‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 58 sur 279 · LXX. — A VERSA i royaume de nah.es · texte numérisé non relu

LXX. — A VERSA i royaume de nah.es

L’Évéque Anloine de Loca cl le clergé d’Aversa écrivaient au Pape, en 184<S : « Depuis longtemps l’Église d’Aversa est dans la pieuse et louable croyance que la Mère de Dieu toujours vierge a été, par le bienfait d’une grâce particulière, entièrement préservée de la tache du péché originel. Aussi, en célébrant solennellement la fête de son Immaculée Conception, elle ne se propose pas seulement d’honorer la dignité de sa personne choisie de toute éternité et conçue dans le temps pour être la Mère du Fils unique du Père, mais bien la sanctification de son âme dans le premier instant où elle a été créée de Dieu et unie à son corps mortel. Pour graver plus profondément celte croyance dans l'esprit des fidèles et ranimer la piété envers la Mère de Dieu, Xavier Durini, mon très-digne Prédécesseur, a demandé et obtenu un Induit de Grégoire XVI, dont la mémoire est en bénédiction, qui lui permettait d’insérer dans la Préface de la Messe ces paroles : Et te in Immaeulata Conceptions BeatxMariæ semper Virginie . Ce n’est pas seulement la doctrine de l’Église d’Aversa, mais on peut dire aujourd’hui, ce nous semble, que c’est la doctrine de l’Eglise universelle, le sentiment de presque tout le monde chrétien. Il lie reste donc qu’une chose à désirer : c’est que l’Église Romaine, la mère et la maîtresse de toutes les autres Églises, la nourrice dépositaire de la foi, mette cette doctrine, par un jugement détinilif, au nombre des vérités, que l’on croit de cœur pour la justice, et qu’on confesse de bouche pour le salut. Comme donc la Divine Providence vous a élevé, contre votre attente, au faite suprême de toutes choses, ’a une dignité qui vous rapproche du ciel, afin qu’étant assis sur la Chaire de Pierre, qui est la base inébranlable de la vraie foi, vous nourrissiez les agneaux et les brebis de f aliment de la vérité, nous vous prions et supplions, par tout ce que vous avez de plus cher, de vouloir bien au plus têt prendre en main et de presser cette cause

— lui -

qui est la cause de notre Mère, de notre Reine, notre espérance. Vous sente/, assurément tout ce qu’il en doit revenir d’honneur et de gloire h la Vierge Marie, et de consolation pour l'Église en ces temps de calamités. Entrez donc. Père saint, dans celte voie glorieuse, et, soutenu par le mouvement de l'amour ardent dont vous êtes animé envers Marie, suivez l’œuvre que vous aurez commencée pour nous ; nous demanderons avec instance à Jésus-Christ, qui est lui même le Pasteur des brebis et le Prince des Pasteurs, de répandre sur Vous son Esprit, qui enseigne toute vérité, afin qu’éclairé des lumières de la sagesse et de la science, et qu’aidé du don de conseil, vous acheviez heureusement cette chose. Alors, nos vœux étant accomplis, nous rendrons h Dieu très-bon et très-grand de solennelles actions de grâces, et, avec toute l’assurance que donne la foi, nous dirons h .Marie dans nos hymnes et nos cantiques : Vous êtes toute belle , ô Marie! vous êtes toute belle, et il n'y a point de tache en vous (1). »

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