‹ La cuisinière de la campagne et de la villeChapitre 127 sur 133 · DES ALIMENTS · texte numérisé non relu

DES ALIMENTS

s'il est uni à des substances excitantes, comme dans les bonbons ; il est très-nourrissant, sans Taliguer en rien les organes. — Le miel ne peut servir à la nourriture autant que le sucre, parce que, pris seul à la dose de quelques onces seule* ment, il devient purgatif; il produit des vents et ne se digère pas toujours bien.

Assaisonnements excitants. Le sel^ pris en pe* tite proportion, excite utilement la digestion, mais à haute dose il produit une grande irritation. Les salaisons sont insalubres, parce que le sel durcit le tissu des chairs, et, même dessalées, elles sont plus sèches et plus difficiles à digérer. Le m'naigfr^ pur irrite Tcstomac; étendu d'eau, il forme une boisson rafraîchissante; en petite quantité dans les aliments il facilite la digestion. Mais les cornichons et autres végétaux confits au vinaigre sont aussi nuisibles à l'estomac que le vinaigre pur. Il fait maigrir, mais c'est aux dépens des organes. La moMarde est un excitant très-fort, mais prise en petite quantité elle aide à la (Ugestion. Le poivre produit des elTets semblables. Le poivre long ou piment, le gingembre, la muscade, les clous de girofle, les éfices^ etc., ont des effets analogues. La cannelle, le laurier, le thym, hi sarriette , Vanis, la coriandre^ etc., sont seulement aromatiques, et s'ils échauffent, ils n'irritent pas autant. L'atY cru est aussi excitant que la moutarde, mais cuit, et surtout dans un liquide, il perd la plus grande partie de sa force et aide alors à la digestion. La ciboule, V échalote, Vognon ne diffèrent de l'ail que par une action moins énergique. La civetle et la rocambole sont encore plus faibles. Enfin , le persil, le cerfeuil, la pànprenelle, V estragon, la passe-pierre, etc., ne sont

^'^^^^^^^mmmm

6ad nomtTts

que des aromates cnii ne sont pas dangereux. — En général les assaisonnements nourrissent trèspeu , nais ils peuirent être utiles de trois manières : 1* en ajoutant des saireurs aux aliments ; par là ils excitent Tappétit, et comme la diges* tion d'une substance qui plaît et flatte le goût est plus aisée , toutes choses égales , déjà sous ce rapport ils facilitent la digestion ; 2* ils modifient les qualités des aliments; c'est ainsi qu'en &isant séjourner les viandes dans le vinaigre, Thuile, le beurre, on les attendrit pour les rendre plus sus* oq[>tibles d'être attaquées par les organes digestifs; 3** enfin l'excitation qu'ils déterminent dans ces derniers donne plus d'activité à la digestion, mais on n'en peut tirer avantage qu'autant qu*on les emploie à petite dose, qu'ils ne sont pas trop forts et qu'on en use modérément , car ils n'exci* tent qu'un appétit factice dont la répétition fatigue.

Pâtisseries. Leur pâte n'étant pas levée comme celle du pain , et n'étant pas cuite avec autant d'eau , elle reste difficile à dissoudre dans l'estomac ; la brioche et surtout le baba et le savarin^ ayant de la levure , sont moins lourds. Le biscuit se digère mieux , parce qu'il contient plus de sucre et que sa pâte s'est levée naturellement. Les nougats sont très-indigestes ; et le pain d'épids n'est pas sans inconvénient sous ce rapport, comme sous celui de purger. Tout le monde sait combien pèsent la croûte de pété, les gc^ttes, les divers /kms. Les pâtes feuUlkées ne sont moins lourdes en apparence que parce qu'on n'en mange pas autant à la fois.

PaiPARATiON BES ALiMEifTS. Ddus cc qui précède, on a parlé, autant que l'espace pouvait le permettre, des avantages ou des inconvénients

DES ALIMENTS. Qa3^.

des alioaeuts rôtis ou bouillis : il r^ste à dire quelques mots sur d'autres préparations. — Vébwée ou étouffée, qui consiste à faire ouire les viandes dans leur jus, leur laisse tous leurs sucs et les attendrit, ce qui en fait tirer le meillemr parti possible et les rend très-saines quand on n'a pas forcé les assaisonnements. L'étuvée au vin est toujours accompagnée d'assaisonnements forts qui en font un aliment excitant et échauffant. — La friture » qui exige que la graisse soit portée à un point élevé de chaleur et de cuisson, est indigeste pour les estomacs peu vigoureux, d'autant qu'il s'y joint souvent une épaisseur de pâte qui absorbe plus de cette graisse qui e^ dénaturée par des cuissons répétées* La friture la moins malsaine est celle des objets <pii ne soni que Êirinés. Les roux ont l'inconvénient de la graisse , du beurre ou de l'huile chauffes forte-* ment avec de la farine ; deux choses peu conve*^ nables aux estomacs faibles ou irritables.

