‹ La Cure Chirurgicale Du Cancer De L'EstomacChapitre 9 sur 129 · SE LE · texte numérisé non relu

SE LE

Ainsi que le fait remarquer Rudolph Maresch, la pylorectomie avait dans ce cas réalisé la « restitutio ad integrum » au point de vue anatomique.

D. — Cardiectomie, — Aucun fait clinique ou expérimental ne vient nous renseigner sur les suites physiologiques de l’extirpation isolée du cardia, le pylore restant en place. La cardiectomie n’a encore jamais été réalisée avec succès.

E. — Gastrectomie cylindrique partielle. — Nous n'insisterons pas non plus sur les gastrectomies cylindriques partielles. Les sphincters étant restés en place, les seuls troubles mécaniques observés sont ceux qui relèvent de la diminution de la capacité gastrique. Ce fait ressort nettement de l'examen d’une opérée de M. Hartmann, par M. Soupault (vbs. 298), Les troubles de sécrétion sont les mêmes que dans la pylorectomie ; car dans les deux cas il s’agit de cancer.

$ 2. — Les résultats éloignés de la résection de l’estomac cancéreux,

Après avoir, à l’aide des documents les plus récents, constaté que la suppression d’une portion plus ou moins étendue de l'estomac n’est l'origine d'aucun trouble digestif éloigné et n'offre aucun danger pour la nutrition générale de l'individu, nous devons étudier le pouvoir thérapeutique de la résection contre le cancer et pour cela considérer ses suites éloignées.

Quelques auteurs ont calculé la moyenne de la survie des malades ayant subi la résection de l'estomac et plus particulièrement la pylorectomie :

Dreydorff (1) (1894) donne comme survie moyenne 11 mois et 4 jours.

Mickuliez (1895) trouve pour 9 de ses opérés morts une survie moyenne de 16 mois et quart.

Krônlein (2) (1896) calcule une survie de 597 jours, soit environ 1 anet 8 mois pour ses opérés morts uniquement de récidive.

- (1) DREYDORFF, Beitr. z. Klin, Chir., XI Bd, II H, p. 333, 1894. (2) KRÔNLEIN. Beitr. x. Klin. Chir., XV Bd.,IIH,., p. 311, 1896.

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