‹ La culture fruitière dans la province de Québec [microforme]Chapitre 55 sur 62 · COMPAGNIE A FONDS SOCIAL · texte numérisé non relu

COMPAGNIE A FONDS SOCIAL

*esponsabilité limitée tionnellement aux ou illimitée, nombres d'actions.

Capital obtenu par Profits divisés entre acvente d'actions. tionnaires seulement.

Actions obtenues par le But de la compagnie:

public en général. retirer des dividendes.

Dividendes non déter- Deux classes intéresminés sur les actions. sées: ceux qui cher- Votes proportionnés. chent des dividendes Procuration. et Îles spéculateurs

Profits divisés propor- proprement dits.

Responsabilité limitée ou illimitée.

Capital obtenu par vente d'actions.

Actions détenues par les membres seulement.

Dividendes déterminés par la constitution.

Un seul vote par membre.

Pas de procuration.

Profits divisés proportionnellement

ASSOCIATIONS COOPERATIVES

au montant d'affaires faites avec la société.

Profits divisés partiellement aussi avec les non-s0-

F ciétaires faisant affaires avec l’association.

But de l'association:

rendre service aux sociétaires.

Une seule classe intéressée: les membres seulement.

Conditions requises pour le bon fonctionnement d’une coopérative. —"Le fonctionnement d'une société coopérative présente des difficultés, (1) tant au point de vue financier, qu'au point de vue technique et administratif. Les sociétés coopératives doivent avoir un capital suffisant, sans quoi elles échouent. En Europe, non seulement elles sont organisées avec un capital suffisant; mais encore elles mettent de côté, chaque année, un grand profit, dont une partie est affectée à un fonds de réserve.

Quant aux difficultés administratives et techniques, elles consistent surtout dans le choix d’un gérant et d'un bureau de direction habile et honnête. Il est nécessaire aussi de s'adjoindre pour le contrôle ‘: l'inspection des fruits, un expert très compétent, à qui incombera le soin de renseigner le producteur, et lui faciliter ses ventes sur le marché. A lui revient aussi la charge d'acheter tout le matériel nécessaire à l'exploitation du verger de chaque adhérent. °

Dans la province de Québec, les sociétés coopératives sont formées en vertu d'une loi spéciile qui permet leur organisation pour l'achat, la conservation, la transformation et la vente des produits agricoles, ainsi que pour l'achat et la vente de tout objet ou matériel utiles à la population rurale. Il faut au moins 25 membres, qui signent une déclaration dont un double est transmis au ministère de l'agriculture, Le montant de chaque action est de $10.00, payable une piastre par année. La responsabilité du sociétaire est limitée au nombre d'actions qu'il souscrit. Le bureau de direction est composé de 5 directeurs nommés par les membres à l'assemblée annuelle.”

Nous avons vu qu'un expert doit surveiller la vente rémunératrice des fruits; mais, pour atteindre ce but, il faut absolument que chaque sociétaire fasse une classification et un emballage uniformes de ses fruits.

() M. G. A. Gigault, sous-ministre de l'agriculture.

Classification et emballage coopératifs.—Trois systèmes peuvent être suivis: 1. Classification et emballage par le producteur: 2. Classification et emballage par le producteur et inspection par la société; 3. Classification et emba!lage par la société.

Le premier système laisse à désirer. 11 ne donne satisfaction que dans le cas où le producteur vend lui-même ses fruits selon leur propre mérite. Il exempte beaucoup de comptabilité néanmoins.

La deuxième méthode est celle qui est généralement adoptée par beaucoup d'associations. Celles-ci emploient des inspecteurs qui examinent les fruits de chaque producteur et les classifie selon leur qualité. Cette méthode pêche cependant sous le rapport de l’uniformité dans l'emballage des fruits.

Les sociétés pomologiques, suivent, de préférence, le troisième système. Voici en quoi il consiste: les fruits sont emportés dans un entrepôt où ils sont classifiés et emballés par des experts de la société. L'association coopérative de Hood River, Oregon, emballe dans des bâtiments installés dans les vergers. Elle emploie des hommes d’une grande compétence et ses règlements sont très sévères. Les pommes de Hood River sont renommées pour l'excellence de leur emballage, parce que chaque sociétaire s'engage, par contrat, à vendre ses pommes par l'entremise de la société. Souvent, les pommes sont vendues avant la récolte. Des importateurs de Liverpool et de Londres achètent de la société sans employer d'intermédiaires. Pour les frais d'administration, la société reçoit des membres, 5, sur le produit de la vente; le cultivateur doit payer en outre, le prix de la boîte et du papier. Les pommes sont cueillies à la main. Elles sont classées en trois catégories: Extra, Choix, 3ème classe. Les deux premières classes sont destinées au commerce d'exportation et la troisième, au commerce local.

La Oshawa Fruit Growers et plusieurs autres sociétés d'Ontario emballent leurs fruits dans un entrepôt central où les producteurs les amènent. Cette méthode assure l’uniformité d'emballage et permet aussi de conserver les fruits en bonnes conditions jusqu'au moment de la vente. C'est celle suivie par la California Fruit Exchange. D'autres sociétés d'Ontario l'ont adoptée également avec avantage, ou emploient, —telle la société de Norfolk,—des personnes qui font la

cueillette des fruits, les classifient et les emballent sous la surveillance d'inspecteurs. Ce système est assez coûteux, mais, il donne une garantie parfaite d'uniformité, et les benéfices réalisés justifient les dépenses encourues de ce chef.

Emmagasinage des fruits. —Outre la classification et l'emballage des fruits, l'emmagasinage et la distribution arrivent encore au premier plan. C'est le seul moyen de prévenir l’engorgement du marché dans les années d'abondance. Il faut des entrepôts froids pour les pommes d'été; il en faut également pour les pommes d'hiver. Plusieurs gérants de coopératives préconisent la vente de tous les fruits au temps de la cueillette. La raison qu’ils donnent est que les producteurs de fruits veulent généralement toucher de suite le produit de leur récolte. Cette politique est étroite et imprévoyante. Elle met les Meilleures pommes d'hiver sur le marché à une époque où les fruits de

qualité inférieure abondent et font fléchir les prix. 11 arrive que non seulement les fruits de première qualité, qui pourraient obtenir un bon prix l'hiver, sont sujets À la baisse, mais qu'encore les fruits d'été ct de seconde qualité sont proportionnellement affectés par la baisse À cause de l'encombrement du marché. Telles variétés ccmme la Ben Davis, la Stark, etc., lorsqu'elles sont conservées en entrepôt jusqu'au printemps, obtiennent alors de bons prix, quand elles n'arrivent qu'à un prix moins élevé, si elles sont vendues à l'automne.

Partage des recettes.—On peut suivre trois méthodes:

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