La cuisson des légumes dans l'eau en rend la digestion plus facile.

On terminera cet article, auquel il est à regretter que l'espace ne permette pas de donner 1>lus d'étendue 5 en recommandant de manger entement, si on veut faire une bonne digestiob^ et de ne jamais mander avant que la digestion du repas précédent soit terminée*

Boissons. Si l'homme ne buvait qu'autant ^ue l'exige le travail de la digestion, s'il se bornait à l'usage des boissons débyantes et de quelques boissons légèrement stimulantes rendues néces** saires par la nature des aliments , jamais les liquides qu'il introduit dans son estomac ne se* ruent une cause de maladie. Cependant les

694 PROPRliTtS DBS ALlMClfTS.

boissons aqueuses trop abondantes rendent les digestions lentes et pénibles , et provoquent des évacuations inutiles. Les boissons stimulantes, irritantes, maintiennent les organes dans un état habituel a irritation. Cependant elles sont utiles dans les froids et dans les chaleurs excessives , afin de rétablir l'équilibre de l'action vitale. Les boissons sont dans tous les cas d'un meilleur usage prises en petite quantité à la fois, parce qu'il est nécessaire que la salive, substance éminemment nutritive , s y joigne en suffisante quantité , et il en est de cela en santé comme en état de maladie.

Les eaux de rivière et de pluie sont les plus légères et les plus saines. Celle des puits est cmirgée de plAtre et de chaux, et lourde à la digestion. Le thé que l'on y joint en infusion la rend, par son principe amer, propre à exciter l'action de l'estomac; jointe au Ulleulj elle agit de même, mais plus faiblement et plutôt comme calmant. Voy. page 589 le moyen de rendre douces les eaux de puits.

Les vins ont un effet plus ou moins excitant

3ui dépend du plus ou moins d'alcool ou esprite-vin qu'ils contiennent. Les vins faibles d'alcool, imparfaitement fermentes et chargés d'acide, désaltèrent bien , mais stimulent peu. Ceux qui sont plus forts font l'effet contraire ; mais , s'ils causent plus facilement l'ivresse, ils n'amènent pas de coliques. Ils conviennent mieux à la santé pris modérément; ils sont toniques et fortifiants. Il est toujours préférable de ne faire usage que d'une seule espèce dans un repas , surtout quand ils offrent trop de différence entre eux. Voy. p. 607. Lailriére est plus ou moins nourrissante selon sa force, et elle contient, quand c'est une bière

REMÈDES URGENTS A ADMINISTRER. ba5

forte, une petite quantité d'alcool ; la petite bière nourrit aussi, elle est rafraîchissante, mais elle est énervante , et toutes produisent un effet fô> cheux sur les voies urinaires pour peu que Ton en fasse un assez grand usage.

Le cidre et le poiré contiennent des acides; ils désaltèrent bien , mais nourrissent moins que la bière; le poiré agace les nerfs.

Les liqueurs (dcooliqueSj eaudevie^ rAum, etc., émoussent la sensibilité des organes, altèrent leur constitution et produisent Thydropisie et autres maux terribles : l'ivresse qu'elles occasionnent est très-dangereuse. Prises à petites doses, et surtout mélangées avec de l'eau , elles sont toniques, favorables à la digestion^ et produisent une partie des effets du vin.

Les liqueurs et ratafias sont légèrement nourrissants en raison du sucre qu'ils contiennent, et les aromates qu'on y joint leur donnent des propriétés particulières, selon leurs différentes natures. En général, ils sont tous échauffants et plus ou moins irritants, selon le plus ou moins de force alcoolique qu'on leur a donnée.

QUELQUES REMEDES URGENTS A ADMINISTRER EN ATTENDANT L'ARRIVEE DU MÉDECIN.

L'etpace ne permettant pas de donner à cet article plus de développements, on a dû se borner à un petit nombre de cas. On fera bien de consulter le Médecin des campagnes, du docteur A. G.y oà il est traité des maladies que Ton peut guérir soi-même et de celles que Ton doit traiter avant l'arrivée du médecin. (2 tt.franeê; librairie Audot.)

