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Demkof, II, pp. 420 et suiv

LES EDUCATIONS. 93

miques, mais encore à les suivre à Pétersbourg pour les y commenter elle-même4, proposition que Catherine ne goûta pas plus que celle de faire commencer l'histoire par les faits contemporains2.

Une idée qui réussit mieux, ce fut celle de compléter l'éducation des élèves par la pratique du théâtre. Le siècle avait marché, en effet, depuis le temps où l'on redoutait, à Saint- Cyr, les effets à'Esther et à'Athalie; il était admis partout, maintenant, que faire jouer la comédie aux enfants, c'était leur donner, non seulement l'usage du monde et la grâce du maintien, mais aussi leur apprendre la morale ; une comédie de ce temps n'était-elle pas, presque toujours, une satire encadrée dans un vaudeville?la tragédie ne pouvait-elle pas, de son côté, donner des leçons encore plus hautes? « Ces hommes, avait dit Voltaire de Corneille et de Racine, enseignèrent à leur nation à penser, à sentir et à s'exprimer ». Or, comme les Russes ont besoin d'apprendre tout cela encore plus que les Français, il recommande fort à Catherine de les faire passer par la même école : « la déclamation, soit tragique, soit comique, me paraît excellente; elle donne la grâce à l'esprit et au corps, forme la voix, le maintien et le goût; on retient cent pages qu'on cite ensuite à propos; cela répand des agréments dans la société 3. » Là- dessus il promet des vers appropriés à l'âge des monastyrki; mais Diderot, qui a promis, lui aussi, « un petit théâtre honnête pour les enfants », est seul à tenir sa promesse : il compose, pour Smolny, le Train du monde ou les® mœurs honnêtes comme elles sont1*.

D'ailleurs, on n'y a pas attendu son envoi pour donner des « assemblées » qui devinrent vite une grande attraction de

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