‹ La cure d'altitude [electronic resource]Chapitre 14 sur 101 · I.NFLUEXCK DES ALTITUDES SUR LA VIE · texte numérisé non relu

I.NFLUEXCK DES ALTITUDES SUR LA VIE

L'énergie des fonctions persiste, la force musculaire reste augmentée, ainsi que l'endurance à la fatigue, la vigueur intellectuelle.

Chez les g-ens bien portants qui passent leurs vacances en montagne par plaisir, ces bénéfices sont au maximum. Naturellement ils sont moins évidents chez des anémiques profonds ou chez des neurasthéniques. Mais c'est surtout chez les convalescents que le résultat est remarquable. Les dernières épidémies de grippe ont permis aux médecins des Alpes de voir une quantité de g-ens, qui n'en finissaient pas avec une influenza persistante, revenir de la montagne absolument débarrassés.

Il est évident que si on veut que l'etTet de la montagne persiste, il ne faut pas reprendre, au retour, la vie débilitante qui avait rendu le séjour d'altitude nécessaire.

Voilà ce que produit le séjour à une altitude modérée (1800 mètres à 2400 mètres). Tous ces symptômes sont atténués, peu marqués en somme; ils passent inaperçus chez les gens peu curieux d'eux-mêmes et il faut quelquefois toute la finesse d'un interrogatoire de clinicien pour les mettre au jour.

Si donc nous voulons bien nous rendre compte de l'effet physiologique de l'altitude, il va falloir le grossir, pour ainsi dire, et cela en nous portant à des hauteurs extrêmes pour renforcer les phénomènes et les rendre plus perceptibles.

Ce n'est donc plus le malade qui monte vers l'Engadine (1800 mètres) que nous allons étudier, mais bien l'alpiniste qui escalade les grands pics. Ce qui se passe chez lui va nous paraître bien plus intense et nous permettre de saisir dans ses détails l'action physiologique des altitudes.

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