Indigestion, Quand rindigestion est lëgèrei on rétablit

6a6 RBIIÈDSS ORIENTS

lacilemcDt lu rëgularil^ de la dioeatMn am moyen d*«ae infusion de thé, de camoniille, de tilleul , etc., sucrée et aromatisée avec quelques gouttes d'eau de fleur d'oranser. Lorsque Uindigestion est plus graye et a déjà donné nen à des yoraissements , il faut insister sur l'usage des Immssons adoucissantes et garder une diète sévère. S'il eadste de TÎolentes nausées sans Tomissements, on fayorisera ces derniers en buyant abondamment de l'eau tiède, en chatouillant la luette, et, si tout cela est insuffisant, en faàsaaai usage de l'eau émétisée (un grain d'émétique dans den yerres d'eau tiède, qu'on prendra en trois ou quatre fois à quelques minutes d'interyalle). Enfin, s'il s'était écoulé un long temps depuis le repas et que les aliments fussent (fesceiidus dans les intestins, on ajouterait aux boissons dé)à indiquées l'usaçe de layements adoucîaiants, tels oue ceux de décoction de racines de guimauve ou de i^aioe de lin.

Lorsque des symptômes graves se manifestent du. c6té de la tête, fiiire appeler un médecin.

AspkrxU. On donne le nom d'asphyxie à la suspenÂon des phénomènes de la respiration, et par suite à celle des fonctions du cerveau, du cœur et de toutes les autres fonctions, n ne sera question ici que de l'asphyxie par la vapeur de charbon et de cdk par la chaleur.

Asphyxie par la çapeur de charbon. Les premiers secours à donner à une personne atteinte de cette asfAyxie sont les suivants : exposer le malade au grand air, couché sur le dos, la tête et la poitrine un peu plus élevées que le reste du corps, asperger fortement la sunace du corps et surtout le visage et la poitrine avec de Teau tiède ou même de Teau froide [si la température n'est pas trop basse), et continuer ces aspersions jusqu'à ce que la respiration commence k se rétablir ; frotter le corps, et plus particulièrement la poitrine, avec un linge trempé dans reau vinaigrée ou 1 eau de Coloçne, etc. ; au bout d'une à dôix minutes, essuyer les parties mouillées avec des serviettes chaudes, et recommencer de nouveau les frictions; irriter en même temps la plante des pieds, la paume des mains et tout le trajet de 1 épine dorsale avec une flaneUe sèche ou une brosse en crin ; promener sous le nez des allum.ettes soufrées et chatouiller les fosse» nttnka avec la burbe

h A1>H1NISTREK. 6^7

d'une plume; donner un premier layement d'eau froide mêlée atec un tiers de vinaigre, et au bout de quelqfues minutes en administrer un second avec trente grammes de sulfate de magnésie. Pendant qu'on donne ces premiers soins, faire appeler un médecin.

Qiiaird le malade est rappelé à la vie, le coucber dans un lit chaud, placé dans une chambre dont les fenêtres soient ouvertes, et lui faire boire quelques cuiUerées d'un vin généreux, tel que celui de Madère ou de Malaga.

AsphfxUpar la chaleur. Cette espèce d'asphyxie réclame les mêmes soins que la précédente.

Empoisonnement, II v aura erande présomption d'empoiso^ement toutes les fois qu'une personne bien portante ou légèrement indisposée éprouvera tout à coup, après avoir mangé ou bu un aliment quelconque, un malaise, de vives douleurs dans le ventre, des vomissements fréquents, ùq^ garde^robes abondantes , et bienlôt ^yakê des syncopes, des spasmes, des mouvements convulsiU ou des convulsions intenses, etc., surtout lorsque ces symp^ t6mes persisteront avec ténacité pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

Noos ne parlerons que des empoisonnements détermi» nés quelquefois par l'usage de certains aliments ou par les substances délétères qui se forment spontanément sur les vases employés à leur préparation, quand on néglige les soins de jnropreté.

Empoisonnement par le vert^de-gris. Il est d'autant plus commun que ce sel délétère se forme à la surface des vases de cuivre qui composent les ustensiles de cuisine , mi^ine des casseroles étamées si on y laisse refroidir des mets.

