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Ravalement de la tête de vieux ponmiers.
Fig.
trer aux cultivateurs que les méthodes modernes de culture fruitière
appliquées même aux vergers de la province, sont de tout avantage. Les opérations les plus importantes, dans l'entretien des vergers quelconques, peuvent se résumer ainsi: taille, arrosage, Culture du sol, fumure et enfouissemcat d'une récolte verte, éclaircissage des fruits, récolte emballage, vente, Voilà aussi, en peu de mots, le programme suivi dans ces vergers. Nous voulons croire que nous avons réussi à faire comprendre, où micux, à faire toucher du doigt, les profits que les cultivateurs retireront à suivre les méthodes que nous avons énumérées. Nos lecteurs n'auront qu'à considérer le magnifique étalage de pommes en caisses exposées à Québec en 1913, dont nous reproduisons la photographie, en tête de ce livre, pour se rendre compte que les résultats ont même dépassé les espérances.
Un fait que nous tenons maintenant à signaler, c'est le progrès Si rapide accompli dans la restauration des vergers en particulier, par les membres de la Sociité d'horticulture du Comté de Kamouraska, grâce au zèle de son dévoué instructeur, M. Alfred Lebel.
Traitement d'un vieux verger. —Commencer par enlever tous les arbres morts et débarrasser les autres de toutes leurs branches défectueuses, soit par suite de rupture, soit par suite de vieillesse ou de sé- Cheresse. Ici, surtout, nous insistons pour que l'on coupe rez-tronc tes branches, quelle que soit leur grosseur, lors de leur élagage. Si l'on trouvait des chicots, les supprimer radicalement.
S'il existe sur le tronc ou les grosses branches, quelques plaies, écorchures où soulèvements d'écorce, occasionnés par les instruments de culture où par la gelée, il faut mettre la blessure à vif, jusqu'à l'endroit où l'écorce est bien adhérente à l'aubier, car, une fois soulevée, l'Écorce ne se ressoude jamais. On a bien essayé parfois, de la fixer au tronc des arbres en la clouant, dans l'espoir d'une reprise, où simplement dans le bui de conserver à l'aubier l'abri de son vêtement naturel; mais, malheureusement, ces précautions ont un résultat tout opposé à celui qu'on en attend. La sève, qui se trouve dans l'@rce et dans le bois, attire, par sa décomposition, des germes de maladie ou des insectes qui y trouvent un excellent abri, se multiplient et activent là carie de l'arbre.
En pareil cas, il faut enlever toute la portion d'écorce décollée. en donnant à la plaie une forme bien régulière, surtout par le bas: Car, on sait parfaitement que, si on laissait une portion d'écorce quel- Conque, même adhérente au tronc, sans communication par conséquent avec les feuilles, elle ne tarderait pas à se dessécher, puis À pourrir. Sur toute la plaie ainsi rafraîchie, on applique à l'aide d'un pinceau, dans le but de prévenir aus germe de maladie, un antiseptique, (sublimé corrosif, bouillie bordelaise, etc.), puis on termine par un enduit épais de blanc de plomb ou de coaltar.
Il est essentiel de visiter attentivement le pied des arbres, surtout lorsqu'ils commencent à vieillir; on trouve souvent À, des causes de décrépitude et on est tout étonné de reconnaître que de larges portions d'écorce sont détachées du tronc sans que rien ne l'indique, si ce n'est
le son creux rendu, quand on frappe l'arbre avec un instrument. Non seulement la circulation de la sève n'a plus lieu à cet endroit, mais une foule d'insectes et de larves y ont élu leur demeure. Pour remédier à cet état de choses, on traitera les parties atteintes comme nous l'avons indiqué plus haut.
Quelquelois, on rencontre des cas plus diffiles; il se trouve, en effet, dans le tronc des arbres, des cavités provoquées par la décomposition de branches mortes, brisées ou mal élaguées. Il est difficile de guérir le mal existant, mais il est facile d'en enrayer les progrès et on ne doit pas hésiter à le faire. Après avoir mis bien à vif les bords de la
Fig. 130. - Nouveau tiss l'écorce recouvrant un tampon de ciment bien posé.
