‹ La Culture française en RussieChapitre 473 sur 518 · Wells, dans le Mercure de France, mars · texte numérisé non relu

Wells, dans le Mercure de France, mars

7. Stepniak, ouvr. cité., p. 24. — Cf. Messager historique, novembre 1910, p. 599.

de bon. La guerre de 4878-79 amène une première série d'attentats, et c'est parce qu'il y en a un de trop, l'assassinat d'Alexandre II, que la Russie n'a pas sa constitution dès 1882. Puis, sous la forte main d'Alexandre III, la révolution se terre en attendant la prochaine guerre et la première défaillance du pouvoir.

Pendant cette période, les influences françaises ont été rares. Jusque vers 1878, Paris reste à peu près aussi inaccessible aux révolutionnaires qu'il a pu l'être sous Napoléon III; c'est Genève et Lausanne qui sont devenus les centres de l'émigration politique. Après 1878, on rentre en France peu à peu, mais moins pour y chercher la bonne parole que pour l'y porter : si le journal officiel de la révolution russe nous emprunte encore, en 1879, le programme de Belleville1, ceux de ses lecteurs qui sont conscients de l'infamie de notre république bourgeoise songent à nous doter, l'un, d'une propagande anarchiste2; l'autre, d'une propagande marxiste3. Obtiennent-ils des résultats? On ne sait. Toujours est-il que, quelques années plus tard, des Russes font honneur à leurs exemples de l'emploi, en France, des bombes à renversement4.

La seule supériorité que nous gardions, c'est celle d'avoir fait jadis la grande Révolution ; puisque les Allemands, si forts en théorie, n'en ont jamais tenté qu'une piteuse application, c'est de nous qu'il faut apprendre l'art de renverser les trônes. On lit donc avec une curiosité passionnée tous les livres qui parlent de notre période révolutionnaire ; il n'en est pas un, jusqu'aux compacts volumes de M. Jaurès, qui ne soit signalé dans les Revues, étudié, traduit, commenté : même VHistoire d'un Paysan, d'Erckmann-Chatrian, est trouvée admirable \ De

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