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Français1. Mais, dans le symbolisme aussi bien que dans le romantisme, la fin ne répond pas aux débuts. De bonne heure, en effet, nous voyons Baudelaire apparaître entre ces maîtres de toute nationalité, et les éclipser du premier coup. « Il est, proclame le prince Ôuroussof, intéressant comme créateur génial d'images et de sons, comme artiste qui unit en soi l'architecte, par l'harmonieuse structure de ses poésies — le musicien, par la mélodie et l'harmonie des vers — le peintre, par l'éclat du coloris — le sculpteur, par le relief du détail et l'art d'arrondir l'ensemble — l'acteur, par celui de créer la disposition des esprits, etc. 2. » On le lit donc assidûment, et tandis qu'il révèle à la Russie que « la nature est un gigantesque sarcophage, entouré des brouillards jaunes du spleen hypnotisateur3 », Villiers de l'Isle-Adam, Mallarmé, Verlaine, Moréas, Rimbaut, Samain, etc., « tous enfants littéraires de Baudelaire et de Poe », entrent à sa suite dans les bibliothèques4. Puis c'est le tour de leurs commentateurs, et nous ne sommes pas surpris de constater que, comme au temps du romantisme, c'est le commentaire français qui fait le mieux valoir l'œuvre étrangère : Poe devient bien plus clair dans le savant livre de M. Lauvrière 5. Enfin viennent les traductions et les réminiscences qui valent à Fofanof, par exemple, son titre de « Verlaine russe 6 ». Mais ici nous nous arrêterons. Devant cette « exposition internationale de poésie » où les symbolistes russes ont quelquefois, grâce à la richesse de leur langue, élargi le domaine de l'incompréhensible, il importait seulement de constater qu'en dépit de leur « peu de génialité », nos symbolistes ont exercé une influence au moins aussi grande que celle de leurs rivaux.