Ivanofj ouvr, cité, p. 45. — Mme Bentzon, p
on a re visés. « Maintenant des Anglais étudient Racine à côté de Shakespeare.... Il est honteux que depuis trente ou quarante ans, exception faite de monographies sur Molière, nous n'ayons plus étudié le grand siècle1. » Le professeur Batiouchkof démontre qu'on se trompe du tout au tout, en Russie, sur la soi-disant emphase de Racine2; Georges Vessélovski demande, après Larroumet, si Ylphigénie de Gœthe est plus grecque que celle de Racine; puis il affirme que « l'auteur à'Andromaque et de Phèdre n'est pas si loin du drame actuel qu'il est convenu de le croire », et prédit qu'il reprendra, sur la scène russe, la place qu'il occupait autrefois 3. Ce serait possible, en effet, s'il renaissait jamais, entre les adorateurs à'Edda Gabier et ceux de la Dame de chez Maxim, une société éprise, avant tout* de beauté littéraire.
La fortune de nos romans, elle aussi, a ses vicissitudes. A la fin de Nicolas I, sous Alexandre II, on parle encore de villes de province où l'on ne trouve pas d'autres livres \ et les mondains sont innombrables qui, comme la Varvara Pétrovna de Tourguénief , bornent leurs horizons à Balzac, à Eugène Sue, ou même — sans l'avouer — à Paul de Kock*. Mais ce goût français tend à être mal porté; pour Herzen, il est la caractéristique des gens « qui aiment le pouvoir6 ». Or, le nombre de ceux qui ne l'aiment pas grandit et, par suite, celui des apologistes du roman anglais ou allemand que, d'ailleurs, à l'opposé de la dame de tout à l'heure, on loue plus souvent qu'on ne l'ouvre. Pourtant, à la longue, Freytag, Spielhagen, Gutzkow se font une clientèle; un peu plus tard, Eliot, Trollope, Charles Read, Bret Hart apparaissent : après eux, Ibsen et Bjôrnstjern Bjôrnson descendent du Nord, d'Annunzio monte