‹ La Culture française en RussieChapitre 440 sur 518 · Trad. française, p · texte numérisé non relu

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mauté des Allemands qu'en philologie1. Mais survient la guerre, et dès lors il est entendu que le professeur d'Université ayant fait — non moins que l'instituteur — la victoire des Allemands, c'est se ferrai l'avenir que de ne pas se plonger dans ses livres. Or, justement, les voilà derrière la vitrine de la librairie allemande, dans la rue qui mène à l'Université; vous pouvez entrer, les feuilleter, les prendre à crédit. Comment ne pas les préférer aux livres français qu'il faut acheter de loin, simplement sur leur titre?

Pourtant, il y a des résistances. « Beaucoup de ces livres allemands, dit Novikof, sont d'une lecture si pénible, à cause de la lourdeur de leur style, que, mis dans l'obligation d'acheter un ouvrage scientifique, le Russe qui connaît également l'allemand et le français n'hésite pas à prendre un livre français2 » ; même s'il a des défauts, ce livre français, on s'en arrange plus aisément que de certaines qualités de son concurrent. « Beaucoup d'ouvrages scientifiques français sont assez superficiels. Ils plaisentpar cela même. » Est-il certain d'ailleurs qu'à surmonter « la profondeur, les détails et l'exactitude méticuleuse des ouvrages allemands », il y aurait profit réel3? Beaucoup de Russes répéteraient encore ces paroles d'un observateur de 1871. « L'influence de la phraséologie allemande, partout où elle s'est manifestée, nous a été nuisible. Les Allemands aiment à chercher leur route dans le brouillard4... » Or, les Russes ont déjà le leur, ce « brouillard slave », dont parlait quelquefois Tourguénief3, et c'est justement pour cela que la clarté française leur est nécessaire.

C'est ainsi que, dans Pères et Enfants, Bazarof, quine jure que par Bûchner, ne trouve pourtant rien de mieux à recommander,

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