‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 57 sur 279 · LXIX. — AVELLINO (royaume de naples · texte numérisé non relu

LXIX. — AVELLINO (royaume de naples

Joseph-Maria Mawscalco, Evêque d’Avellino, répondant à l'Encyclique du 2 février 1849, disait a Sa Sainteté qu’il avait appris avec bonheur qu’Elle eût conçu le dessein de définir que la Bienheureuse Vierge n’a contracté aucune tache originelle dans sa Conception. Il rappela, dans sa lettre, qu'en vertu d’un Induit apostolique, il avait fait ajouter le mot Immaculata au mot Conceptione de la Préface de sa messe, et l’invocation Sainte Marie, conçue sans péché, aux Litanies de Lorette. Puis, après avoir indiqué sommairement les preuves ou les titres delà croyance générale de l’Église touchant l'immaculée Conception de la Vierge Marie, il rendit compte des sentiments du clergé et des fidèles de son dé cèse, attestant que tous, animés du même esprit, confessaien', d’une voix unanime, que la Vierge a été conçue sans tache, et attendaient que celte croyance fût définie par le jugement île l'Eglise. « Que nous reste-t-il donc il faire, ajoutait-il, si ce n’est de prier avec instance Votre Sainteté de ne pas retarder davantage, de ne pas différer plus longtemps d’accomplir les vœux des fidèles? Votre Eglise vous le demande, Très-Saint Père, et l’auguste Reine du ciel attend que vous lui décerniez vous-même cet honneur et ce triomphe (2) ».

(1) Dal. Maulnnin, die 21 sept. nnn. 1850 : Pibeivi, clc., vol. lit, p-V- 322. — Voyez Antixom-k.

(2) Abellini, die 25 aprilû 1849 : Puicni, de ,vol. I, pas:. 12S.

Celte lettre est «lu 23 avril 1849 ; en 1848, le même Prélat écrivait au Pape : « Il nous importe beaucoup, Très-Saint Père, que la Mère bien aimante de Jésus-Christ, qui est aussi notre Mère, reçoive celle nouvelle gloire pour toujours, et que le privilège qui la distingue des autres enfants d'Adam, c’est-îi-dire, sa Conception Immaculée dès le premier instant de sa vie, soit reconnu comme incontestable. Veuillez donc, Très-Saint Père, définir solennellement cette vérité, qui est si douce aux oreilles chrétiennes, et la proposer à tous comme un dogme à croire d’une foi divine, je vous le demande avec instance. Toutes les fois qu'il s’agit d’une question qui appartient à la foi, je dirai avec Innocent 1", votre prédécesseur : Il est constant que tous nos frères et nos coévêques ne doivent en référer qu’à Pierre, c'est-à-dire à l’auteur de leur nom et de leur dignité. Il arrivera ainsi, que tous étant soumis aux ordres du Bienheureux Pape de la ville de Rome, qui, comme le dit saint Pierre Chrysologue, offre lui-même la vérité de la foi h ceux qui la cherchent, s'écrieront d’une voix unanime : Rome a parlé ; la cause est finie : Causa finita est, rescripta Romæ venerunt. Ce sera votre gloire, Très-Saint Père ; ce sera l’acte le plus heureux parmi tous ceux qui vous élèvent jusqu’aux nues. Votre nom et votre mémoire vivront et s’associeront à la gloire de la Bienheureuse Vierge Marie; et, ce qui est bien plus précieux encore, en la roettanl en lumière au-dessus de toutes les créatures, vous aurez la vie éternelle; et en partageant votre foi, nous partagerons aussi votre bonheur, nous et tous les fidèles. (1) »

(i) Eia ergo, Sanctissinic Pater, ni ex Cathedra liane dulcissiinam christianis au ri bus verilatem defini as, et veluti fidei dogma credcndum omnibus proponas cnixis prccibus oro obtestorque. Quotics enim fidei ratio vcnlilatur, dirai» cum Innoccntio I preedecessore tuo : Omncs fratres et co-episcopos nostros non nisi ad Pelrum, id est sui nominis et honoris auctorcm referre debere constat. Ita fiet, ut omnes his quæ a Bcato Papa (addam cum Petro Chrysologo) Bomanæ Civitatis acripla sont obedienter altendentes, ipse enim prœslat quærentibus fidei verilatem, uno ore concernent : Causa finita est; Rescripta Romæ venerunt. Abellini. die 4 noe. 1848 : P a rem, etc., vol. IX, pag. 17f.

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