat de Hongrie, en date du 13 octobre 1854, que sa pieuse croyance, celle de son clergé et de son peuple au privilège de la Conception Immaculée de la Vierge Mère de Dieu, Mère du destructeur du péché et de la mort, éclatait dans les prières et les cantiques, et dans les honneurs rendus aux images qui représentaient Marie avec les emblèmes de cette prérogative; et il ajoutait : « C'est avec bonheur que nous perpétuons l’antique hommage b celte Vierge Royale et glorieuse, le jour solennel de sa Conception, tout en réservant la décision au Saint-Siège romain, b qui appartient le poids de l’autorité (1). »
DCXL. — VIENNE (ai triche).
L’Eglise de Vienne professe de temps immémorial la croyance de l’immaculée Conception de la Vierge Marie. Dès le commencement du dix-septième siècle, la dévotion du clergé et du peuple fidèle de celle Eglise et des autres Eglises d’Allemagne était si générale et si grande envers cette insigne prérogative de la Mère de Dieu, que les empereurs choisirent l'immaculée Vierge .Marie pour patronne de l’empire. L’emjiereur Ferdinand 11 écrivit lui-même, le 15 janvier 1024, au Pape Urbain VIII. pour le prier de définir, en vertu de l’autorité qu’il tenait de Dieu, que la Très-Sainte Vierge a été entièrement exempte du péché originel (2|.
Héritier de la piété de son père. Ferdinand 111 fit élever
(1) P Ait khi , etc., vol. IX, app. II. pag. 76.
(2) Sanctitatem Vettram non perfunclorie, scd per amorem Virginia caslissimæ Oenitrkis l)ei Patronal noslne singularis, quanta possumus aflecui rogamus, ut pro auctoritate sibi divinitus conccs>3 sancial atque de terni in et, ab original» etiam culpj omnino fuisse inimuncm, quam purissimain nævi omnis expertem malrem divinæ gratiæ, cl super omnes choros Cœlitum cxallutam veneramur. Voyci Velasquez De Maria immaculate concepta, lib. IV, dissert. X, nnnot. VI.
— ceo —
dans la capitale de ses États, avec grande pompe, sur une très-haute colonne, une statue à l'honneur de l'immaculée Conception, comme un monument qui devait non-seulement témoigner h tous les peuples de sa croyance et de sa piété, mais encore attester k tous les âges que l’empire était consacré à la Vierge conçue sans tache (1).
Le clergé, tous les ordres religieux, le sénat, en un mot tous les ordres de l’empire d’Allemagne ratifièrent cette consécration solennelle laite au nom de tous par l'empereur.
Ce prince ne s'en tint pas la : par un décret du 9 janvier 1649, il proposa a l’Université de Vienne de régler et de statuer que personne ne pourrait être admis, ni à remplir aucun office, ni à recevoir aucun grade académique, dans quelque faculté que ce fût de ladite Université, qu'il n’eût préalablement promis de soutenir, soit en public, soit en particulier, que la Glorieuse Vierge Marie a été conçue sans
(1) Voici l'inscription du monument érigé par l'empereur Ferdinand 111 :