‹ La Culture française en RussieChapitre 349 sur 518 · Id.t III, p · texte numérisé non relu

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cains ou de Napoléon, il ne veut rien savoir d'autre... la France a le droit d'être fière de lui4. » Après cela, nous ne sommes pas surpris de l'entendre proclamer la supériorité de Scribe sur tous nos « pseudo-romantiques » ; sur ceux qui, Chateaubriand et Lamartine en tête, « oublient qu'en poésie il faut autre chose qu'une bonne conduite 2 » ; sur ceux aussi qui « rejettent loin d'eux, non seulement les perruques, les paniers et les mouches, mais encore toute espèce de vêtements 3 » , et se confinent dans « la peinture de l'animalité de tout genre que peut atteindre l'esprit humain, quand il est détaché des vérités religieuses4 ». Voyez Hugo, le chef de ces « furibonds »; pour lui, « les galériens sont d'innocentes victimes5 »; pour Balzac, « on ne peut être heureux sans une particule et de l'argent6 » ; pour Alexandre Dumas, « aimer une femme, c'est être toujours prêt à l'étouffer » ; pour George Sand enfin, la femme est l'égale de l'homme, et « c'est là une idée qui d'abord ruinera la famille, et ensuite convertira l'État en orgie animale » .

D'où vient cette chute lamentable des Français? D'abord, de leur ignorance des travaux allemands ; ni dans Philarète Chasles, ni dans Nisard, ni dans Sainte-Beuve, vous ne trouverez une allusion aux principes hégéliens qui sont la base même de la science7. D'ailleurs, comment des Français les comprendraientils? Ils naissent, non pas philosophes, mais rhéteurs; les Parisiens n'aiment que les mots, parfois déclamatoires, le plus souvent plaisants8. Qu'ils aillent à un cours, qu'ils ouvrent un livre, c'est pour en rire9, pour étouffer sous leurs sarcasmes toute idée neuve qu'ils n'auront pas comprise. Comment s'étonner alors

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