‹ La cuisine classiqueChapitre 100 sur 140 · SOMMAIRE DE LA PLANCHE SOIXANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DE LA PLANCHE SOIXANTE-CINQUIÈME

383, Grande pièce orientale, sur rocher, page 350,

gg —

a 46 AU89 4 LUTAULE

aIJOUX 7

dessous de l'abaisse principale, de petites solives de soutien, en pastillage, collées en saillie, s'appuyant également contre l’abaisse et contre les façades.

Au-dessous de ces solives, on applique un liseron en relief, et au-dessous de celui-ci une bande découpée à l'emporte-pièce ; on finit de l’encadrer à l’aide d’un autre liseron: on colle solidement à chaque angle une petite volute en pastillage ou en fil de fer masqué, à laquelle seront plus tard suspen= dues de petites clochettes creuses, en pastillage.

Cela fait, on borde l’abaisse saillante avec la bordure qui lui est destinée ; on masque les soudures avec un liseron, et on encadre la partie supérieure avec une petite bande plate destinée à supporter les petites coupes garnies de feuillage.

Les autres étages sont montés dans les mêmes conditions ou à peu près.

Le deuxième étage est exactement posé sur le centre de l’abaisse bordée: il est collé avec de la glaceroyale, et maintenu avec un poids jusqu'à ce que la glace soit bien sèche, Sur ce deuxième étage on colle le troisième, en le surmontant de sa toiture chinoise.

Aussitôt que la pièce est consolidée, on la termine en appliquant aux étages supérieurs les détails d'ornement qu’ils comportent; on la pose alors sur le centre du tambour à galeries, formant sa base,

La pièce peut, sans inconvénient, être collée sur sa base, mais si elle est construite bien d’aplomb, cela n’est pas rigoureusement nécessaire ; il est même préférable de conserver la pièce en deux parties, afin de pouvoir la transporter plus facilement et avec moins de danger.

Cette pièce, exécutée avec goût, établie bien d'aplomb, nuancée avec discernement, est d’un effet attrayant et pittoresque. — Par sa forme, le corps de la pièce se prête admirablement à être construit en carton plaqué en pastillage. — A défaut de planche, les vitraux peuvent être exécutés au cornet sur une plaque en verre. En tout cas, ils doivent être masqués à l'intérieur par des feuilles en gélatine nuan-

cée et transparente, — Cette pièce mesurait en hauteur 1",80.

2597. Pièce-montée en pastillage, style gothique (dessin 384). — Cette pièce est de forme hexagone, à trois étages; elle est posée sur un rocher en sucre soufflé, bas de forme et surmonté d’une galerie dont les angles sont ornés de tourelles.

La pièce est en pastillage; quelques détails seulement sont en glace, exécutés au cornet,

Tous les étages sont percés en arceau, les uns destinés pour portique, les autres simulant des croisées. L'ouverture de chaque arceau est encadrée par des ogives appliquées en relief, dont le vide est rempli par un double grillage levé à la planche ou exécuté au cornet, sur verre, Ges grillages sont plaqués à l’intérieur avec des feuilles de gélatine transparente et nuancée,

Les angles de l'hexagone, au premier étage, sont dissimulés à l’aide de pilastres plats, en pastillage, faconnés au cornet et se terminant en arûte. x

À quelques détails près, le deuxième et le troisième étage sont construits dans les mêmes conditions : mais les arceaux du deuxième et du troisième étage ne sont pas tout à fait ouverts comme ceux du premier étage, et simulent des croisées au lieu de portails.

Le troisième étage est couronné d’une flèche gothique, ornée d'arêtes: cette partie de la pièce peut simplement être exécutée en carton et masquée en pastillage ou décorée au cornet.

Quoique reproduite dans les proportions restreintes, cette pièce peut être construite dans les mêmes conditions que les plus grandes pièces ornementales,

2598. Grande pièce gothique (dessin 382. — Cette pièce-montée a été dessinée d’après une photographie prise sur nature.

L'ordre de sa construction est tout à la fois correct, sévère, gracieux. Les détails minutieux et coquets dont elle est ornée la rendent svelte et très-légère; rien n’est imposant comme une pièce de ce genre, si elle est exécutée avec les soins voulus. *

