‹ La Culture française en RussieChapitre 79 sur 518 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Les premiers maîtres français, leur origine, leurs défauts; leur amélioration

lente.

Les maisons de l'État; l'Institut de Smolny, le Corps des Cadets. Leurs procédés et

leurs résultats.

Les études à l'étranger; les universités à la mode, Leyde, Strasbourg. Le rôle de

Paris.

Les précepteurs philosophes du temps de Catherine II ; Romme et Laharpe.

Nous avons vu Pierre le Grand initier ses sujets à la culture, tantôt en les expédiant en Europe, tantôt en les enfermant dans des écoles, avec des maîtres européens; les éducations privées ont été rares pendant son règne. Après lui, sous des gouvernants plus insouciants, elles deviennent très vite le cas le plus fréquent. Même le Russe, qui devra finir ses études dans une école de l'État ou dans une Université étrangère, les commence avec un outchitel, un précepteur; beaucoup s'en tiennent à ses leçons. C'est donc d'elles qu'il faut parler d'abord.

Les premiers précepteurs français que l'on rencontre en Russie sortent sans doute de cette « rue des Français », où Menchikof avait installé des artisans de notre nation1. Tout ce qu'on leur demande d'abord, c'est de « se comporter en hommes d'honneur », et d'enseigner aux enfants, non seulement le français, mais encore les bonnes manières; moyennant quoi, ils

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