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barbare1», de cette façon de poser et surtout de résoudre les questions, de ces facultés extraordinaires, énigmatiques : les Russes, de leur côté, sourient de la timidité des Français > se rappellent la fable des bâtons flottant sur Tonde, et dressent, de nos mérites et démérites, un compte qui se solde rarement par un actif.
De tous nos juges, les plus indulgents sont ceux de l'ancienne génération; ils parlent, comme au xviii6 siècle, de cette amabilité parisienne qui, « dans les salons, rassemble et pacifie les représentants plus ou moins passionnés de toutes les opinions2 », et qui se fait sentir jusque chez les gens du peuple. « Ils ont quelque chose de satisfait que je n'ai pas remarqué autre part.... Leur politesse, leur bienveillance, leur cordialité sont la preuve d'un ordre de choses supérieur3. » C'est sans doute que leur tempérament national est mieux équilibré, plus façonné par des siècles de culture et de conditions sociales plus équitables qu'ailleurs. « La répartition plus égale des biens de la terre a contribué puissamment au bonheur des Français, en donnant un plus grand nombre de gens passablement heureux et passablement contents4. » Les Russes pourront s'inspirer, quelque jour, de cette bonne humeur et de cette activité; en attendant, le souvenir qu'ils en gardent leur fait oublier les fatigues d'un voyage qui, parfois, a été bien dur. « Je suis content d'y être allé»., je suis content de tout ce que j'y ai fait5», répète Baratynski mourant.
L'opinion contraire est généralement exprimée par des gens plus jeunes, que la germanomanie des années trente a portés aux jugements absolus. Le babylonisme de Paris ahurit Biélinski :