La pièce est fixée sur un rocher en biscuit de couleur. Le premier plan de la pièce est de forme triangulaire, mais les étages supérieurs, ainsi que les tourelles, ont la forme hexagone. Ce premier plan est construit sur une charpente en bois, rendue invisible par les ornements. Les galeries, les bordures et les grillages sont levés à la planche; les petits détails d'ornement sont poussés au cornet. Les colonnes

sont en sucre coulé. La grande statue posée sous la voûte, sur un piédestal, peut être ou coulée ensucre ou modelée en pastillage. Les petites statuettes placées dans les niches des pilastres à colonnes peuvent aussi être levées à la planche ou exécutées en pastillage, et même au cornet. — La pièce est représentée dressée sur un grand plateau garni avec de petits gâteaux variés en espèce et en nuance. — La nappe d’eau du rocher est imitée en sucre filé, fin et blanc, — Cette pièce mesurait en hauteur] 1",80.

2599. Grande pièce orientale sur rocher (dessin 383). — Gette pièce a été dessinée d’après une photographie prise sur nature. Telle qu’elle est représentée, elle mesure 1,80; elle est à trois étages et construite en pastillage de deux nuances: vert et blanc; sa forme est quadrangulaire; elle est fixée sur un rocher imitant une grotte; la charpente de ce rocher est en bois, masqué avec du sucre soufflé ; le rocher lui-même est fixé sur une large abaisse en bois, posée sur un grand plateau en métal.

Cette pièce, aussi bien que la précédente, sont d’un style élégant et coquet; par leur distinction elles sont dignes de figurer à côté des plus beaux produits de notre art.

Avant d'aborder de tels sujets, il faut cependant qu'un praticien se pénètre bien des difficultés qu'il peut rencontrer dans leur exécution, car il serait dangereux deles entreprendre sans posséder une connaissance approfondie des règles de l’ornementation. Plus les sujets appartiennent à un ordre élevé, plus il est urgent de les finir dans leurs plus simples détails et avec toute la perfection possible. S'il est vrai qu'une pièce simple désarme facilement la critique, pour peu qu’elle soit correcte, on peut dire, au contraire, qu’elle l'encourage, dès qu’elle se présente avec des prétentionsaffichées de haut style; en ce cas, ses admirateurs eux-mêmes se croient dans l'obligation d’y chercher des défauts,

2600, Pavillon de chasse, en pastillage (dessin 393). — Cette pièce, bien que simple, sobre de détails, peu historiée, n’en est pas moins élégante;et dégagée. Cest à sa forme correcte et élancée qu'il faut attribuer son effet. — Cette pièce peut aussi être exécutée dans les mêmes proportions que les deux grandes pièces représentées par les dessins 382,383.

La pièce est en pastillage couleur de bois, de teinte légère. Exécutées en petit format, les façades des deux principaux étages doivent être en pastillage rayé, c’est-à-dire abaissé avec un rouleau cannelé; si, au contraire, on veut l’exécuter de grand format et lui donner le développement d’une grande pièce-montée, le corps des deux étages doit être formé sur une charpente en carton blanc, et plaqué avec des liserons en pastillage roulés à la main, sur la table, puis régulièrement collés l'un à côté de l'autre,

Le corps principal de la pièce, à l'étage inférieur, est de forme octogone, c’est-à-dire un carré dont les angles sont coupés droits, mais dont les pans sont inégaux. Les quatre faces principales de cet étage sont chacune percée d’un portail en arceau, mais fermé par un grillage à jours. Ges façades sont encadrées dans toute leur hauteur, entre deux colonnes en pastillage formant les angles de l’octogone irrégulier. Le portail est flanqué d’une sorte de fronton à colonnes, supportant un entablement incliné, ou plutôt une marquise rustique,

Juste au-dessus de ce fronton est appliquée en relief une tête de cerf ornée de ses bois.

La corniche du premier étage est soutenue par les huit colonnes reliant les angles de l’octogone et, de plus, par quatre autres colonnes plus grosses, disposées au point central, entre chaque fronton,

Le deuxième étage peut être indépendant du premier, surtout si la pièce est volumineuse. Sa forme n'est plus octogone, elle est hexagone; il est fixé sur une abaisse à six pans, et celle-ci sur labaisse à huit pans formant la corniche du premier étage.

L’abaisse à six pans est ornée d’une balustradé légère, reliée par des piliers. Cet étage n’est pas percé, il n’a ni portes ni fenêtres; mais les six façades portent un cadran d’horloge encadré sur leur centre, aux trois quarts de leur hauteur.

