‹ La Culture française en RussieChapitre 95 sur 518 · Archive Kourakine, VI, p · texte numérisé non relu

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• LES EDUCATIONS. 101

Paris est un véritable poison1. » Catherine, qui est du même avis, charge alors son universel éducateur Betzki de rédiger un plan d'études et de conduite pour les Russes qui iront en France2 . Rien n'indique que personne en ait jamais profité; le vrai code du Russe à Paris est toujours à faire.

En définitive, tous les systèmes d'éducation donnent des mécomptes; ni les outchitels français, ni les écoles de l'État, ni les universités occidentales, ni Paris, ne créent cette « nouvelle race » dont on rêvait en Russie depuis Pierre le Grand, et surtout depuis les philosophes. Il ne reste plus qu'à essayer de la combinaison de deux de ces systèmes ; que donnera une éducation faite par un outchitel, mais à l'étranger, et selon les dernières recettes de la philosophie?

Vers 1770-1780, il est question plusieurs fois de ces éducations philosophiques. L'académicien Thiébault entend parler à Berlin d'un Russe qui a appliqué YÉmile à ses fils, et s'en est mal trouvé5. Tel autre, à Paris, s'en tient aux leçons de Diderot; le comte Golovkine est féru de la nécessité, pour les filles, du costume d'homme — au moins le matin — , du végétarisme, de l'eau froide et « d'un peu d'anatomie rendue la moins dégoûtante qu'il est possible4 », et Thiébault assure que les résultats font honneur à son système 5. Mais, la plupart du temps, le père philosophe ne va pas jusqu'à diriger lui-même l'éducation de son fils; il engage « un homme vertueux » qui lui promet, par contrat, de former, en tant d'années, son esprit et ses mœurs.

Tel l'Auvergnat Romme auquel, sur la recommandation

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