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L Id., p. 325.
vous n'y trouvez qu'un esprit borné, joyeux et satisfait de luimême 1, » Il se peut ; c'est pourtant bien se risquer que d'affirmer, après quinze jours de Paris, qu'à y vivre longtemps « on abaisserait en soi la dignité humaine » 2. N'aurait-il pas mieux valu, avant de condamner « la puissance de cette vie bornée sur le monde », tacher de s'assurer si vraiment elle est bornée, et si « l'esclavage des peuples intelligents devant cet éclat d'une vie tout extérieure8 » ne peut pas, ne doit pas s'expliquer par des causes qui justement ne sont pas extérieures?
A en croire Âksakof, Tolstoï, qui l'a précédé de peu à Paris, en aurait remporté une impression analogue; il serait parti « dégoûté, révolté jusqu'au fond de l'âme4 ». Mais Aksakof répète là un racontar de Tourguénief, qui s'applique au tableau d'une exécution capitale dont Tolstoï a été effectivement le témoin, mais nullement à l'ensemble de ses impressions5. Dans ses lettres, nous le voyons courir les rues, chercher, dans les omnibus, les types de Paul de Kock, trouver les gens du peuple aimables, civilisés presque autant qu'ils le croient; car l'atelier, les musées, le Petit Journal et les Trois Mousquetaires ont comblé les lacunes de leur lamentable éducation6. Ailleurs, à propos d'hôtels suisses fastueux et mornes, il évoque la pension parisienne où les mots et les reparties se croisaient en tous sens : « Nous avions notre mauvaise tête, notre bel esprit, notre plastron7 ». En somme, Paris l'amuse et l'instruit. « J'y ai trouvé tant de choses nouvelles et intéressantes que, chaque soir, en me couchant, je me disais : quel dommage que le jour ait passé si vite 8 ! » Cette conclusion se rapproche sans doute, plus que