‹ La cuisinière poétiqueChapitre 8 sur 44 · A UNE AMPHORE · texte numérisé non relu

A UNE AMPHORE

O nata mecum consule Manlio, etc.

O mon amphore! ôtoi! plus vieille qu’il ne semble, A Manlius consul nous remontons ensemble.

Que nous apportes-tu? Mais, querelles ou pleurs, Gaîté, sommeil faeile ou brûlantes ardeurs,

Tu n’en contiens pas moins, dans ton argile honnête, Un massique choisi, digne d’un jour de fête. Corvinus est mon hôte. Allons! c’est aujourd’hui, Mon amphore, qu’il faut te desceller pour lui ;

Car il est de ceux-là dont la philosophie S’accommode assez bien d’une coupe remplie, Levin, plus d’une fois, a réchauffé, dit-on,

La rigide vertu de l’austère Caton.

(1) M. Armand Barthet travaille depuis longtemps à une traduction d’Horace, traduction aujourd’hui à peu près terminée et dont il veut bien nous communiquer un avant-goût. Nul mieux que l’auteur du Moineau de Lcsbie ne pouvait rendre les élégances du poêle latin.

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