‹ La Culture française en RussieChapitre 315 sur 518 · Gogol, Ames mortes, II, p · texte numérisé non relu

Gogol, Ames mortes, II, p

4. Vessine, Esquisse de Vhistoire du romantisme russe, p. 440.

5. Dupré de Saint-Maur, L'Hermite en Russie, III, p. 131. -— Antiquité russe, 1874, XI, p. 470. — Gogol, Ames mortes, etc.

6. Voir Pouchkine, Eugène Oniéguine, 1. — Poléjaief, Sacha, II, etc.

navarin, flamme et fumée1 », et les habits de cérémonie « à la mode des bouffons, avec une queue par derrière et une bizarre échancrure par devant2 », et les pantalons dont la victoire sur les culottes a été un bienfait de la Révolution3, et les escarpins pour gens qui ne se déplacent qu'en voiture, etc., etc.4. Quant aux toilettes des dames, le mieux est, sans doute, de les acheter à Paris; le trousseau d'une Narychkine, fille naturelle d'Alexandre Ier, y coûte 400 000 roubles*, et les touristes en reviennent, comme jadis, suivis d'innombrables malles où s'empilent chapeaux, rubans, écharpes, « turlurus » de satin 6, souliers de bal, etc., etc. Pour qui ne voyage pas, le Pont des Maréchaux est toujours la Providence. Aussitôt revenue des champs, Madame y traîne Monsieur. Voici un chapeau bien simple, il n'est que de 120 roubles. « Mon ami, je voudrais aussi cette écharpe? » — « Nous venons de la recevoir de Paris, dit la Française — « De Paris! Ah! quel bonheur! » Et finalement Madame en prend deux, Tune de blonde, et l'autre troutrou(?), pour lesquelles Monsieur tire de son portefeuille 575 roubles7. Le boire et le manger ne sont guère moins profitables aux Français. Sans eux, où le fashionable Eugène Oniéguine pourrait-il trouver et beefstecks saignants — mode anglaise, mais venue de France — et pâtés de Strasbourg, et ces truffes qui sont « la fleur de la cuisine française 8 » ? Cependant le provincial, le capitaine retraité Kopéikine, à qui sa pension ne permet pas les goûts coûteux, contemple, par la fenêtre du restaurant à la mode, « le cuisinier, un Français tout de blanc vêtu, qui prépare des côtelettes aux truffes, des omelettes aux fines herbes, Dieu

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