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mêmes1. » Ce voyageur si dédaigneux finit pourtant par découvrir des distractions dignes de lui. c< A Paris, un étranger se lève tard, dit encore Fone "Vizine, il met un frac ou une veste, ou plutôt une douillette de peu d' apparence. Tout échauffé, il court au Palais-Royal, y trouve une masse de filles, en choisit une ou plusieurs qu'il emmène au restaurant, puis au théâtre. Il revient avec l'une d'elles à la maison, et perd à la fois son argent et sa s&nté2. » Que cet étranger soit souvent un Russe, Fone Vizine me songe pas à le dissimuler; d'après lui, deux Baisses seulement — est-ce sa femme et lui? — vivent à Paris en philosophes ; les autres vivent comme des Français. «. Gardenous-en, Seigneur3! » Et voici en effet des documents qui parlent de jeunes gens qui passent leur temps « à courir les
théâtres, les opéras et les b , dont il y a ici une grande
quantité », de l'ambassadeur lui-même, M. de Simoline, .qui fréquente « les filles et les mauvais lieux 4 ». Même le Russe qui ne descend pas à « cette vie crapuleuse5 », ne résiste pas toujours aux tentations. « Les sirènes abondent, et leur chant est si voluptueux6! » Élevé dans la monotone corruption du servage, il trouve à la femme qui jacasse un charme singulier. « Des gentilshommes qui ont beaucoup voyagé en Europe m'ont affirmé, racontera plus tard un officier prisonnier en Russie, qu'une grisette française est beaucoup plus aimable, dans le tête-à-tête, qu'une femme de la noblesse russe ou des autres classes7. »
Pour d'autres Russes, hommes et femmes, le plus grand plaisir est de courir les boutiques, dont plusieurs semblent