LES BOUDINS
Mon ami, le peinlre Gautier, comme un petit bon Dieu, a tiré l’autre jour de ses poches, qui m’avaient toujours semblé toutes petites, deux grands boudins, l’un blanc, l’autre noir, et me les a donnés.
Je ne savais vraiment quel était le meilleur du peinlre Gautier ou des boudins ; mais, lorsque j’eus étendu sur un gril ces deux bâtons de fine graisse qui eussent fait envie à Polichinelle, je me suis dit : « Non, jamais le peintre Gautier, cuit sur le gril, ne sentirait si bon et ne serait si agréable à manger que le boudin noir ou le boudin blanc. «
La mort du cochon ne m’émeut plus, et je trouve qu’on le tue justement, maintenant que je sais le