Les symptômes les plus constants de l'empoisonnement par le vert-de-gris sont les suivants : saveur acre, sécheresse de la langue, sentiment de strangulation à la gorge, nausées, vomissements abondants ou vains efibrts pour vomir^ coliques atroces, garde-robes fréquentes, quelquefois sai^;uinolentes , gonflement du ventre , pouls petite irrégulier, soif ardente , anxiété , difficulté de respirer, sueurs froides, vertiges, etc. ; abattement, faiblesse dans les membres, crampes et convulsions.

Aussitôt que les accidents produits par ce poison se manifesteronty on fera boire abondamment au malade de l'eau

6a8 REMÉ0B3 UftOENTS

albamineiiie oompotée avec trois ou quatre blancs d'ceuls délayés dans un litre d'eau ; à défaut d'eau albumineuae, on le gorg^ra d'eau pure tiède ou froide, d'une décoction émolUente ou de bouillon ; on provoquera les romissements en chatouillant la lueite avec les doigts ou les barbes d'une pluuie, et si le Tomisseuient o'a pas lieuyon anra recours à l'eau émétisée (un grain d'émétiaue par verre d*eau). Quand le poison a été avalé depuis longtemps ^ si le malade a beaucoup vomi et se plaint de violentes coU-

Sues, on s'abstiendra d'administrer l'émétique, et on lui onnera une boisson adoucissante, telle qu'une décoction de racines de guimauve, ou mieux encore le lait étendu d'eau; des lavements émoilients seront é^iement employés avec beaucoup d'avantage, et s'il survient des symptômes d'inflammation dans le ventre, on se bâtera d'appeler un médecin.

Empoisoimemsnt par les champirnons vénéneux. Les principaux symptômes de cet empoisonnement sont les suivants t douleur vive à la r^on de l'estomac, coliques et sueurs froides, évacuations par le haut et par le bas, soif inextinguible, cbaleur générale, pouls petit , fréquent et dur, gène de la respiration, crampes dans les membres, convulsions partielles et générales, intégrité des facultés intellectuelles ; quelquefois cependant il y a des vertiges, un délire sourd et de l'assoupissement.

Dans cette espèce d'empoisonnement, qui est un des plus fréquents , il faut provoquer de suite des vomissements à raide d'un vomitif composé de 4 grains d'émétique dissous dans 3 verres d'eau tiède à laouelle on ajoutera 15 grammes de sulfate de soude (sel de Urlauber), et qu'on fera prendre par verrées à un intervalle de dix minutes ou un quart d'heure. Si les accidents ne surviennent que plusieurs heures après le repas, comme cela arrive très- souvent, il faudra faire suivre le vomitif de l'administration de 30 ou 60 grammes d'huile de ricin prise par cuillerées rapprochées. Après ces évacuations indispensables, on calmera la douleur et l'irritation produites par le poison en faisant boire au malade une boisson mucUagineuse quelconque, telle que la décoction de riz , de racine de guimauve, etc., convenablement sucrée. Si après ces premiers soins les accidents persistent ou s'agmvent, appeler un médecin pour les combattre. ( J^oyezu note page 617.)

k ADMINISTIIER. 6^9

Empoisonnement par les moules. On ne connaît pas encore la Téritable cause des accidents produits par les moules, et c'est k tort qu'ils sont attribués à la présence des petits crabes qu'on trouve dans leurs coquilles ; l'opinion cependant la plus accréditée aujourd'hui, c'est que les moules en s'attachant à la carène des navires doublés en cuivre y absorbent une certaine quantité de vert-de-gris, qui donnerait lieu aux accidents dont leur ingestion est suivie. Quoi qu'il en soit, l'usage de ces mollusques délermine quelquefois des symptômes d'empoisonnement extrêmement graves, dont les plus constants sont : une vive dou-leur à la région de l'estomac, des tranchées violentes, un spasme de la poitrine, la fréquence et la petitesse du pouls, la rougeur et le gonflement de la face , une éruption de petites taches rouges sur la peau, des sueurs froides et souvent même des mouvements convulsifs et du délire.

Dès que ces accidents se manifestent, il faut les combattre promptement par l'emploi d'un vomitif (2 grains d'émétique dans un verre d'eau tiède pris en deux fois à dix minutes d'intervalle], et s'il s'est écoulé un long temps depuis l'ingestion des moules , faire suivre le vomitif de l'administration d'un purgatif, tel que 60 gram. d'huile de ricin dans une tasse de bouillon léger. Quand les accidents

Sersistent malgré ces moyens , il faut donner au malade es boissons mucilagineuses et appeler un médecin.