La toiture de cet étage est de forme conique, à six pans, coupée droite à mi-hauteur, et transformée en plate-forme; c’est sur celle-ci qu’est fixé le pavillon formant le troisième étage de la pièce.

Ce pavillon est à jours, c’est-à-dire ouvert, porté sur six colonnes dont l'entablement est coüpé en arceau. Sur le centre, entre les colonnes, est fixé un petit vase antique sur un piédestal. Le pavillon est surmonté d’un petit campanile à flèche aiguë.

La pièce est montée sur une abaisse ronde, en bois. Sa base se compose d’une large abaisse masquée

en pastillage, entourée d’une balustrade à jours, et portant sur son centre un double tambour en bois, vide, formant gradin; c’est sur ce dernier que la pièce est collée avec du sirop de froment,

2601. Pavillon moderne en pastillage (dessin 396). — S'il est vrai de dire que la forme carrée n’avantage pas les pièces-montées, ce sujet démontre cependant qu’on peut, avec un peu de goût, leur donner une certaine légèreté d'allure.

Gette pièce est à deux étages; elle est construite en pastillage de nuance lilas, légère de ton. Les bordures et balustrades, les grillages, les pierres imitées des angles et quelques détails de la corniche sont blancs. Les persiennes sont rayées de jaune et de blanc.

Le corps principal de l'étage inférieur est de forme carrée, trois fois plus haut que large. Les quatre façades sont percées à mi-hauteur, chacune par une fenêtre à grillage, encadrée par un fronton appliqué en relief et porté sur deux colonnes,

Les fenêtres grillées sont plaquées à l’intérieur avec des feuilles de gélatine transparente et nuancée en jaune,

L'étage supérieur est indépendant du premier, c’est-à-dire exécuté séparément ; il se compose d’un pavillon ouvert, supporté par quatre colonnes et surmonté d’un petit belvédère à clocheton.

Get étage est construit sur une abaisse carrée, en bois, un peu plus étroite que la corniche de l'étage inférieur. Cette abaisse est ornée d’une balustrade à jours, reliée par quatre piliers. Les colonnes du pavillon portent sur un petit tambour de forme carrée, également entouré d’une balustrade. Fa

Les persiennes sont maintenues pendantes à l’aide de soutiens prenantleur appui sur les colonnes. Les quatre faces du clocheton sont percées de fenêtres à grillage, plaquées à l’intérieur avec de la gélatine rouge:

A moins que la pièce soit établie dans les conditions tout à fait exiguës et restreintes, les deux étages ne doivent être collés qu'avec du sirop de froment, afin de pouvoir les séparer pour les transporter ou les enfermer avec plus de facilité. Hs

La base de la pièce est à gradin, de forme carrée, ouverte sur les quatre faces par un escalier donnant accès au fronton, L’abaisse qui la supporte est en bois, masquée en pastillage; elle est ornée d’une balus- DFE et portée sur quatre pieds, ï

2602. Pavillon rustique, style japonais (dessin 387). — La forme de cette pièce est ha aones autrement dire à six pans; elle est à deux étages; sa toiture est inclinée et coupée droit sur son extrémité, se terminant par un petit belvédère, percé à jours sur les six faces et surmonté lui-même d’une toiture terminée en pointe,

Le deuxième étage se trouve immédiatement au-dessous de la toiture ; il est percé de fenêtres à grillage, entourées d’une galerie à jours, suspendue à la toiture et percée en arceau sur les six faces,

L'étage inférieur est percé sur les six façades, d’un portail alternant avec une fenêtre. Les portails sont entièrement fermés, les fenêtres sont à grillage.

La pièce est fixée sur une base hexagone formant escalier, dont la partie inférieure et le haut sont ornés d’une balustrade à jours.

‘ Gette pièce, bien que d’une extrême simplicité d'exécution, est cependant d’un joli effet, Il est à remarquer que les pièces de forme hexagone sont généralement gracieuses,

Excepté la toiture, toutes les parties de la pièce sont construites en imitation de branches d'arbre, en pastillage. Les branches imitées sont appliquées en long ou en travers contre les surfaces planes d’une charpente en carton ou en pastillage ; le carton blanc et lisse est tout à fait suffisant,

La charpente en carton du corps de la pièce, de forme hexagone, est de la plus grande simplicité, facile à construire. Les détails d'ornement sont imités en pastillage couleur de bois; ils sont collés contre les surfaces de la charpente avant d’être secs, à l’aide de repère en pastillage.

