‹ La Cura Annonae Chez Les RomainsChapitre 39 sur 122 · ONCE ENT ES · texte numérisé non relu

ONCE ENT ES

(6) 1. unic, C. th. VI, 87.

LA CURA DIVIDUNDI 117

fonctionnaires subalternes de l’annone. Si en particulier le coupable était un appariteur des deux Préfets de la ville où de l’annone, il était condamné (nezus) aux plus pénibles offices de la Pistrina (1).

Régime des biens. — Les biens fonds des Püstores se divisaient comme ceux des naviculaires en deux catégories :

1° Biens corporatifs affectés à leur charge dotis nomine ; c'étaient leurs biens héréditaires, ceux acquis d’autres membres de leur corporation, enfin ceux provenant des gains de leur commerce. La charge dont ils étaient grevés les suivait en toutes mains. Ils finirent même par être déclarés inaliénables (2).

2° Biens affranchis du « Munus ».

C'étaient ceux qui ne rentraient dans aucune de ces catégories. Ils étaient encore régis, malgré cela, par des lois spéciales.

Ils pouvaient être vendus, sauf à certaines catégories de personnes, officiales, magistrats, sénateurs. Cette règle avait pour but de prévenir toute collusion, toute fraude en ce qui concernait leurs fonds dotaux. Mais en revanche ils ne pouvaient être donnés qu'à leurs successibles, afin de ne pas appauvrir le patrimoine de ces derniers, ce qui les eut rendus moins aptes à exercer leurs fonctions.

Pour une raison semblable, ils ne pouvaient être légués valablement à des tiers que si ces derniers embrassaient la profession (3).

Tel était sous Valentinien l’état de la législation concernant les biens des Pistores. Mais avec l'abandon général de l’agriculture au Bas Empire, et la décadence de leur cor-

(1) 1. 22, C. th. XIV, 3. Rappelons que la même peine était infligée aux patrons des Mensores Portuenses et des Caudicaires s’ils commettaient des prévarications (L. 9, C. th. XIV, 4.

Page 1