cavité, en enlevant avec soin, toute la portion d'écorce qui rentre à l'intérieur, à l’aide d'un instrument quelconque, on fait un nettoyage complet et sur les parois de la cavité, on enlève toutes les parties en décomposition. Les parois sont alors enduites d’une couche de coaltar. On emplit la cavité d'un ciment pas trop liquide, mais assez consistant pour tenir en place. Nous faisons remarquer qu'un ciment trop épais se contracte en durcissant et laisse, par conséquent, un vide près des parois: ce qui annule presque entièrement l'effet désiré. Le tampon de ciment doit être bien nivelé avec une truelle de manière à recouvrir une rainure que l'on aura faite au préalable autour du bord, et qui servira de revêtement pour empêcher l'infiltration de l'eau à l'intérieur. Si ce travail a été bien exécuté, un bourrelet de nouveaux
. Non t, mais r reméie nous
n effet, Josition guérir on ne s de la
tissus de cambium se reformera peu À peu par-dessus, et si la cavité n'est pas trop grande, il recouvrira parfaitement celle-ci, Cette opération a une grande analogie avec celle que pratiquent les dentistes sous le nom de plombage ct qui a pour résultat d'arrêter radicalement les effets de la carie. Les influences extérieures n'agissant plus, les causes de destruction étant écartées, l'arbre cesse de se détériorer,
En parcourant un verger après la récolte, il arrive qu'on rencontre, mêmes assez souvent des branches rompues sou le poids des fruits: on
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Fig. 151.-—Taille des arbres. Eviter les fourches. Arbre qui a été boulon bien mis a-b; ©, comment couper cette branche ment Cicatrisée.
sauvé par un aui est sèche. Plaie complète-
aurait pu éviter cette rupture en S'y prenant à temps. Même si la rupture est sérieuse et que li tête de la branche touche le sol, on peut sauver l'arbre, pourvu qu'il reste € core assez d'écorce pour relier le tronc à la branche rompue. Deux procédés sont À notre dienasition: dans un premier cas, on relève la branche cassée dans sa position naturelle, afin de savoir quels points d'appui pourront la maintenir dans cette position. Ces points trouvés, y poser de part et d'autre un piton ouvert, de la branche cassée à une branche intacte. Replacer la branche dans sa position et, à l'aide d’une chaine, relier les deux pitons jusqu’à ce que la tension soit assez forte, pour maintenir la branche immobile.
Il se peut qu'étant donnée la grosseur d’une branche, une chaîne ne soit pas encore suffisante. À proximité du point de rupture, à l’aide d'un vilebrequin, perforer les deux branches et %s relier avec un boulon. Après avoir aplani l'écorce autour du trou, on rentre le boulon muni d’une rondelle à chaque extrémité et tout en serrant l'écrou, on a soin de bien ramener en position les deux branches. Sans quoi, même deux boulons seront impuissants À refermer complètement une fente; en conséquence, l'eau et les germes de toutes sortes auront vite fait d'envahir l'intérieur et d'y amener la carie. Fig. 132.
Fig. 132. Traitement des arbres. Boulons mai posés.
I ne faut jamais atterdre que deux branches se disjoignent pour placer un boulon. On reconnait facilement les Symptômes d'une rupture prochaine, (crevasses).
Le poids des fruits ne casse pas toujours les branches à leur point de jonction. Il arrive que la rupture se preduit de façon qu'i! soit impossible de tirer parti de la branche, de nouveau. Dans ces con-
POUR UE aiiputation, en coupant le chicot rez-tronc, comme ce cas s'est présenté sur le tronc d'un arbre (Fig, 133)
ditions, on procède «
dont nous reproduisons la photographie. Malgré les dimensions ‘Je la F L 3 » . , , ,
plaie, la coupe étant bien ENECULCE, on peut constater qu'elle est en
voie de guérison.
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Pour clore la série des soins et remèdes à donner aux plaies, etc., disons quelques mots sur la manière dont on doit traiter les troncs. On devra, à l'aide d'un émoussoir, les gratter soigneusement, Ce grattage a pour but de détacher la vieille écorce, sous laquelle s'abrite un monde d'insectes, leurs œufs, leurs cocons. De grosses branches charpentières sont aussi dotées de vicilles écorces ridées; on ne craindra pas de monter dans l'arbre pour les gratter également. Les arbres ayant tous subi cette première opération, on pourra Compléter ce tra-
Fig. 133.— Chirurgie des arbres. — Branche brisée et ensuite bien émondée.—Malgré la grosseur de la cicatrise, on voit qu'elle est en Lonne voie de guérison
vail par un brossage, afin de détacher encore les dernières poussières noirâtres et écorces décomposées. On trouve des brosses de fer, spéciales, dans le commerce, à un prix modique.
Pour parfaire ce travail du grattage, il est bon de passer sur les troncs et les parties de brançcies émousstes un bon badigeon de lait de chaux, composé suivant la formule que nous avons indiquée, page #4.
Ces travaux doivent s'appliquer non seulement aux vieux vergers; mais encore, il faut les exécuter chaque année, à l'automne, dans les
vergers, femme pris CGCIGISSCS,
Nous avons indiqué les principaux moyens de traiter les vieux arbres; malvré l'énumération des procédés, qui, de prime abord, peuvent paraître compliqués, il ne faut pas reculer devant d'imaginaires difficultés. Armé simplement de jugement et de volonté, chacun peut arriver à sauver ses arbres, de quelque mal qu'ils soient atteints.