‹ La cuisinière poétiqueChapitre 9 sur 44 · LE DINER QUE JE VEUX FATRE · texte numérisé non relu

LE DINER QUE JE VEUX FATRE

Au plus sobre lu fais doucement violence,

0 généreux vin pur ! El tu romps le silence,

Du sage qui, bavard et gai quand il a bu,

Raconte ses secrets et met son cœur à nu.

Tu verses avec toi la force et l’espérance Dans les cœurs attristés. Après une bombance,

Le pauvre n’a pas peur, — pas plus des potentats Au sceptre redouté, — que du fer des soldats.

Que Vénus souriante et les Grâces qu’enchaîne Un lien fraternel, ô mon amphore pleine !

Aux lueurs des flambeaux t’accordent de durer Jusqu’à l’heure où Pliœbus viendra nous éclairer.

Armand Barthet.

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