‹ La cuisinière de la campagne et de la villeChapitre 111 sur 133 · LIQUEURS · texte numérisé non relu

LIQUEURS

dans an petit flacon à moitié plein d^alcool» on agitera el on joindra son contenu à TalcooL

Vabsinthe, par son action sur TestOTnac, exeite vivement Tappétit et engage souvent à en faire un usage immodéré, dont Texcès a produit des loaladies graves, et jusqu'à la (olie et la morL On â cnt devoir la remplacer par le BiUer, liqueur lifrilandâise amère, qtri se compose d*ét:orce sèche dite de curaçao, préparée à peu près comme il est dit article Curaçao (page 471), — soit : Eaudevie 10 litres, écorce préparée 100 gram. , aloés iO gram., lestes de 3 oranges et 2 citrons; fe tout macéré 15 jours. On colore en rose. Yoar Bonnes recettes *.

Chrême d'absinthe, que Ton peut appder CAorireuse. — Pour nn litre, mettez 500 gram. ou demi-litre d*alcool, 8 gouttes essence d'absinthe, une d'essence de cannelle^ une goutte d'ea^ sence de roses; mêlez à un sirop de 400 gram. sucre et demi-litre dTeau; filtrez. Celle-ci ne peut être malfaisante à «ause du peu d'absinthe emplofée«

Il peut arriver que Tessemce if absinthe soit distîTIJe trop forte, au po'mt de donner «a peu d'âcreté à la Uquemr. On fcra bien «k'esaayer ser une petiie c(uantité telle qu'un deuii-litjce. Àlera on pourrait eu diminuer la dose d'au quart.

Dans son ouvrage sur la Fabrication des litmerers sams tdamôfic, M. Tondeur donne pour Hmitadon de la CktÊt^ ireuse une reoetie excellente^ mais plus compâiqnée.

CalûralUm dis liqueurs.

Lea couleurs que Ton donne aux liqueurs ne costribnent en rien à leur bonification, souvent même elles

* Office :JkjBLô,'tmjfit^et\ùs froiUié"" ^tioo^iDèmelibiikie. Frîx : m n.

47^ LIQUBUmS.

dënatareiit iear parfum. Lear emploi n'est qa'an olqet de fiintaifie qu'il serait plus raisonnable d'ëvUer, d'autant plus que les nuances ne se soutiennent pas toujours.

J'aurais voulu n'en pas indiquer pour le euraçM^ où il faut employer une forte quantité de bois de Brésil Mais qu'est-ce que le curaçao sans couleur?

Pour le Rouge ou le Rose , délayer dans une cuillerée de la liqueur un peu de carmin ou de laque carminée en poudre, ou bien employer de la teinture alcoolique de cochenille des droguistes. — - Pour le Jaune ^ serrant à donner la couleur paiUe ou plus forte à quelques li-

ÎueurSy on emploie du caramel de sucre, de manière être très-coloré sans être brûlé, ni noir, ni amer, ou encore la graine He Perse (serrant aux peintres) broyée et délayée dans un peu d'eau. On peut aussi employer la edorigène (de bonne qualité), qui sert à colorer les sauces et bouillons. — Pour le F'ert^ applicable à l'a&sinthe et à la chartreuse, on mêle un de ces jaunes avec du bleu de Prusse de bonne qualité (des marchands de couleurs 6nes) que Ton délaye et broie ensemble. Mais cette couleur dure peu, le vert solide ne s'obtenant qu'avec difficulté et longueur de temps. — On obtiendra la couleur Orangée en mêlant ensemble ronge et jaune.

E<mx de Cologne et de menthe.

Avec les essences suivantes on produira de Veau de Cologne. — Dans un litre d'alcool on mettra : essence de bergamote, 25 gramm.; de citron, i5; de fleurs d'oranger (néroli), 4; de romarin, 4; de Portugal, 15. On mêlera, et on filtrera au bout d'un mois. — Si on fait dissoudre quelques gouttes d'essence de menthe dans un petit flacon d'alcool, on en mêlera avec de Teau, qui deviendra ainsi de Xeau de menthe.

Étiquetes pour les bauleiUes.

Enduire de gomme fondue dans de l'eau des morceaux de papier , laisser sécher et couper de petits carrés pour faire comme les timbres-poste.

FUHim* 479

Sur les essences^ esprits, eûOraUs.

On est souvent embarrassé sur les mots essenee, esprit y extrait, huile volatile^ huile essentielle ^ teinbire alcoolique, que Ton cite dans les recettes. Voici la signification de ces mots :

Les essences sont les produits immédiats con* tenus dans les utricules ou vaisseaux propres des végétaux aromatiques. On ne les obtient que par la distillation. Toutes sont acres, très-inflammables, très-odorantes, solubles dans l'alcool, Té* ther, les huiles fixes, insolubles dans Teau, à laquelle elles communiquent cependant leur odeur; on les appelle aussi huiles volatiles^ essentielles. — Elles donnent aux plantes Todeur qu'elles exhalent.

Les esprits s'obtiennent par la macération des végétaux dans l'alcool , ce qui est nommé aussi alcoolais et teintures alcooliques; autrefois on don nait ce nom aux essences. C'est le nom de l'aicool ou esprit-de-vin.

Les esprits, quand on les étend avec de l'eau, deviennent des extraits. Les extraits sont aussi les sucs obtenus des végétaux : extraits d'ogncms, de carottes, etc.

Page 1