LXV. — AUCH (France
Nicolas - Augustin de La Choix d’Azoletxb, Archevêque d'Auch, sollicita et obtint, en 1843, un Induit Apostolique qui lui permettait d’ajouter le mot lmmaculata au mot Conceptions de laPréface de la Messedc la Conception, et d'insérer dans les Litanies de Notre-Dame de Lorctte la pieuse invocation : Reine concile sans péché, priez pour nous.
En 1 8 iîl, répondant ’a l'Encyclique du 2 février de la même année, il exprime d'abord toute la joie qu'il avait éprouvée, lui, le clergé et le peuple fidèle de sou diocèse, en apprenant par cette même Encyclique que le Saint-Père pensait à délinir la vérité de l’immaculée Conception, si profondément gravée dans les esprits, et à la mettre au nombre des autres dogmes de la foi. Puis, après avoir déclaré qu'il a toujours été persuadé de ce privilège tout particulier de la Bienheureuse Vierge Marie, il terminait ainsi sa lettre : « Nous donc, « Très-Saint Père, nous désirons ardemment , avec tout le «clergé et les autres fidèles de notre diocèse, que Votre « Sainteté veuille bien déliuir au plus tôt que la Conception de « la Bienheureuse Vierge Marie a été Immaculée en tout et « entièrement exempte de toute tache du péché originel (2). »
Plusieurs années auparavant, M. de La Croix avait prié le Pape Grégoire XVI, en même temps que cinquante autres Prélats français, de définir comme dogme de foi l’immaculée Conception de la Vierge Mère de Dieu i5).
Enfin, l'Archevêque d'Auch, l’Evêque d'Aire et l’Evêque de
(I De A>loricens:s Ecclcsiœ Capitule, «lie 15 lehruarii 1711 : Pareri, etc., vol. VIII, pag. 544
(2) A use., die 15 maii 1842: Parmi!, etc., vol. I, pig. 108
(5) Voyez Abr»s.
Tarbes, s’étant réunis en 1853, pour s’occuper des besoins de leurs diocèses, écrivirent h Notre Saint Père le Pape pour le presser de répondre enfin à la longue attente des fidèles par une décision solennelle de l’immaculée Conception de la Glorieuse Vierge Marie : « Qu’on entende donc, disaient-ils, qu’on entende celte voix qui, du haut de la Chaire infaillible de Pierre, proclame comme dogme de foi la Conception Immaculée de la Très-Sainte Vierge. De l’Orient h l’Occident, les peuples chrétiens implorent pieusement celte définition.... Que bientôt, à l’applaudissement du ciel et de la terre, il nous soit permis à tous de célébrer cet heureux jour, où la Vierge conçue sans péché accomplira d’une manière plus parfaite encore les anciennes promesses, en brisant de son pied sans tache la tête du serpent infernal ! Tel est, Très- Saint Père, le vœu le plus intime de notre cœur. Que le Seigneur nous laisse aller en paix, si nos yeux voieut le jour après lequel nous soupirons, si nos oreilles entendent l’Église Militante crier, comme autrefois le peuple de Béthulie, ayant à sa tète le grand prêtre Joacim : Tu es la ijloire de Jérusalem, tu es la joie d’Israël, tu es l'honneur de notre peuple (1) ! »
Nous ajouterons : Le cardinal d'Isoard, archevêque d’Auch, fit réimprimer, en 1838, le Rituel de son diocèse, d’après lequel les curés doivent annoncer, au prône, la fête de la Conception de la manière suivante : « Le 8 du présent mois (de décembre), se célébrera la fête de la Conception de la Très Sainte Vierge. Nous devons en ce jour admirer la grâce spéciale que Dieu a faite à Marie, en la préservant de la tache du péché originel; il était en effet de l’honneur du Fils de Dieu que la Mère dont il devait naître fut plus sainte qu’aucune des créatures cl qu’elle n'eût point de part k leur corruption (2). »
(i) Audialur tandem ex infallibili Pétri Cathedra ultima do Almæ Virginia Iuimaculato Conceptu tidei définitif), quant ab ortu aolis ad occasuni piisMiui Chris tiani implorant populi. Aturi,die 2 oct. 1853: Parliu, ele., \ol. IX, opp. I, pag. 29. — (2) Rituel à l'usage du Diocctc d’Auch, etc.; Audi, 1838, pag. 5t»9.
