‹ La Culture française en RussieChapitre 379 sur 518 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

La continuation de l'ancien libéralisme.

Le nouveau mouvement : ses promoteurs, hommes et livres. Nos romans à tendances : le georgesandisme.

Le socialisme : l'action de Leroux, de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon. Les histoires de la Révolution ; la moralité qu'on en tire.

L'attente d'un nouveau « geste » français.

La répression qui a frappé les décembristes après 1825 n'a pas mis fin au mouvement politique. D'abord, tout relégués qu'ils sont au fond de la Sibérie, les échos d'Europe les atteignent et ravivent leurs espérances. Quand, en 1830, ils sont expédiés de Tchita à Pétrovsk, le commandant de l'avant-dernière station leur remet des journaux. « C'est alors, raconte la princesse Volkonskaia, que nous apprîmes la Révolution de juillet; ce ne furent que chants et hourras, toute la nuit, parmi ces messieurs \ » Plus tard, nous les voyons enseigner le français à des popes sibériens, leur faire traduire de Gérando2, écrire sur le rôle des étrangers en Russie, exprimer la conviction que la postérité saura les suivre « dans l'effort vers les vrais biens, la, liberté civile, l'égalité de tous devant la loi3 ».

La Russie pouvait-elle désespérer plus que la Sibérie? Il y

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