Brûlures, Dans les brûlures à un degré faible , il faut immédiatement plonger la partie dans l'eau froide ou glar cée avec deux cuillerées d'extrait de satume par litre , et l'y maintenir pendant longtemps ; si l'immersion est im-

Kssible, on appliquera sur la partie des compresses imbies de ce liquide, renouvelées ou arrosées très-souvent, ou du vin rouge, froid en été , chaud en hiver, ou encore y appliquer de l'éther* — Moyens plus simples. Appliquer de la gelée de groseilles, ou de la ouate de coton imbibée d'huile d'olive, ou une pâte de farine et eau.

A un degré plus fort , il faut percer les ampoules pour en faire écouler la sérosité, et prendre toutes les précautions possibles pour conserver l'épiderme, seul moyen efficace de modérer la douleur ; on recouvrira ensuite les parties avec des compresses trempées dans le liquide indiqué ci-dessus, et si l'épiderme n'a pu être conservé, on pansera la plaie avec un unge fin très^légèrement enduit de cérat

Sio RENtM» QMIBNTS

nM»4e€af«ctciet de pmuMtds terre doînr«it êtieptescrk% patc* yi'ik lent plue eenibfeemi*edleB««- Pour kt brAknet fine frayée, appeler en méitÔML.

PiqÊtts ùu pimes par instruments edgns. Extraire d'abord le corps étranger s'il est resté dans la plak, faire bien saigner cette dernière en la pressant doncement y la la^er avec de Pean fralcbe et enrelopper la partie d'un Im^ propre. S*tl survient de l'inflammation , ftire des lotions enH>llientes et appliquer des cataplasmes de mie de pain on de farine de graine de lin.

Coupure» ou plaies par instrununi -tranckant. Laver la plaie arec de Teau froide, nettoyer ses bords, les rapprocher si c'est possible, les maintenir réunis au moyen de bandelettes de taffetas d'Angleterre ou de diachylum, appliquer par-dessus une légère couche de charpie et maintenir le tout avec une compresse et une bande. Une précaution très-importante dans le traitement des coupures, c'est d'éviter tout ce qui peut en favoriser l'inflammation ou la suppuration , comme le persil, le tabac, l'eau salée, les onguents et toutes les plantes conseillées par Tignorance. Si ces applications avaient déjà été faites, il fauorait

Îf remédier au moyen de cataplasmes émollients. Quand es coupures ne sont pas très-profondes ni très-étendues,, deux ou trois jours suffisent pour obtenir leur guérison.

Piqûres ttinsectes» L*abeille , la guêpe , le frelon , ete. , sont armésd'nn aiguillon qu'ils abandoMient dam laplaie; une vive dimlewr a lieu instantanément et est bientôt nà» vie d'une tuméfaction locale aocompafpnée de pulsations sennbles. Le mal n'a pas de suite si à fmsimni même on la piqûre a eu lieu on applique onelqnea gouttes d'aleali ou ammoniaque liquide, ou si l on nrotte avec du persil écrasé, ou encore si on enveloppe la partie d'un Hnge im« bibé d'huile d'olive ou de cérat avec quelques gottttes de laudanum. Si l'enflure se déclara, ms cataplasme de lait, pain et cerfeuil l'apaisera.

Cretfosses au gerçures des mains. Pour s'en débarra^iser on évitera pendant quelque temps de pbnffer alterr^tivement les mains dans l'eau chaude et dans Peau Ivoide, oo l'eau de lessive. On se frottera les nudns avec un corps gras, tel que l'huile d'olive, le beurre frais sans sel, le cerat, la glycérine, et on les mettra à l'abri de l'air vif.

A ADMINISTIIBII. , 63l

Etkgêlures. SUes sont le résultat de la nauTaise habitude oue Ton a de réchauffer proniptement , à l'ardeur d'un foyer, les partie» qui ont été soumises à l'action du &<Hd.— ^our les engelures non ulcérées, on emploiera avec ayantage les f<mientations ayec le vin aromatique. — Le yin aromatique se prépare en £aisant macérer pendant quatre jours, dans un htre de yin rouée et 60 gram. d'eau yulnéraire spiritueuse^ 15 gramm. de feuilles et sommités de chacune aes plantes suiyantes : absinthe , hysope , men* the poiyrée, origan, romarin, sauge, fleurs de layande. Le yin chaud, l'eau de sayon, l'eau satumée ou l'eau-de-yie camphrée étendue d'un tiers d'eau« Si, malgré l'emploi de ces moyens, les parties malades deyiennent très^-doulou* reuses et gonflées, il &udra employer les lotions ayec les décoctions émollientes, auxquelles on ajoutera 30 gouttes de laudanum par yerre de décoction. *- Quand les engelures seront ulcérées, on les pansera spir et matin ayec la pommade de concoinbre , l'huile d'oliye ou le cérat«