Celle formule esl extraite du Rituel rédigé par Jeair- François deChaslillard-de-Montillet, Archevêque d’Auch, suivant le plan dressé par les Évêques de sa province, réunis en 1744. Ainsi, ce Rituel ayant été publié pour toute la province, la susdite formule est devenue une profession de foi publique de l’immaculée Conception de la Vierge Marie pour les Églises d’Aucli, de Dax, de Lecloure, Comminges, Cotiserais, Aire, Lescard, Bazas, Tarbes, Oléron et Bayonne.
LXV1. — AUCKLAND (océanie).
Extrait d’une lettre de Jean-Baptiste Pompallier, Évêque, administrateur apostolique du diocèse d’Auckland : « Très- Saint Père, durant mon séjour h Paris, à la lin de mars, j’ai reçu de Son Exc. Mgr le Nonce Apostolique, une Lettre Encyclique de Votre Sainteté, au sujet de l'immaculée Conception de la Très-Sainte Vierge, à décider comme un point dogmatique de la foi de l’Église. Or, en votre lettre, Très- Saint Père, vous demandez aux Évêques de la Catholicité, qu’ils vous expriment leur jugement sur ce point. C’est avec joie que j’accomplis un devoir d’obéissance envers votre Paternité, de piété et d’amour envers la Mère spirituelle de notre salut , en vous répondant que je crois louable et utile de rendre explicite la foi du clergé et des fidèles sur l’article de l’immaculée Conception de Marie. Je souscris volontiers à cette croyance fondée sur la Tradition, insinuée dans la Sainte Écriture, aussi bien que sur la constante piété de l’Église. De longtemps j’ai cru cette vérité, et dès le commencement de ma mission de l’Océanie occidentale, je la mis tout entière sous la protection de Marie et sous le vocable de l’immaculée Conception (1 ).
(IJ La lettre deM. Pompatlier a été écrite en français. On l'a rapportée dans les Papepi. etc., vol. 1, pag. 468.
LXVI1. - AÜTUNl fbance).
Nous trouvons le nom de Bénigne Urbain-Jean-Marie du Troisset-d'Héricoirt , Evêque d’Aulun. parmi ceux des cinquante et un Évêques français, qui, en 1843, émettaient le vœu que Sa Sainteté déduit comme étant de foi l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie ; ajoutant, que tous applaudiraient h cette définition en s'écriant : Pierre a parlé par Grégoire, Peints per Gregorium locutus est (1).
Son successeur, Frédéric de Marguerye, dans une lettre écrite au Souverain Pontife, le 9 octobre 1854, s’exprimait ainsi : « Depuis des siècles, la Mère de Dieu, conçue sans péché, est dans ces contrées l’objet d’un culte solennel; la Tradition qui enseigne que la Bienheureuse Vierge a été préservée du péché originel est fort ancienne dans les Églises d’Aulun, de Chàlonset de Mâcon (2) aujourd'hui réunies en une seule, et ce sera le sujet d’une grande joie pour les ministres de Jésus-Christ comme pour les fidèles de ce diocèse, si Votre Sainteté, chargée de donner les enseignements tle lu vérité aux brebis du troupeau du Seigneur, juge à proposée définir par un jugement soleunel que la Glorieuse Mère de Dieu a été conçue sans tache (5). »
Ge Prélat avait fait une instruction pastorale sur le même sujet, à l'occasion de la publication de la Lettre Encyclique. Il l’adressa au Saint-Père comme l’expression de ses sentiments (4). »
LXVlil. — AYA et PÉGU (ikdes orientales).
Le 21 septembre il 50, Jean Balma, Évêque de Plolémaïde j h purlilms, Vicaire Apostolique d'Ava et dePégu, écrivait au
(1) Voyez A «bas. — (2) Voyez Maco>.
(3) Ætiuæ. dieOod. 1834: I’abkbi, elc., vol. X, npp. 11. pag. 4(5.
(4) Voyez Saint- Floob.
Pape que tous les missionnaires fie son district désiraient ardemment, comme il le désirait lui-méme, que ce qu'ils croyaient du fond du cœur, fût décrété par un jugement solennel, savoir, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été Immaculée en tout, et entièrement exempte de toute tache du péché originel ; et que, bien certainement, les fidèles de ce Vicariat apprendraient avec joie la définition de Sa Sainteté déclarant, comme doctrine de l'Église catholique, que Marie a été conçue sans péché H).