LE DINER QUE JE VEUX FATRE
Au plus sobre lu fais doucement violence,
0 généreux vin pur ! El tu romps le silence,
Du sage qui, bavard et gai quand il a bu,
Raconte ses secrets et met son cœur à nu.
Tu verses avec toi la force et l’espérance Dans les cœurs attristés. Après une bombance,
Le pauvre n’a pas peur, — pas plus des potentats Au sceptre redouté, — que du fer des soldats.
Que Vénus souriante et les Grâces qu’enchaîne Un lien fraternel, ô mon amphore pleine !
Aux lueurs des flambeaux t’accordent de durer Jusqu’à l’heure où Pliœbus viendra nous éclairer.
Armand Barthet.