Les parties à jours de la pièce, bordures ou galeries, sont montées sur fil de fer.

La toiture du grand pavillon est également montée sur une Ra en carton ; les toîis sont plats, imités en pastillage jaune. :

2603. Grosses pièces en meringue. — Ces pièces sont d'une exécution facile et prompte pour celui qui est familiarisé avec le travail du cornet; mais on ne peut pas espérer obtenir avec la meringue des pièces

aussi compliquées, aussi régulières, qu'avec la glace-royale : d’ailleurs, le genre même diffère essentiellement; aussi bien il faut qu'il y ait une différence entre ces deux productions, car leur rôle n’est pas le même. Les pièces en meringue comportent un décor plus mâle, plus accentué que celles en glace. Le style gothique et à jours est celui qui leur convient le mieux, pourvu qu'il ne soit pas trop compliqué. Le dessin 384 peut, jusqu’à un certain point, servir de modèle en le simplifiant, c’est-à-dire en supprimant l'étage intermédiaire, mais surtout en écartant tous les petits détails d'ornement.

Les pièces exécutées dans ce style sont d’un très-joli effet, avec trois ou cinq façades ; néanmoins, on peut les faire hexagones.

Ges pièces sont exécutées par parties détachées, c’est-à-dire que chaque façade est séparément poussée au cornet sur des plaques beurrées et farinées; le dessin est d'abord tracésur la surface des plaques avec la pointe dun crayon, à l'aide dun patron; par ce procédé la régularité d'exécution est plus certaine et plus exacte.

L'appareil employé pour la confection de ces pièces est la meringue pour décor. — Quand les détails sont exécutés, on les cuit à four très-doux, sans les colorer; ils sont alors détachés avec soin pour être assemblés et fixés sur une abaisse en pâte ou en bois, masquée en pastillage.

2604. Ghâteau-fort en gaufres (dessin 404). — La pièce repose sur un rocher formant arceau: la charpente de ce rocher est d'abord exécutée en bois, puis plaquée avec du pastillage ou masquée avec du biscuit de couleur ; il est fixé sur une large abaisse bordée. portant sur quatre pieds ; la nappe d’eau, formant cascade, est imitée en sucre filé.

Les trois étages de la pièce sont exécutés en pâte à gaufre pour timbale, cuite sur plaque, en abaisses minces, coupées aussitôt dans les dimensions voulues, sur des patrons en carton, puis refroidies, les unes sous presse, les autres sur des rouleaux, selon qu’elles doivent être plates ou rondes.

L'étage à tourelles est formé avec une caisse, carrée en pâte à gaufre, vide, ayant les angles abattus : c’est contre ces angles que sont appliquées les quatre tourelles.

La tour supérieure est de forme hexagone, composée avec six abaisses, La base supportant la pièce, c’est-à-dire cette partie posée immédiatement sur le rocher, est également formée avec une caisse carrée, à angles coupés ; contre les angles sont appliqués quatre soutiens en contreforts.

La caisse carrée, la tour hexagone, les tourelles et pilastres sont d’abord assemblés et collés séparément avec de la glace où au sucre, puis ajustés et solidement fixés à la pièce principale,

Le fond général de la pièce est de teinte jaune clair, couleur naturelle de la pâte à gaufre cuite. — Les bordures des tours et les soutiens inférieurs des tourelles sont en pâte d'amandes blanche : les surfaces plates ou arrondies de la pièce sont en pastillage abaissé à l’aide du rouleau rayé, en pierre de taille, —L'arceau de la porte et les diverses bordures appliquées sur le haut des tourelles et de la tour supérieure sont exécutés en pâte d'amandes.

2605. Kiosque rustique (dessin 403). — La pièce est représentée fixée sur un large plat; elle est exécutée en pastillage couleur de bois rustique, rouge-brun,

Le tronc d'arbre qui la supporte est aussi en pastillage, à l'extérieur tout au moins, car le tronc est monté sur un support en bois auquel adhèrent trois tringles en fer, disposées en écartement, de façon à faire appui äu kiosque.

Le corps du kiosque est monté sur une abaisse en bois ou en pâte d'office, ronde, ornée d’une galerie : la galerie et le kiosque sont en pastillage couleur de bois rustique.

Pour exécuter cette pièce, il faut d’abord préparer la charpente du kiosque avec sa galerie. Cette charpente peut être en fil de fer ou en bois mince ; dans les deux cas, elle est fixée sur l’abaïsse, puis mas-

Page 1