‹ La culture fruitière dans la province de Québec [microforme]Chapitre 31 sur 62 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

Diamètre des troncs dans les deux parcelles

Parcelle engazonnée. Parcelle en culture

Moyenne de 118 arbres Moyenne de 121 arbres

Année

Rang Ranc Rang Rang Rang Rang | Rang Rang Rang | Rang 1 2 3 4 5 Se 8 y iG

Pes. Pes. Pes. PCs: Pcs. Pcs. Pcs. Pcs. Pcs. Pes. 1908;.... ES 04 TS 7 NIUE 14.9 | 14.1 15.0 | 14.5 | 15.8 15.9: | 17.0 1904... | 13.6 | 14,1 KES 2| 14,1 HSE TR AMIETAEONNEt TE 13.8 | 14,7 ;

Gain 1.6 121 1.0 Us 1.0 "EA 21 2.2 2 x

Gain moyen 1.1 pes. Gain moyen == 2,1 pes.

Pour connaitre le diamètre exact de chaque arbre, on le mesura À ‘deux endroits, à un pied au-dessus du sol Puis à un pied au-dessous des premières ramifications, Le tableau accuse, d'après la Comparai- “on de chaque rang, un léger retard dans la croissance, uniforme du- ‘ant les quatre années dans les arbres en sol engazonné.

Même en tenant compte de la rangé

jaquelle fit un regain de vigueur et de Croissance,

re de Ïa parcelle À, dès que les racines de ces arbres plongèrent sous un mur de pierre et allèrent puiser l’humi-

re dité et la nourriture dans un vieux chemin: même dans ces conditions,

é- ' là comparaison fut encore tout à l'avantage des arbres en terrain S. cultivé, le gain moyen des quatre rangées étant moins d'un pouce es

contre 2,1 pouces dans la partie cultivée.

En ne tenant pas compte des arbres dans les rangées extérieures qui, favorisés par une plus grande abondance d'espace, d'air et de lumière, ne poussaient pas uniformément, on fit une comparaison de la longueur de la pousse des bourgeons ou scions de l’année. On coupa donc des bourgeons sur quarante-huit arbres des deux parcelles de façon à avoir un total de deux cent quarante scions. Les chiffres que nous donnons représentent la moyenne de ces bourgeons. Les bourgeons furent non-seulement pesés avec soin, mais on mesura leur longueur respective. Cet examen fit voir que la nouvelle croissance annuelle des tiges de la parcelle cultivée surpassait de trois fois celle de l’autre parcelle:{” preuve évidente de la meilleure constitution physique des sujets de la première catégorie. Ces dernie :, en effet présentaient à la vue du passant, un >nsemble de têtes remarquablement uniforme et symétrique qui faisait contraste avec les autres arbres de la parcelle engazonnée. Ce contraste s'accentua quand on fit des recherches pour déterminer la direction prise par les racines. Tandis que les racines dans le terrain cultivé cherchaient à descendre davantage dans le sol à la recherche d'éléments nutritifs, qui s'y trouvaient en abondance, les racines, dans l’autre parcelle, s'étendaient horizontalement presque en-dessous du gazon, parcourant très souvent un espace de trente pieds à la recherche de quelque nourriture et d’un peu d'huinidité. Dans la rangée extérieure de cette parcelle, les racines, après être parvenues au mur de pierre, dont nous avons parlé plongèrent par-dessous et allèrent se ramifier dans le vieux sentier.

Aussi frappant avait été ce contraste en hiver lorsque les arbres étairnt dépouillés de leur verdure, aussi grand fut-il lorsque vinrent les feuilles. La sombre et riche verdure des arbres dans la parcelle labourée était une preuve manifeste de l'abondance de nourriture, d'humidité, promesse d'une opulente récolte, tandis que le pâle et terne feuillage des autres arbres dénotait l'aridité, la sécheresse, l’inanition ou l’anémie. Plus d'un visiteur parmi les centaines, ct même plus d’un opposant, ne purent réprimer des paroles d'admiration en constatant ainsi, des yeux, les bons effets de la culture du sol.

Mais on ne se contenta pas de voir, on voulut se rendre compte de la richesse, de la vigueur de ces feuilles sur les autres de la parcelle A et les recherches démontrèrent infailliblement le supériorité de feuillage dans la parcelle B à tous points de vue. On cueillit avec soin dans chaque parcelle d’expérimentation 2400 feuilles, les poids respectifs étant répartis comme suit: Partie engazonnée 13214 grains; partie cultivée, 17714 grains. D'après ces chiffres, il appert même en ne tenant pas compte du nombre de feuilles beaucoup plus élevé dans la parcelle cultivée, qu'il y avait dans cette dernière, un tiers de

La récolte de pommes d’une seule année, ne peut donner une idée exacte de la valeur d’un vergrr; mais les résultats continuels de cinq ans, sont à ce point suffisamment décisifs. On a enrégistré les données de cette épreuve dans le tableau suivant, dont nous donnons ensuite le commentaire.

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