f^errues. Le moyen le plus efficace est de les ayec l'acide nitrique (eau*ferte). Pour iaire cette sation , on étendra d'abord un corps gras sur la partie de la peau autour des yerrues, afin de la protéger, après quoi on touchera légèrement chacune d'elles ayec un bout de cure-dent trempé dans l'acide.

aXMBDXS Qux l'on pbut paiPAaXa a la coisink.

Tùanês. Elles se font par infusion ou par décoction. Les tisanes par in/tuion se préparent en yersant de l'eau bouillante sur les substances ou en jetant ces dernières dans l'eau en ébullition et en ayant soin de retirer aussitôt le yase du feu et de bien le couyrir . Les tisanes c[u'on doit préparer ainsi sont celles que l'on fait ayec les fleurs ou les feuilles, parce que leur ébullition prolongéeen altérerait les principes. Les tisanes par décoction se préparent en faisant nouillir plus ou moins longtemps les suostances pour en extraire les principes fixes qu'elles contiennent (on prépare ainsi les tisanes laites ayec les bois , les racines , les fruits et les graines). L'ébullition doit être prolongée longtemps quand la tisane est préparée ayec les bois ou les racines, et un peu moins longtemps lorsqu'elles sont préparées ayec des racines émollientes, telles oue celles decniendent, de guimavye, de bardane, etc. Si la tisane doit être pré-

63a RKHtDBS UKOKMTS

Crée ptr décoction et infasion , on fait d'abord bouillir i inbatanccs ^ nécessitent une ébuUition prolongée; afirès quoi on ajoute celles qui doivent être sealement infusées. On retire ensuite le vase du feu , on le courre pendant 15 minutes et on passe à trayers ane toile serrëe.

Cataplasmes. Ils peurent être émollients^ maturatifs ou résolutifs. Les cataplasmes émollients se font en yersant peu à peu de Teau bouillante sur de la farine de graine de lin , en ayant soin de la remuer jusqu'à consistance de bouillie épaisse (ces cataplasmes ainsi préparés sont bien plus émollients qu'en faisant bouillir la farine); quand ils doivent être appliqués entre deux linges , il faut préférer l'emploi d'une mousseline grossière et claire , et

Suand ils doivent étrp placés à nu, us doivent être éten* us sur un linge dont on replie les bords. Les cataplasmes peuvent aussi être faits avec de la mie de pain blanc , du ris cuit, des pommes de terre à moitié cuites et écrasées, des feuilles de mauve , de guimauve , de poirée, de violettes, de mercuriale, de séneçon que l'on applique cuites , des racines de guimauve , des carottes , des ognons de lis blanc, des poireaux cuits et écrasés. Ils doivent être appliqués chauos et renouvelés dès qu'ils commencent à se refroidir. On conserve plus longtemps leur cbaleur en les recouvrant d'un taffetas gommé. On les rend maturatifs en ajoutant une once d'onguent basilicon , et résolutifs en les arrosant de quelques gouttes d'extrait de Saturne.

Sinapismes. Si on n'a pas le sinapisme Rigoht qui agit instantanément, on verse de Teau tiède sur de la farine de moutarde récente, de manière à en faire une bouillie épaisse qu'on étend sur un linge, comme pour un cataplasme, et qu'on applique ensuite à nu sur la peau pour y produire une rubéfaction (rougeur). Le vinaigre ne doit pas être employé, parce qu'il neutralise en partie l'effet de la moutarde. En un besoin pressant , la moutarde peut être remplacée par un mélange de farine de seigle et de vinaigre , par de l ail cru ou de la racine de raifort écrasée.— Pour les enfants, on prépare les sinapismesen arrosant les cataplasmes de farine de graine de lin avec quelques gouttes de vinaigre, ou en les saupoudrant d'une petite quantité de farine de moutarde. Quel que soit le mode de préparation des sinapismes, ils doivent être laissés en place au moins pendant 15 ou 20 minutes.

Page 1