C. XII
tissimus, puis enfin de clarissimus. Constantin lui accorda le jus gladii. Gette dernière distinction lui fut enlevée en 360 après J.-C. (1). De plus il lui était permis d’accompagner partout le préfet de la ville, afin, dit Cassiodore, que le peuple en le voyant participer aux mêmes honneurs, eût plus de respect et de considération pour lui. Enfin lun des privilèges les plus importants attachés à cette dignité était la dispense de toute tutelle ou curatelle, soit future, soit déjà existante (2).
Le préfet de l’annone avait des attributions de trois natures différentes : administratives, judiciaires, et de police. Quelques mots sur chacune d’elles.
Attributions administratives. — Elles concernaient la direction des approvisionnements, leur formation, leur transport, leur réception, leur distribution, leur surveillance et leur comptabilité.
Le préfet de l’annone faisait d'abord rassembler dans les provinces les quantités de blés fixées pour la consommation annuelle de Rome, (canon frumentaire). Il correspondait à cet effet avec les gouverneurs des provinces, d’abord d’une façon directe, puis dans la suite par l'intermédiaire du préfet du prétoire (3).
De plus, il avait sous ses ordres dans les provinces, des adjulores où curalores annonæ, chargés des acquisitions de blé destinées à compléter le canon, quand un déficit se produisait (4).
Le blé fourni à Rome comme tribut par l'Afrique était la portion la plus considérable de son approvisionnement.
(1) Willems, L. c., p. 580. — Pigeonneau, L. c., p.86. — Orelli, nos 1084, 3169, 3191. — GC. I.1. n° 1151. — C.1. 9,C. th. XIV, 4 — Hirschfeld, Annona, p. 50.
(O1 41) D. XXVIL AL
(3) Serrigny, Dr. public des Romains, p. 258, nos 304 et suiv.